Beurrée
En Anjou
- beurrée
Mot
Nom commun, féminin singulier.
En Anjou (Mj, Mz...), beurrée (beûrrée) pour morceau étalé. « Le sens primitif, tartine couverte de beurre, est oublié ; on dit : beurrée de confitures, de merline, de migourit, de grillons, et même beurrée de beurre. Syn. de graissée. » (Verrier et Onillon, gloss.)
Citations :
- « Ein’ bonn’ soup’ chaud’, ein’ beûrré’ d’ beûrr’, et pis au lit’ sûs l’ coup d’ huit heûr’s. » (É. Joulain, Rimiaux du Clar de leune)
- « Si un enfant perd ses dents de lait, si la beurrée qu’il a lâchée tombe le côté beurre à terre, c’est qu’il a menti. » (Verrier et Onillon, Croyances et superstitions)
Notes
- Voir aussi égâiller, beurrasser.
- Anatole-Joseph Verrier et René Onillon, Glossaire étymologique et historique des parlers et patois de l'Anjou, Germain & Grassin (Angers), 1908, t. 1, p. 97 (et t. 2 p. 446)
- Émile Joulain, I' gèle, dans Rimiaux, Éditions du Petit Pavé (Saint-Jean-des-Mauvrets), 2009, p. 67
- Dominique Fournier, Mots d'galarne : Dictionnaire pour bien bagouler notre patois aujourd'hui, Cheminements (Le Coudray-Macouard), 1998, cité aux pages 31 et 57