Cotir
En Anjou
- cotir
Mot
Verbe du 2e groupe. Se prononce \kɔ.tiʁ\ (API).
En Anjou (Lue, Sp, Lg, Sa, Fu, Bl, Li, By, Pell...), cotir pour
- jaillir, éclabousser (faire cotir de l'eau, c'est la projeter sur les côtés) ;
- sauter, danser.
Dans le glossaire de Verrier et Onillon : « V. n. — Sauter, jaillir. Faire cotir de l'eau ; en frappant du pied, d'une pierre dans une casse d'eau, on fait cotir l'eau, on la projette sur les côtés. — La rosée cotit sur ton cotillon. Eclabousser. — Une poire est cotie, c.-à-d. blette. \\ By. — Faire cotir, — faire une souillée. Cela me fait penser à faire une beurrée, lancer une ardoise sur l'eau, de manière à la faire glisser en sautillant sur la surface. \\ Sal. — Sauter, danser. Usité en ce sens à Mj.
Et. — Hist. Au dernier sens : Meurtrir. La grêle a coti ces fruits, ces poires. Il est vraisemblable que cotir est le simple qui se trouve en composition dans le provenç. per-cutir. du lat. percutere ; dans l'esp. re-cudir, recodir, du lat. recutere.(Litt.) — N. On voit que le sens a été étendu ; l'eau ne cotit pas, mais quand elle est cotie, elle jaillit et éclabousse. — « Ledit Lorrain disl pourquoy il l'avait féru et coti la tête au mur. » (1377). Cotis. Fruits meurtris, comme les poires tapées. (L. C. — N. E.) V. Citat. Jaub. »
Conjugaison
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Indicatif présent
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Passé composé
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Imparfait
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Futur simple
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Participe passé : coti.
Notes
- Voir aussi touiller, tantouiller, ravouiller.
- Charles Ménière, Glossaire angevin étymologique comparé avec différents dialectes, dans Mémoires de la Société académique de Maine-et-Loire, t. XXXVI, Lachèse et Dolbeau (Angers), 1881, p. 303
- René de La Perraudière, Le langage à Lué, dans Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, 5e série - t. VII, Germain & G. Grassin impr.-édit. (Angers), 1904, p. 138
- Anatole-Joseph Verrier et René Onillon, Glossaire étymologique et historique des parlers et patois de l'Anjou, t. 1, Germain & Grassin (Angers), 1908, p. 230
- Dominique Fournier, Mots d'galarne - Dictionnaire pour bien bagouler notre patois aujourd'hui, Cheminements (Le Coudray-Macouard), 1998, p. 149
En français, cotir pour meurtrir, ne se dit qu'en parlant des fruits : la grêle a coti ces poires, ces pommes. (Dictionnaire de l'Académie française, 7e édition, 1878)