Dictionnaire Célestin Port/1876 - Tome 2 - Page 131

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Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1876
Éditeur   P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau (Angers)
Note(s)   Tome deuxième, page 131


Dictionnaire Célestin Port de 1876, page 131.

EVE — 131 — EVR

Eventard 1281 (H.-D. B 32, f . 36). - Even tard 1337 (Ib.). — Manerium episcopi quod vocatur Eventart 1314 (G 7, f. 125). — Robert de Chaufour fit don de la terre à l'évêché d’Angers et l'évêque Nicolas Gellant y construisit en 1280 un manoir qui devint et resta jusqu’au XVIIIe s. la maison de plaisance de ses successeurs et la première étape où ils se préparaient à leur installation, — par chacun d’eux embelli, mais surtout augmenté par Michel Lepelletier, en dernier liue par Michel Poncet de la Rivière. En septembre 1626 il servit de refuge pendant la contagion aux Ursulines d’Angers, V. Louvet dans la Rev. d'Anj., 1856, t. I, p. 299. — Le naïf Bruneau de Tartifume, Mss. 871, t. II, p. 120-137, nous a laissé un dessin et une description de ce qu’il y a vu de son temps : sur le portail un écusson écartelé des armes du Chapitre de St-Maurice et de la famille de Mathefelon ; au-dessus de la plus haute croisée, dans une niche, la statue de St Maurice ; à l’entrée, sur la gauche, une galerie « en laquelle sont arrangées les représentations de 8 cerfs en relief », portant au cou des écussons d’évêques ; sur la porte de la chapelle, les armes de Guill. Ruzé ; au sortir, un bois de haute futaie, percé de longues et belles allées avec berceaux et cabinets de verdure, et au bout de Fallée centrale, un jeu de mail ; dans le bois, un petit oratoire, enceint d’une petite douve, et qu’on racontait avoir servi aux médi tations des premiers évoques Apothème, René, Aubin, Maurille. — Ce qui est plus certain, c’est que la duchesse d’Anjou, quand elle se trouvait dans la province, réunit souvent les conseillers de sa Chambre des Comptes au château d’Eventard, Mss. 867. — La terre relevait de Beuson. — Outre le dessin de Bmnean de Tartifume (XVIIe s.) « on en a une vue du XVIIIe s. par Ballain (Mss. 867. p. 520), — un très-beau plan du château et du parc donné par M. Guillory au Musée d’antiquités, — et un autre dessin, dans son état d’il y a quarante ans, par Berthe, Mss. 896, f. 44. — L’acquéreur par vente nationale fit abattre les grands bâtiments, les bois taillis, les charmilles. II reste encore pourtant, sur une des faces de l’ancien château, le pavillon de l’ancienne porterie, entre deux tourelles élancées avec lucarnes du XVIe s. et cadran en ardoise, aux armes et à la devise de l’évêque J. de Vaugirault et la date 1753, — une chambre avec l’inscription : Charles Miron, évéque d Angers, m'a fait faire 1609, et ses armoiries, — deux portes à fronton circulaire, accostées de balustrades, quelques servitudes, et sur la face opposée une magnifique terrasse à balustrade, XVIIe s. M. Morel a donné deux vues de ce logis dans ses Promenades artistiques, Angers, 1872.

Eventard, cl., cne de Huillé ; — f., cne de St-Germain-lès-Montf. — Un peu au-dessus, dans un carrefour, existe une chapelle délabrée ; — min et f., cne de Segré, logis du XVIe s. avec tourelle principale à toit pointu engagée dans la façade, en reconstruction (1872) ; — (le Petit-), cne de Cantenay, vendu nalt le 28 septembre 1791.

Evequerie (l’), f., cne de Juvardeil. —

Une maison appelée la Vesquerie dans la paroisse de Cellières 1774 (E 280), acquise le 3 février de Franc. Foussier par messire Henri-Augustin Duverdier de Genouillac.

Evre (l’). — Eivra 1052-1082 (2e Cartul. St-Serge, p. 35). — Fluvius Eboris XIe s. (St-Florent, ch. or.). — Hiberis fluvius XIIIe s. (Chron. d’Anj., t. II, p. 287) — Evra 1080 circa (Ib., p. 67). — La rivière d’Ayvre 1643 (St-Florent). — Rivière, qui sillonne en de pittoresques détours et le long de rives encaissées et charmantes une grande partie le l’arrondissement de Cholet du S.-E. au N.-O. Née sur la cne de Vézins, en deux ruisseaux, l’un sorti des douves du château de Vézins, l’autre entre le Breuil et la Huitière, au Pré-Creux, elle les réunit tous deux au N. du bourg, sous la Perchauderie, le premier à 600 m., le second à 2,760 m. de son origine, arrose vers Nord le territoire de la commune, entame la Tour-Landry, traverse par le milieu, de l’E. à l’O., la cne de Trémentines, coule de l’E. à l’O. jusqu’au Perchambault, où elle remonte brusquement vers le N., traverse par le N.-E. la cne du May, par l’E. celle de la Jubaudière qu’elle limite vers N.-E. et où commencent ces mille sinuosités capricieuses qui donnent tant d’imprévu et d’originalité au reste de son cours, entre sur Jallais, où, à partir du ruiss. de Montalais, elle s’infléchit vers l’O. jusqu’à sa sortie du territoire de Beaupréau, qu’elle traverse tout du long, tourmentée par de multiples ressauts, se retourne brusquement vers N. au fond de ravines escarpées sous le plateau du Fief-Sauvin qu’elle sépare de Beaupréau, borde St-Pierre -Maulimart et Montrevault, où par une sinuosité prononcée vers le S. -0. elle forme la presqu’île de St-Nicolas, descend d’un cours plus calme par St-Rémy et St-Pierre-M., revient un moment vers l’O. à travers la Chapelle-St-Florent et gagne enfin la Loire en droite ligne, vers N., en séparant les communes de Botz et de St-Florent à droite, de la Chapelle et du Marillais à gauche, véritable rivière depuis la Chapelle jusqu’à son embouchure au Vieux-Marillais, et dont les rives alors planes, ombragées, verdoyantes, donneraient mal l’idée de son voyage turbulent à travers les coteaux des Mauges. — Deux barrages la rendent navigable jusqu’à 5 kil. seulement au-dessus de son embouchure. — Elle a traversé, sur son parcours de 91,860 mètres, 51 villages, fait mouvoir 24 mou lins et reçu pour affluents les ruiss. — à gauche, de la Maillardière. de Montbault, du Cazeau, du Pied-Tribert, de l’Oisellerie, de la Blanchardière, du Bouchot, du Beuveron, de la Vrenne, de la Paillerie, de la Grande-Forèt, de la Roullière, de la Croultière, de St-Rémy, de la Trézenne, du Beugnon ; — à droite, du Pont-aux-Jards, de la Genillère, des Ogeries, du Grand-Miilet, de la Chapelle-St-Thibert, de la Lande-Dunand, de Montalais, des Aunais-Jaguz, des Petits-Arcis, de la Juinière, de la Billonnière, de Jousselin.

Evre-du-Pont-Notre-Dame (l’), ruiss. né sur la cne de St-Quentin-en-M., traverse les cnes de la Salle-Aubry et de St-Pierre-Maulimart et se jette dans le ruiss. du Pont-Laurent ; — a


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