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Cholet s'est implantée dans la partie sud-ouest du département. Son histoire est marqué au {{XVIIIs}} par le conflit des guerres de Vendée. | Cholet s'est implantée dans la partie sud-ouest du département. Son histoire est marqué au {{XVIIIs}} par le conflit des guerres de Vendée. | ||
La cité constitue un habitat très ancien, comme en témoignent les nombreuses découvertes préhistoriques. À l'époque gallo-romaine, la voie Poitiers-Nantes y passe. La première agglomération se situe au bourg Saint-Pierre, où est installé une église. Au Moyen Âge, le château construit à la fin du {{Xs}} rend hommage au comte d'Anjou [[Foulques Nerra]], qui a réuni tout le Choletais au comté. Le prieuré Notre-Dame est installé au {{XIs}} par les religieux de l'abbaye royale de Saint-Michel-en-l'Herm à l'emplacement de l'église actuelle. Le château est tenu par la famille de Cholet qui s'éteint au début du {{XIIIe}}. Le château est pris et détruit. C'est alors la famille de La Possonnière qui en prend la tête, reconstruit le château et met en place une enceinte autour du château et de l'église Notre-Dame. La seigneurie passe ensuite entre plusieurs mains, dont les seigneurs de Chemillé. La ville se développe indépendamment des seigneurs qui possèdent le château. Le petit bourg de Saint-Melaine de La Treille est établi à la limite de la ville. Les fortifications de la cité seront partiellement ruinées au {{XVIs}} durant les guerres de religion. Le château est abandonné durant tout le {{XVIIe}}, avant d'être incendié à la fin du {{XVIIIe}} au cours des guerres de Vendée. La ville se trouve alors au cœur de la Vendée angevine. Elle est prise en mars [[1793]] par les troupes vendéennes, puis subie plus tard la répression des troupes républicaines. Vidée de ses habitants, elle est incendiée. Les traces de cette guerre civile seront encore visibles au début du {{XIXe}}<ref name="cport-1965">Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|I}} (A-C), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1965, 2e éd. (1re éd. 1874), {{p.|748-762}}</ref>{{,}}<ref>Claude Petitfrère, ''Mars 1793 : les prémices de l'insurrection vendéenne à Cholet'', dans ''Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest'' (Presses universitaires de Rennes), tome 85, numéro 3, 1978, p. 489-492</ref>. | La cité constitue un habitat très ancien, comme en témoignent les nombreuses découvertes préhistoriques. À l'époque gallo-romaine, la voie Poitiers-Nantes y passe. La première agglomération se situe au bourg Saint-Pierre, où est installé une église. Au Moyen Âge, le château construit à la fin du {{Xs}} rend hommage au comte d'Anjou [[Foulques Nerra]], qui a réuni tout le Choletais au comté. La cité médiévale est close d'une fortification (ville close). C'est un lieu situé entre le Poitevin, la Normandie et l'Anjou. Le prieuré Notre-Dame est installé au {{XIs}} par les religieux de l'abbaye royale de Saint-Michel-en-l'Herm à l'emplacement de l'église actuelle. Le château est tenu par la famille de Cholet qui s'éteint au début du {{XIIIe}}. Le château est pris et détruit. C'est alors la famille de La Possonnière qui en prend la tête, reconstruit le château et met en place une enceinte autour du château et de l'église Notre-Dame. La seigneurie passe ensuite entre plusieurs mains, dont les seigneurs de Chemillé. La ville se développe indépendamment des seigneurs qui possèdent le château. Le petit bourg de Saint-Melaine de La Treille est établi à la limite de la ville. Les fortifications de la cité seront partiellement ruinées au {{XVIs}} durant les guerres de religion. Le château est abandonné durant tout le {{XVIIe}}, avant d'être incendié à la fin du {{XVIIIe}} au cours des guerres de Vendée. La ville se trouve alors au cœur de la Vendée angevine. Elle est prise en mars [[1793]] par les troupes vendéennes, puis subie plus tard la répression des troupes républicaines. Vidée de ses habitants, elle est incendiée. Les traces de cette guerre civile seront encore visibles au début du {{XIXe}}<ref name="cport-1965">Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|I}} (A-C), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1965, 2e éd. (1re éd. 1874), {{p.|748-762}}</ref>{{,}}<ref>Conseil général de Maine-et-Loire - Service départemental de l'Inventaire (Ronan Durandière), ''Portes de ville en Anjou : L'Anjou et ses 32 villes closes'', coll. ''Reflets - Patrimoine de Maine-et-Loire'', septembre 2003</ref>{{,}}<ref>Claude Petitfrère, ''Mars 1793 : les prémices de l'insurrection vendéenne à Cholet'', dans ''Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest'' (Presses universitaires de Rennes), tome 85, numéro 3, 1978, p. 489-492</ref>. | ||
La commune voisine du [[Le Puy-Saint-Bonnet|Puy-Saint-Bonnet]] est rattachée à Cholet le {{date|3 août 1973}} (fusion association), qui quitte le département des Deux-Sèvres pour celui de Maine-et-Loire<ref name="cog" />{{,}}<ref name="cport-1965" />. | La commune voisine du [[Le Puy-Saint-Bonnet|Puy-Saint-Bonnet]] est rattachée à Cholet le {{date|3 août 1973}} (fusion association), qui quitte le département des Deux-Sèvres pour celui de Maine-et-Loire<ref name="cog" />{{,}}<ref name="cport-1965" />. | ||
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{{Article détaillé}} ''Plus d'informations sur la page [[Architecture et patrimoine de Cholet]].'' | {{Article détaillé}} ''Plus d'informations sur la page [[Architecture et patrimoine de Cholet]].'' | ||
Cholet n'est pas qu'une simple préfecture, c'est une véritable capitale de pays dont elle reflète la forte identité<ref>Jacques Boislève et Dominique Drouet, ''L'Anjou entre ardoise et tuffeau'', La Geste (La Crèche), 2018, p. 144</ref>. Capitale des [[Mauges]], la ville doit sa renommée au textile<ref>Philippe et Catherine Nédélec, ''L'Anjou entre Loire et tuffeau'', coll. Itinéraires de découvertes'', Éditions Ouest-France (Rennes), 2009-2010, p. 43</ref>. | |||
== Activités économiques == | |||
L'activité de tissage est présente sur la ville depuis des temps anciens, dont les plus anciennes mentions remontent au {{XIs}}. La fabrique et le commerce de toiles reste longtemps une activité prospère grâce à la culture de lin qui remonte à l'époque gallo-romaine. L'industrie du textile continue à prospérer durant tout le {{XVIIIs}}. Le machinisme se substitue ensuite aux vieux métiers à tisser et, à partir du milieu du {{XXs}}, l'activité textile décline<ref name="cport-1965-p756">Dict. Célestin Port de 1965, ''op. cit.'', p. 755-756</ref>. | |||
D'autres industries s'installent sur la ville à cette époque, comme les établissements Morellet-Guérineau, manufacture de jouets et voitures d'enfants, la Société française radio-électrique (ancêtre du groupe Thales), l'usine Perrier, fabriquant de persiennes métalliques<ref name="cport-1965-p756" />, puis en 1970 une usine Michelin pour la production de pneus destinés aux voitures {{nobr|Peugeot 104}} et {{nobr|Simca 1100}}<ref>Ouest-France (Marie Petit), ''En octobre 1970, Michelin ouvrait à Cholet : plus de cinquante ans après, la fin d'une histoire'', 5 novembre 2024</ref>. | |||
Au début du {{XXIs}}, en 2015, sur les {{unité|4969|établissements}} actifs sur la commune, 60 relèvent du secteur de l'agriculture (soit 1 % pour une moyenne de 11 % sur le département), 264 du secteur de l'industrie, 420 du secteur de la construction, 3492 de celui du commerce et des services et 733 du secteur de l'administration et de la santé<ref>Insee, ''Statistiques locales du territoire de Cholet (49)'', données 2015 — Voir [[Nombre d'établissements par commune/2015|Nombre d'établissements en 2015]].</ref>. | |||
== Loisirs et culture == | == Loisirs et culture == | ||
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Côté cuisine, la [[Côté cuisine angevine|gastronomie]] est bien représentée en [[Maine-et-Loire|Anjou]], n'échappant pas à la règle française des spécialités de terroir. On trouve notamment à Cholet les restaurants gastronomiques L'Ourdissoir (rue Saint-Bonaventure), La P'tite Patte (avenue de Nantes), Le Patte Noire (avenue de Nantes) et La Grange (rue de Saint-Antoine)<ref>''Guide Michelin : Cholet, Maine-et-Loire, France'', Groupe Michelin - Manufacture française des pneumatiques Michelin (Clermont-Ferrand), avril 2025</ref>. | Côté cuisine, la [[Côté cuisine angevine|gastronomie]] est bien représentée en [[Maine-et-Loire|Anjou]], n'échappant pas à la règle française des spécialités de terroir. On trouve notamment à Cholet les restaurants gastronomiques L'Ourdissoir (rue Saint-Bonaventure), La P'tite Patte (avenue de Nantes), Le Patte Noire (avenue de Nantes) et La Grange (rue de Saint-Antoine)<ref>''Guide Michelin : Cholet, Maine-et-Loire, France'', Groupe Michelin - Manufacture française des pneumatiques Michelin (Clermont-Ferrand), avril 2025</ref>. | ||
== Espace et territoire == | == Espace et territoire == | ||
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== Notes == | == Notes == | ||
Sur le même sujet | Sur le même sujet | ||
:* [[Encyclopédie Diderot - Tome 3|''Cholet'' dans l'encyclopédie Diderot (1751)]] | :* [[Encyclopédie Diderot - Tome 3|''Cholet'' dans l'encyclopédie Diderot (1751)]] | ||
:* [[Le journal de Cholet Supplément illustré - 4 janvier 1891 - p 1|Le journal de Cholet (1891)]] | :* [[Le journal de Cholet Supplément illustré - 4 janvier 1891 - p 1|Le journal de Cholet (1891)]] | ||
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{{Références|colonnes=2}} | {{Références|colonnes=2}} | ||
: Les [[Chollet|formes anciennes]] du nom et [[Cholet (citation)]]. | |||
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[[Catégorie:Mauges]] | [[Catégorie:Mauges]] | ||
[[Catégorie:Cholet]] | [[Catégorie:Cholet]] | ||
[[Catégorie:ville close]] | |||