Aller au contenu

« Ardoisières de Noyant-la-Gravoyère » : différence entre les versions

cplt
mAucun résumé des modifications
(cplt)
Ligne 1 : Ligne 1 :
[[Fichier:noyantlagravoyere ardoisieres misengrain 2014a.jpg|right|thumb|upright=0.9|alt=Photographie de Misengrain.]]
[[File:noyantlagravoyere ardoisieres misengrain 2014a.jpg|right|thumb|upright=0.9|alt=Photographie de Misengrain.]]
 
On trouve sur la commune de [[Noyant-la-Gravoyère]] ([[Maine-et-Loire]]) des gisements de schiste ardoisier, avec plusieurs sites d'exploitation.
On trouve sur la commune de [[Noyant-la-Gravoyère]] ([[Maine-et-Loire]]) des gisements de schiste ardoisier, avec plusieurs sites d'exploitation.


Les sites ardoisiers se développent aux {{XIXe}} et {{XXs}}s. Seize carrières sont mentionnées en Maine-et-Loire en 1826. Concernant les ardoisières, on trouve celle de Misengrain (Noyant-la-Gravoyère) et celle de Saint-Blaise (Noyant-la-Gravoyère), celle de la Grande Besnardière (Châtelais), celles à Tirande et Grimet (L'Hôtellerie-de-Flée)<ref>Ministère de la Culture (Région Pays de la Loire - Centre de ressources), ''Base Mérimée (Pays Segréen, carrières, IA49002284)'', février 2003</ref>.
Les sites ardoisiers se développent aux {{XIXe}} et {{XXs}}s. Seize carrières sont mentionnées en Maine-et-Loire en 1826. Concernant les ardoisières, on trouve celles de Misengrain et de Saint-Blaise à Noyant-la-Gravoyère, celle de la Grande Besnardière à Châtelais, celles de Tirande et Grimet à L'Hôtellerie-de-Flée<ref>Ministère de la Culture (Région Pays de la Loire - Centre de ressources), ''Base Mérimée - Pays Segréen, carrières (IA49002284)'', février 2003</ref>.


Les sites de Noyant-la-Gravoyère :
Les sites de Noyant-la-Gravoyère :
* Ardoisière de Misengrain, attestée au {{XVIIs}}, et qui prit son essor au {{XIXe}}. Deux puits principaux subsistent avec leur chevalement<ref name="IA49002225">Ministère de la Culture, ''Base Mérimée (Noyant-la-Gravoyère, ardoisière de Misengrain, IA49002225)'', 18 février 2003</ref>.
* Ardoisière de Misengrain, attestée au {{XVIIs}}, et qui prit son essor au {{XIXe}}. Deux puits principaux subsistent avec leur chevalement<ref name="IA49002225">Ministère de la Culture, ''Base Mérimée - Noyant-la-Gravoyère, ardoisière de Misengrain (IA49002225)'', 18 février 2003</ref>.
* Ardoisière de Saint-Blaise, puis musée dit la Mine Bleue. L'ardoisière de Saint-Blaise, à la Gâtelière, est l'une des nombreuses expériences isolées entreprises aux {{XIXe}} et {{XXs}}s. Le site a été transformé en musée en 1990 sous le nom de ''La Mine Bleue''<ref name="IA49002220">Ministère de la Culture, ''Base Mérimée (Noyant-la-Gravoyère, ardoisière de Saint-Blaise puis musée dit la Mine Bleue, IA49002220)'', 18 février 2003</ref>{{,}}<ref>[[La Mine bleue de Noyant-la-Gravoyère]], octobre 2012</ref>.
* Ardoisière de Saint-Blaise, puis musée dit la Mine Bleue. L'ardoisière de Saint-Blaise, à la Gâtelière, est l'une des nombreuses expériences isolées entreprises aux {{XIXe}} et {{XXs}}s. Le site a été transformé en musée en 1990 sous le nom de ''[[La Mine bleue de Noyant-la-Gravoyère|La Mine Bleue]]''<ref name="IA49002220">Ministère de la Culture, ''Base Mérimée - Noyant-la-Gravoyère, ardoisière de Saint-Blaise puis musée dit la Mine Bleue (IA49002220)'', 18 février 2003</ref>{{,}}<ref>[[La Mine bleue de Noyant-la-Gravoyère]], octobre 2012</ref>.


L'exploitation de minerai a longtemps été une activité importante à Noyant-la-Gravoyère, que ce soit l'extraction du schiste ardoisier et du minerai de fer, les fours à chaux, les mines de charbon, et une briqueterie<ref>Pierre-Louis Augereau, ''Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire'', Cheminements, 2004, p. 123</ref>{{,}}<ref>Mairie de Noyant-la-Gravoyère, ''Brève histoire de l'ardoise et du fer'', octobre 2016</ref>.
Un grave accident touche la mine de Misengrain en [[1888]] , faisant {{18|morts}} à la suite de l'effondrement de la voûte d'un puits<ref>Pierre-Louis Augereau, ''Anjou insolite et secret'', coll. ''Le guide écrit par les habitants'', Éditions Jonglez (Versailles), 2025, p. 36-37</ref>{{,}}<ref>Jean Morlong, ''Les méthodes d'extraction du schiste au fil des siècles à Trélazé'', {{abréviation|AMOPA|association des membres de l'ordre des Palmes académiques}} de Maine-et-Loire (Angers), 16 mai 2023</ref>.


[[Noyant-la-Gravoyère]] se trouve dans le Segréen, à 40 kilomètres au nord-ouest d'Angers<ref>Lion1906, ''Distances orthodromiques (à vol d'oiseau) à partir de Noyant-la-Gravoyère'', juin 2010</ref>. L'ardoisière de Misengrain et l'ardoisière de Saint-Blaise sont inscrites à l'Inventaire général du patrimoine culturel<ref name="IA49002225" />{{,}}<ref name="IA49002220" />.
L'exploitation de minerai a longtemps été une activité importante à Noyant-la-Gravoyère, que ce soit l'extraction du schiste ardoisier et du minerai de fer, ou les fours à chaux, les mines de charbon et une briqueterie<ref>Pierre-Louis Augereau, ''Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire'', Cheminements (Le Coudray-Macouard), 2004, p. 123</ref>{{,}}<ref>Mairie de Noyant-la-Gravoyère, ''Brève histoire de l'ardoise et du fer'', octobre 2016</ref>.


[[Noyant-la-Gravoyère]] se trouve dans le Segréen, à {{unité|40|kilomètres}} au nord-ouest d'Angers<ref>Lion1906, ''Distances orthodromiques (à vol d'oiseau) à partir de Noyant-la-Gravoyère'', juin 2010</ref>. L'ardoisière de Misengrain et l'ardoisière de Saint-Blaise sont inscrites à l'Inventaire général du patrimoine culturel<ref name="IA49002225" />{{,}}<ref name="IA49002220" />.


== Notes ==
Sur le même sujet :
Sur le même sujet :
:[[La Mine bleue de Noyant-la-Gravoyère|Musée de la Mine bleue]]
:* [[La Mine bleue de Noyant-la-Gravoyère|Musée de la Mine bleue]]
:[[Ardoisières|Ardoisières en Anjou]]
:* [[Ardoisières|Ardoisières en Anjou]]
:[[Ardoisière (mot)]]
:* [[Ardoisière (mot)]]


Sources et annotations
Sources et annotations