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'''Administration''' : Augustin-Marie-Paul-Timoléon de Cossé-Brissac devient président du [[Historique du Conseil général de Maine-et-Loire|conseil général de département]] le {{nobr|15 germinal an XII}} (5 avril 1804)<ref>Service départemental d'archives de Maine-et-Loire (dir. Élisabeth Verry), ''Présidents du Département de Maine-et-Loire'', 2015</ref>. | '''Administration''' : Augustin-Marie-Paul-Timoléon de Cossé-Brissac devient président du [[Historique du Conseil général de Maine-et-Loire|conseil général de département]] le {{nobr|15 germinal an XII}} (5 avril 1804)<ref>Service départemental d'archives de Maine-et-Loire (dir. Élisabeth Verry), ''Présidents du Département de Maine-et-Loire'', 2015</ref>. | ||
Le décret du {{ | Le décret du {{nobr|16 vendémiaire an XII}} (8 octobre 1804) transforme l'[[abbaye de Fontevraud]] en maison centrale, un établissement pénitencier qui le restera jusqu'en [[1963]]. L'établissement ouvre en 1814. Les maisons centrales accueillent à cette époque des condamnés à des peines correctionnelles de plus d'un an, des criminels condamnés à la réclusion ainsi que des vieillards condamnés aux travaux forcés. La prison accueille aussi des femmes jusqu'en 1850 et des mineurs. Les détenus sont répartis selon les ateliers qu'ils occupent. La discipline est rude<ref>FranceArchives (Service interministériel des Archives de France), ''Maison centrale de Fontevraud (1800-1940) 2 Y 2'', 2025 (cote 2 Y 2 1-2170 Archives départementales de Maine-et-Loire 2011)</ref>. | ||
''' | '''Justice''' : À partir de 1804, les tribunaux se réorganisent. La [[Tribunaux judiciaires en Maine-et-Loire|cour d'appel d'Angers]] est ainsi créée par un ''{{abréviation|sénatus-consulte|latin, décret du sénat}}'' du {{nobr|28 floréal an XII}} (18 mai 1804). Son ressort s'étend à trois départements : Maine-et-Loire, Sarthe et Mayenne<ref>Cour d'appel d'Angers (ministère de la Justice), ''Histoire et patrimoine : CA Angers - Présentation Palais de Justice d'Angers'', 2018-2025</ref>. | ||
Le lycée d'Angers est créé le {{ | '''Enseignement''' : Le lycée d'Angers est créé le {{nobr|15 floréal an XII}} (5 mai 1804). Sa première rentrée se fera en novembre 1806<ref name="arch-ang-dates">Archives patrimoniales de la ville d'Angers (Mairie d'Angers), ''Angers en dates : 1801-1830'' par Sylvain Bertoldi, 30 octobre 2007</ref>. | ||
'''Chambre consulaire''' : Création le {{ | L'[[École nationale d'arts et métiers d'Angers|École des arts et métiers]] s'installe en 1804 à Beaupréau, puis déménagera en [[1815]] à Angers. On en trouve une description dans l{{'}}''Histoire des Écoles d'arts et métiers'' publiée en 1865<ref name="aguettier-1865">André Guettier, ''Histoire des écoles impériales d'arts et métiers'', 1865, p. 37-39</ref>. | ||
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L'École de l'Anjou, à laquelle on avait accordé les constructions | |||
de l'ancien collège de Beaupréau, affectées précédemment | |||
aux services des tribunaux et aux prisons de la | |||
ville, s'achevait et préparait des logements pour recevoir | |||
soixante élèves qui, choisis au sein des ateliers de Châlons | |||
parmi les différentes divisions de cette École, devaient | |||
venir renforcer et vivifier le noyau de l'institution industrielle | |||
de Beaupréau.<br> | |||
M. Molard, frère du savant directeur du Conservatoire | |||
des arts et métiers, alors chef de travaux à l'École de | |||
Châlons, fut chargé de surveiller l'installation à Beaupréau, | |||
et reçut, plus tard, le titre de proviseur de l'établissement | |||
qu'il avait puissamment aidé à organiser.<br> | |||
L'Ecole de Beaupréau, installée d'abord comme l'avait | |||
été celle de Compiègne, établie à grands frais, si l'on | |||
considère que ses bâtiments devaient contenir seulement | |||
150 élèves et que jamais ses ateliers ne furent outillés, ne | |||
donna pas en principe des résultats bien saillants.<br> | |||
Devenue école impériale d'école nationale qu'elle était | |||
à sa création, ses destinés ne furent guère plus heureuses | |||
sous l'{{abréviation|Empire|Premier Empire (1804-1814)}} que sous la {{abréviation|Royauté|Restauration (1814-1815)}}. L'Empereur, absorbé | |||
par des soins plus vastes et par les soucis de la guerre, | |||
n'avait pas à y songer. Les ministres la négligèrent ; et, | |||
si ce n'eut été l'active sollicitude du duc de Liancourt et | |||
l'intelligence du directeur, M. Molard cet établissement, | |||
placé au sein de populations royalistes, qui l'accueillirent | |||
mal à cause de son origine républicaine et qui n'en apprécièrent | |||
jamais l'utilité, aveuglées qu'elles étaient par l'esprit | |||
de parti, cet établissement, disons-nous, aurait végété | |||
tristement, et, tôt ou tard, se serait vu supprimé.<br> | |||
Mais, à défaut de vastes ateliers, d'un outillage suffisant | |||
et de nombreuses machines, les éludes théoriques, là | |||
comme à Châlons, remises aux soins de professeurs habiles, | |||
ne laissèrent pas de recevoir une salutaire impulsion. Et | |||
les classes de Beaupréau commencèrent dignement à préparer | |||
l'avenir des Ecoles d'arts et métiers, en fournissant, | |||
dès leur origine, aux arts et aux sciences, des dessinateurs | |||
intelligents et de bons mathématiciens.<br> | |||
Pendant les Cent-Jours, la sécurité de l'Ecole de Beaupréau | |||
se trouva compromise. Des bandes d'insurgés de la | |||
Vendée vinrent attaquer les élèves jusque sous les murs de | |||
la ville. La translation à Angers fut immédiatement décidée, | |||
et les derniers jours de mars 1815 virent le personnel | |||
de l'École s'installer définitivement dans les bâtiments de | |||
l'ancien couvent du Ronceray, dépendant de l'église de la | |||
Trinité d'Angers<ref name="aguettier-1865" />. | |||
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'''Chambre consulaire''' : Création le {{nobr|21 floréal an XII}} (11 mai 1804) de la Chambre consultative des arts et manufactures d'Angers, qui deviendra plus tard la [[Chambre de commerce et d'industrie]]<ref name="arch-ang-dates" />. | |||
'''Personnalités''' : [[Abel Aubert du Petit-Thouars]] entre dans la marine impériale en 1804. | '''Personnalités''' : [[Abel Aubert du Petit-Thouars]] entre dans la marine impériale en 1804. | ||
== 1804 en France == | == 1804 en France == | ||
Le Consulat est en place depuis [[1799]]. Napoléon Bonaparte est proclamé empereur des Français le {{ | Le Consulat est en place depuis [[1799]]. Napoléon Bonaparte est proclamé empereur des Français le {{nobr|28 floréal an XII}} (Constitution de l'{{nobr|an XII}}, ''{{abréviation|sénatus-consulte|latin pour « décret du sénat »}}'' organique du 18 mai 1804). C'est le début du Premier Empire<ref>''Le Consulat'', dans ''Encyclopédie Larousse'', Société des éditions Larousse (Paris), 2009-2021</ref>. | ||
Après environ trois ans de procédure d'examen et le vote de 36 projets de loi entre 1803 et 1804, le Code civil est promulgué le {{nobr|30 ventôse an XII}} (21 mars 1804). Il vise à unifier le droit sur le territoire national. | Après environ trois ans de procédure d'examen et le vote de 36 projets de loi entre 1803 et 1804, le Code civil est promulgué le {{nobr|30 ventôse an XII}} (21 mars 1804). Il vise à unifier le droit sur le territoire national. | ||
== 1804 dans le monde == | == 1804 dans le monde == | ||
Napoléon se couronne roi d'Italie le {{ | Napoléon se couronne roi d'Italie le {{nobr|6 prairial an XII}} (26 mai 1804) dans la cathédrale de Milan. La République italienne (région d'Italie du Nord) est transformée en royaume héréditaire au profit de Napoléon. | ||
L'archiduc François II décide d'ériger l'Autriche en Empire en août. | L'archiduc François II décide d'ériger l'Autriche en Empire en août. | ||