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Un rapprochement intervient à la fin de 2016 avec la création de la [[Création de la nouvelle commune de Segré-en-Anjou bleu (2016)|commune nouvelle]] de [[Segré-en-Anjou Bleu]] issue du regroupement des communes de [[Aviré]], [[Le Bourg-d'Iré]], [[La Chapelle-sur-Oudon]], Châtelais, [[La Ferrière-de-Flée]], [[L'Hôtellerie-de-Flée]], [[Louvaines]], [[Marans]], [[Montguillon]], [[Noyant-la-Gravoyère]], [[Nyoiseau]], [[Sainte-Gemmes-d'Andigné]], [[Saint-Martin-du-Bois]], [[Saint-Sauveur-de-Flée]] et [[Segré]]. Châtelais devient une commune déléguée<ref>Préfecture de Maine-et-Loire, ''Arrêté préfectoral n° DRCL-BSFL-2016-126'' du 28 septembre 2016 — Voir [[création de la nouvelle commune de Segré-en-Anjou bleu (2016)]].</ref>. | Un rapprochement intervient à la fin de 2016 avec la création de la [[Création de la nouvelle commune de Segré-en-Anjou bleu (2016)|commune nouvelle]] de [[Segré-en-Anjou Bleu]] issue du regroupement des communes de [[Aviré]], [[Le Bourg-d'Iré]], [[La Chapelle-sur-Oudon]], Châtelais, [[La Ferrière-de-Flée]], [[L'Hôtellerie-de-Flée]], [[Louvaines]], [[Marans]], [[Montguillon]], [[Noyant-la-Gravoyère]], [[Nyoiseau]], [[Sainte-Gemmes-d'Andigné]], [[Saint-Martin-du-Bois]], [[Saint-Sauveur-de-Flée]] et [[Segré]]. Châtelais devient une commune déléguée<ref>Préfecture de Maine-et-Loire, ''Arrêté préfectoral n° DRCL-BSFL-2016-126'' du 28 septembre 2016 — Voir [[création de la nouvelle commune de Segré-en-Anjou bleu (2016)]].</ref>. | ||
La commune | La commune est membre jusqu'alors de la communauté de communes [[Communauté de communes du canton de Segré|du canton de Segré]], et se trouve dans le canton [[Canton de Segré|de Segré]] (Bouillé-Ménard en 1793, [[Canton de Segré (ancien)|Segré]] en 1801) et l'arrondissement [[Arrondissement de Segré|de Segré]]<ref>École des hautes études en sciences sociales (EHESS), ''Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui - Notice communale de Châtelais'', 2007</ref>. | ||
Son code commune (Insee) est 49081 et son code postal est 49520. Ses habitants sont appelés Châtelaisiens, Châtelaisiennes. Sa population est de {{unité|576|habitants}} en 1999, 623 en 2006 et de 668 en 2016<ref>[[Population de Maine-et-Loire]] ([[Population de Maine-et-Loire/1793|1793]], [[Population de Maine-et-Loire/1800|1800]], [[Population de Maine-et-Loire/1999|1999]], [[Population de Maine-et-Loire/2006|2006]], [[Population de Maine-et-Loire/2016|2016]])</ref>. | Son code commune (Insee) est 49081 et son code postal est 49520. Ses habitants sont appelés Châtelaisiens, Châtelaisiennes. Sa population est de {{unité|576|habitants}} en 1999, 623 en 2006 et de 668 en 2016<ref>[[Population de Maine-et-Loire]] ([[Population de Maine-et-Loire/1793|1793]], [[Population de Maine-et-Loire/1800|1800]], [[Population de Maine-et-Loire/1999|1999]], [[Population de Maine-et-Loire/2006|2006]], [[Population de Maine-et-Loire/2016|2016]])</ref>. | ||
== Histoire et patrimoine == | == Histoire et patrimoine == | ||
Le territoire est situé aux confins du Maine, de la Bretagne et de l'Anjou. L'ancien menhir de la Suzonnière et des pierres taillées trouvées près du village témoignent d'une occupation ancienne. Vers le {{IIs}}, des Celtes implantent un camp fortifié (oppidum) sur une colline. Les Romains occupent ensuite le pays. La voie romaine, reliant Juliomagus (Angers) à Condate (Rennes) y passe. De l'époque mérovingienne, il reste des traces d'une nécropole comprenant une soixantaine de sarcophages. Des remparts sont édifiés autour de la cité dès le Moyen-Âge (ville close) et un château est dressé. De part sa position stratégique sur la frontière Anjou-Bretagne (Marches de Bretagne), elle devient une place forte avec titre de châtellenie. C'est alors l'une des trente-deux villes fortifiées de l'Anjou. La cité est en partie détruite aux {{XVe}} (conflit franco-breton) et {{XVIs}} | Le territoire est situé aux confins du Maine, de la Bretagne et de l'Anjou. L'ancien menhir de la Suzonnière et des pierres taillées trouvées près du village témoignent d'une occupation ancienne. Vers le {{IIs}}, des Celtes implantent un camp fortifié (oppidum) sur une colline. Les Romains occupent ensuite le pays. La voie romaine, reliant Juliomagus (Angers) à Condate (Rennes) y passe. De l'époque mérovingienne, il reste des traces d'une nécropole comprenant une soixantaine de sarcophages. Des remparts sont édifiés autour de la cité dès le Moyen-Âge (ville close) et un château est dressé. La localité est mentionnée au {{XIIs}} sous le nom de ''[[Chatelais-sur-l'Oudon|Castelesium]]''. De part sa position stratégique sur la frontière Anjou-Bretagne (Marches de Bretagne), elle devient une place forte avec titre de châtellenie. C'est alors l'une des trente-deux villes fortifiées de l'Anjou. La cité est en partie détruite aux {{XVe}} (conflit franco-breton) et {{XVIs}} (guerres de Religion). Châtelais dépend au {{XVIIIe}} de l'élection d'Angers, des aides de Château-Gontier et du grenier à sel de Craon<ref name="IA49002275">Ministère de la Culture (Thierry Pelloquet), ''Base Mérimée - Présentation de la commune de Châtelais (IA49002275)'', 2 avril 2007</ref>{{,}}<ref>Ministère de la Culture (Ronan Durandière et Thierry Pelloquet), ''Base Mérimée - Fortification d'agglomération (IA49002266)'', 13 septembre 2012</ref>{{,}}<ref>Conseil général de Maine-et-Loire - Service départemental de l'Inventaire (Ronan Durandière), ''Portes de ville en Anjou : L'Anjou et ses 32 villes closes'', coll. ''Reflets - Patrimoine de Maine-et-Loire'', septembre 2003</ref>{{,}}<ref>Ministère de la Culture (Thierry Pelloquet), ''Base Mérimée - Village (IA49002265)'', 18 février 2003</ref>{{,}}<ref name="co-2nov2019">Le Courrier de l'Ouest (Joël Audouin), ''Châtelais. L'histoire millénaire d'une petite commune du Haut-Anjou'', 2 et 3 novembre 2019 (d'après les guides de l'Association de recherche de Châtelais et du Segréen)</ref>{{,}}<ref name="cport-1965>Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|I}} (A-C), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1965, 2e éd. (1re éd. 1874), {{p.|684-687}}</ref>. | ||
Éléments du patrimoine<ref>Ministère de la Culture, ''Base Mérimée (Châtelais)'', octobre 2012</ref> : | Éléments du patrimoine<ref>Ministère de la Culture, ''Base Mérimée (Châtelais)'', octobre 2012</ref> : | ||
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[[File:chatelais 2009a.jpg|thumb|alt=Photographie du bourg.]] | [[File:chatelais 2009a.jpg|thumb|alt=Photographie du bourg.]] | ||
La commune a compté jusqu'à huit moulins : trois moulins à eau, seul celui de la Rivière à l'entrée sud-est du village est encore en état, et quatre moulins à vent tours, dont seuls subsistent ceux de la Chapelière et de Saint-Julien<ref>Ministère de la Culture (Thierry Pelloquet), ''Base Mérimée - Moulins (IA49002264)'', 18 février 2003</ref>. | La commune a compté jusqu'à huit moulins : trois moulins à eau, seul celui de la Rivière à l'entrée sud-est du village est encore en état au début du {{XXIe}} s., et quatre moulins à vent tours, dont seuls subsistent ceux de la Chapelière et de Saint-Julien<ref>Ministère de la Culture (Thierry Pelloquet), ''Base Mérimée - Moulins (IA49002264)'', 18 février 2003</ref>. | ||
Le [[Musée archéologique de Châtelais]] présente différentes découvertes archéologiques locales et propose des visites commentées du village<ref name="co-2nov2019" / | Le [[Musée archéologique de Châtelais]] présente différentes découvertes archéologiques locales et propose des visites commentées du village<ref name="co-2nov2019" />. | ||
== Cité ardoisière == | == Cité ardoisière == | ||
[[Ardoisière de Châtelais]] : On trouve des gisements de schiste ardoisier sur la commune. Son exploitation se fera sur le site de l'ardoisière de la Grande Besnardière dont l'exploitation durera d'avant 1742 à 1870<ref>Ministère de la Culture (Jean-Louis Kérouanton et Thierry Pelloquet), ''Base Mérimée - Châtelais, ardoisière de la Grande Besnardière (IA49002437)'', 18 février 2003 — Voir [[ardoisière de Châtelais]] et [[Ardoisières|ardoisières en Anjou]].</ref>. | [[Ardoisière de Châtelais]] : On trouve des gisements de schiste ardoisier sur la commune. Son exploitation se fera sur le site de l'ardoisière de la Grande Besnardière dont l'exploitation durera d'avant 1742 à 1870<ref>Ministère de la Culture (Jean-Louis Kérouanton et Thierry Pelloquet), ''Base Mérimée - Châtelais, ardoisière de la Grande Besnardière (IA49002437)'', 18 février 2003 — Voir [[ardoisière de Châtelais]] et [[Ardoisières|ardoisières en Anjou]].</ref>. | ||
Des panneaux ont été installés par l'association de l'ARCS à travers tout le village pour évoquer les mines et les mineurs, et les anciennes demeures<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Châtelais. Les multiples projets de l'ARCS'', 16 septembre 2020</ref>. | |||
== Loisirs et culture == | == Loisirs et culture == | ||
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Les Loisirs mécaniques regroupent chaque année à Châtelais plus d'une centaine d'anciens véhicules. La 14{{e}} édition s'est déroulée en septembre 2018<ref>Ouest-France, ''Ce week-end, les Loisirs mécaniques sont de retour'', 29 septembre 2018</ref>. | Les Loisirs mécaniques regroupent chaque année à Châtelais plus d'une centaine d'anciens véhicules. La 14{{e}} édition s'est déroulée en septembre 2018<ref>Ouest-France, ''Ce week-end, les Loisirs mécaniques sont de retour'', 29 septembre 2018</ref>. | ||
L'Harmonie de Châtelais donnent des concerts, notamment à la Sainte-Cécile<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Châtelais. | L'Harmonie de Châtelais donnent des concerts, notamment à la Sainte-Cécile<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Châtelais. L'Harmonie a célébré la Sainte-Cécile'', 22 novembre 2019</ref>. | ||
On pratique la [[boule de fort]] à l'Union amicale de Châtelais<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Châtelais. Boule de fort : le tandem châtelaisien est de nouveau vainqueur'', 20 février 2020</ref>. | On pratique la [[boule de fort]] à l'Union amicale de Châtelais<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Châtelais. Boule de fort : le tandem châtelaisien est de nouveau vainqueur'', 20 février 2020</ref>. | ||
== Espace et territoire == | == Espace et territoire == | ||
Située à {{unité|9|km}} au nord de Segré, Châtelais s'étend dans le [[Segréen]] sur {{unité| | Située à {{unité|9|km}} au nord de Segré, Châtelais s'étend dans le [[Segréen]] sur près de {{unité|24|km|2}} ({{unité|2368|hectares}}), son altitude varie de 26 à {{unité|102|mètres}}<ref name="lion1906">Lion1906 (Lionel Delvarre), ''Distances à partir de Châtelais (49)'', 2012-2013 — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).</ref>{{,}}<ref>IGN, ''Répertoire géographique des communes (RGC)'', données 2014 ([[Altitude des communes de Maine-et-Loire|altitude]], [[Superficie des communes de Maine-et-Loire|superficie]])</ref> et son territoire se trouve sur le plateau du Segréen<ref>''Atlas des paysages de Maine et Loire'', voir [[Liste des unités paysagères de Maine-et-Loire|unités paysagères]].</ref>. Le bourg est sur la rive nord de l'Oudon, au confluent de l'Hière. Venant de la commune voisine de Chérancé (Mayenne), la rivière l'[[Oudon]] traverse son territoire, du nord au sud, pour se diriger ensuite vers [[L'Hôtellerie-de-Flée]]<ref>[[Oudon|Oudon (rivière)]], mars 2013</ref>{{,}}<ref name="IA49002275" />{{,}}<ref name="cport-1965 />. | ||
Hameaux : Bourgneuf, La Savariaie, Marcillé, Carbay, Le Vieillère, La Hongrière, La Promenade, Les Guénières, Sévillé, Les Carrières<ref name="cport-1965 />. | |||
Localités aux alentours : [[L'Hôtellerie-de-Flée]] ({{unité|3.3|km}}), Saint-Quentin-les-Anges (53) ({{unité|3.4|km}}), [[Bouillé-Ménard]] ({{unité|3.6|km}}), Chérancé (53) ({{unité|4.1|km}}), [[Nyoiseau]] ({{unité|4.7|km}}), La Boissière (53) ({{unité|4.8|km}}), Mée (53) ({{unité|6.5|km}}), [[Bourg-l'Évêque]] ({{unité|6.7|km}}), [[La Ferrière-de-Flée]] ({{unité|6.8|km}}) et [[Noyant-la-Gravoyère]] ({{unité|6.9|km}})<ref name="lion1906" />. | Localités aux alentours : [[L'Hôtellerie-de-Flée]] ({{unité|3.3|km}}), Saint-Quentin-les-Anges (53) ({{unité|3.4|km}}), [[Bouillé-Ménard]] ({{unité|3.6|km}}), Chérancé (53) ({{unité|4.1|km}}), [[Nyoiseau]] ({{unité|4.7|km}}), La Boissière (53) ({{unité|4.8|km}}), Mée (53) ({{unité|6.5|km}}), [[Bourg-l'Évêque]] ({{unité|6.7|km}}), [[La Ferrière-de-Flée]] ({{unité|6.8|km}}) et [[Noyant-la-Gravoyère]] ({{unité|6.9|km}})<ref name="lion1906" />. | ||