Dictionnaire Célestin Port/1874 - Tome 1 - Page 1

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Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1874
Éditeur   P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau (Angers)
Note(s)   Tome premier
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Dictionnaire Célestin Port de 1874, page 1.

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Abaldus, second abbé de Saint-Florent-le-Vieil, issu d’une maison illustre et qualifié de saint dans le nécrologe, fut le réformateur de son abbaye. D’après les cartulaires de Saint-Florent, Charlemagne, à sa prière, rebâtit splendidement l’église et fit don à notre abbé, entre autres libéralités, de tout le pays des Mauges. Il en faut conclure qu’Abaldus ne fut pas, comme d’autres textes l’affirment, le successeur immédiat de saint Mauron, mort en 691, ou qu’une longue vacance procéda son installation.

Archives de Maine-et-Loire : Livre rouge, mss., f. 70, 71, 87 ; Livre noir, mss, f. 82 ; Dom Huynes, Hist. de Saint-Florent, mss., p. 92. — Dom Chamard, Hist. des Saints d’Anjou, t. I, p. 64.

Abatis (l’), f., cne de Mazières.— Bois défrichés.

Abatis (les), h., cne de Saint-Martin-du-Fouilloux, sur l’emplacement de bois défrichés dès le XVe siècle. — Les Abatays, 1470. — Les Abatifs en la paroisse du Petit-Paris, 1494. — Le fief relevait de la Roche-Foulques.

Arch. de Maine-et-Loire, Abb. de Saint-Georges-sur-L.

Abattoir (l’), f., cne de Saint-Jean-de-Linières.

Abbaye (l’), vill., cne de Courléon, ancienne dépendance de l’abbaye Saint-Cosme-lès-Tours.

Abbaye (l’), f., cne de Chaudefonds, ancienne dépendance de l’abbaye de Bellefontaine.

Abbaye (l’), f., cne de Denezé-sous-le-Lude, ancienne dépendance de l’abbaye de La Boissière.

Abbaye (l’), f., cne de Noyant-sous-le-Lude, ancienne dépendance de l’abbaye de La Boissière, où a été construit un four à chaux en 1847.

Abbaye (l’), h., avec étang de 96 ares, cne de la Romagne, ancienne dépendance du prieuré de Saint-Laurent-des-Allouets.

Abbaye (l’), h., cne de Saint-Augustin-des-Bois, ancienne dépendance de l’abbaye-de Saint-Georges-sur-Loire.

Abbaye (l’), cl., cne de Savennières, attenant au bourg, ancienne dépendance de l’abbaye de Saint-Georges-sur-Loire.

Abbaye (l’), f., cne de Saint-Jean-des-Mauvrêts, ancienne dépendance de l’évéché d’Angers.

Abbaye (l’), vill., cne de Soulanger, ancienne dépendance de Saint-Maur.

Abbaye de Ferrières (l’), f., cne d’Étriché.

Abbaye-Mare (l’), V. Bismard (la).

Abélard (Pierre), né à Angers en 1765, d’abord vicaire de Saint-Michel-la-Palud, professa ensuite au collège de Châteaugontier. Ayant refusé le serment, il fut déporté en Espagne, où il était parvenu à se créer une position brillante, quand le retour en France le tenta. Il fut aussitôt nommé à la cure de Morannes, qu’il ne voulut plus quitter et où il mourut, à 87 ans, le 22 avril 1852, doyen des curés du diocèse. La Notice nécrologique sur ce vénérable prêtre, publiée sans nom d’auteur (Angers, Lainé, in-8°, 1852), est, croyons-nous, de M. le marquis de Quatrebarbes.

Journal de Maine-et-Loire du 24 avril 1852.

Abert (Mathurin), maître brodeur, habitait en 1695 la paroisse Saint-Pierre d’Angers, où se rencontre durant le XVIIe siècle une nombreuse famille de maîtres vitriers du même nom.

Arch. munic. GG 49, 171-178.

Abessus, Bessu, cne de Seiches.

Aboye-Chien (l’), t., cne de Brion.

Abraham (Jean), dit Launay, né à Angers, « professeur ès-arts d’arithmétique et de géométrie  », a publié « L’arithmétique, arpentage, géométrie inaccessible, toisé des bâtiments, la fabrique et usage des quadrans solaires et autre géométrie par la reigle et le compas (Rouen, in-8°, Pierre Loyselet, 1617). le tout précédé de poésies de divers auteurs, entre autres d’Aubin de Morelles. V. ce nom. Ce livre a été souvent réimprimé avec augmentation, à Rouen, 1625, chez la veuve Du Bosc, 1628 et 1631 chez Claude Levallain, et enfin chez Jacques Besogne, 1671 et 1686. Il est dédié à M. de Rosmadec, commandant pour le roi en sa province ou pays de Govello.

Abraham (Jacob-Denis-Joseph), né à Martigné-Briant le 25 mars 1754, conseiller municipal d’Angers (2 floréal an XIII), a laissé son nom à la maison où il tenait ouvroir d’épicerie. C’est à l’angle des rues Saint-Georges et Saint-Laud, un des plus curieux logis qui nous reste, avec date (1596), inscriptions, légendes rimées et figurines de bois, acquis récemment par la ville pour être détruit.

Abraham (Pierre), artiste écrivain, demeurant à Angers, est connu pour avoir transcrit, en 1478, la légende de la translation des reliques de saint Maurille, au compte du chapitre de Saint-Maurice d’Angers, et, en 1488, « une paire de Heures… en lestre bastarde, » avec plusieurs oraisons, pour l’usage du roi Charles VIII.

Bibl. d’Angers, mss. 927. — Archives imp., KK. 70, f. 984. — Revue des Soc. Sav. 1869, p. 185. — Jal, Dict. critique, p. 681.


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