Dictionnaire Célestin Port/1874 - Tome 1 - Page 2

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Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1874
Éditeur   P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau (Angers)
Note(s)   Tome premier, page 2


Dictionnaire Célestin Port de 1874, page 2.

ABA — 2 — ADE

Abreuvoir (l’), f., cne de Saint-Sauveur-de-Landemont.

Abreuvoir-des-Pesses (l’), prés, cne de Méron.

Abreuvoirs (les), f., cne de Cernusson.

Abri (l’), f., cne de Cossé. — La Brie, 1668 (Doué E, et recens. 1869).

Absalon, moine de Saint-Florent-le-Vieil, était né au Mans et s’y réfugia lors du pillage de son abbaye par les Normands. La légende raconte que les moines de Tournus, dépositaires des reliques de Saint-Florent, ne s’en voulant point dessaisir, il alla s’y présenter comme infirme et boiteux, sut inspirer confiance à l’abbé et en peu de temps nommé maître d’école, chantre, sacriste, armoirier, reçut la garde du trésor. Un soir (940-945), il mit les reliques dans une peau de cerf, s’habilla en marchand et s’enfuit sans perdre haleine jusqu’à Roche-Corbon, en Touraine, d’où il gagna Candes par la Loire et bientôt les coteaux du Saumurois alors dépendant du comté de Blois. Le comte Thibaut l’y retint et autorisa l’installation dans son château d’un premier groupe de moines bénédictins, auquel il adjoignit bientôt une colonie de Saint-Benoît-sur-Loire. Absalon mourut chargé de jours, le 15 février (vers 960), et fut enterré devant le grand autel en vue des reliques qu’il avait sauvées.

Arch. de M.-et-L. : D. Huynes, mss., fol. 26 v°. — Bibl. d’Angers : Grandet, mss. 886. — Roger, Histoire d’Anjou, — Dom Chamard.

Acacias (les), vill., commune de Chantocé, avec château moderne, appartenant à M. Malézieux.

Accisariæ, l’Adézière, cne d’Avrillé.

Achard, abbé de Saint-Serge d’Angers (mai 1083-27 mars 1094 (n. s.). Il assista, en 1088, au concile de Saintes.

Hauréau, Gall. Christ., p. 646. — Obituaire de Saint-Serge, fol. 63 v°, mss. 785 de la Bibl. d’Angers.

Achardière (l’), f., cne de Cossé, — La Charrière (recens.).

Achéron (l’), ruisseau, né dans le départ. de la Mayenne, qu’il limite, traverse la cne de Châtelais, se jette dans l’Oudon ; 3,975 mètres de cours.

Acigné (Pierre d’), originaire d’Anjou, figure dans la liste des grands sénéchaux et des gouverneurs de Provence en 1404. Le roi l’honore du titre de cousin. Il fut remplacé en 1423 par Tristan de la Jaille. — Un d’Acigné, son frère, faisait partie de l’expédition de Naples, en 1410.

Papon, Hist, de Prov., t. III, pp. 307, 419.

Ada, abbesse de Nyoiseau vers 1190, morte le 24 avril.

Adam, abbé de Chaloché, 1169.

Adam, abbé de Toussaint d’Angers vers 1224, mort le 29 juillet vers 1240 ; — a pour prédécesseur Jacques et pour successeur Raynauld.

Adam (Nicolas), reçu le 13 janvier 1493 docteur régent en droit de l’université d’Angers, était originaire d’Allemagne. Il assista, en qualité de député de l’Université, au procès-verbal de publication de la Coutume d’Anjou (1508), et vivait encore en 1513.

Bibl d’Angers, mss. 919, fol. 306 v°. — Arch. munic. d’Angers, GG 170. — Journal du chan. Oudin, dans la Revue d’Anjou, 1858, p. 83.

Adamiet. V. Lescuyer.

Adaucte. V. Félix (saint).

Adebert, abbé de Saint-Florent de Saumur, de septembre 1011 au 8 avril 1014 (n. s.). Il était né à Chinon et avait succédé à l’abbé Robert. Quelques textes l’appellent Amalbert.

Arch. de M.-et-L. : Dom Huynes, Hist. de Saint-Florent.

Adelaïde d’Anjou, etc. V. Adèle. Les noms Adala, Adalaïs, Adela, Adelaïs, sont indifféremment donnés aux mêmes personnages dans les chartes et dans les chroniques des Xe et XIe siècles, où ils sont très-fréquents.

Adèle est la première femme de Geoffroy Grisegonelle, comte d’Anjou, qui eut d’elle Foulques Nerra, Geoffroy, Ermengarde et Adèle. Des chartes de Saint-Aubin d’Angers la mentionnent dès 960 et 966. Elle avait reçu du comte en présent de noces l’île du Mont, près Angers, qu’elle donna quelques mois avant sa mort à cette abbaye, avec l’église de la Pèlerine et une villa dans le Beauvoisis, d’où elle était peut-être originaire (6 mars 975 n. s.). Elle mourut le 12 décembre de la même année. Cette royale donation faisait d’elle une des principales bienfaitrices de l’abbaye Saint-Aubin, qui garda une vénération particulière pour sa mémoire. À gauche du grand autel, dans l’église, se voyait son tombeau, long de sept pieds, élevé à deux pieds de terre, et, par dessus, la statue de la comtesse, couchée, les mains jointes : « Elle nourrissait les pauvres, aimait les chastes, fuyait les débauchés, traitait d’amis les hommes sobres. Dire le bien qu’elle a fait est impossible, » s’il faut en croire l’épitaphe qui se lisait sur ce monument. Il a été souvent reproduit par la gravure. V. Montfaucon, t. I, p. 32, 3 ; Beaunier et Rathier, pl. 62 ; Vielcastel, 121 ; Albert Lenoir, Mon. des arts libéraux, pl. 13, p. 17. — Les cartons de Gaignères en ont conservé un dessin, t. 1. p. 20, comme aussi notre angevin Bruneau de Tartifume, dans son Angers, p. 191 (mss. 871 de la Bibliothèque municipale). Tous ces auteurs et bien d’autres le donnent, sans hésiter, comme le tombeau d’Adèle de Vermandois, par suite d’une vieille erreur, répétée sans cesse, qui a fait confondre, par les historiens de la province, les deux femmes de Geoffroy Grisegonelle. Il est singulier que Mabillon lui-même, dans ses Annales bénédictines (p. 628, t. III) l’ait subie, en fournissant dans le même volume du même ouvrage (p. 643) les éléments historiques qui devaient suffire à la lui démontrer.

Art de vérifier les dates. — Arch. de M.-et-L. : Saint-Aubin, Mense convent., t. I, fol. 73. — Brun, de Tart., ubi supra ; — Roger, p. 116-118.

Adèle, fille de Geoffroy Grisegonelle et de sa première femme Adèle, qu’il ne faut pas confondre avec Adèle de Vermandois, épousa vers 968 Guillaume Ier, comte de Provence. Elle lui survécut même, ainsi qu’à son fils Guillaume, et prit par suite une grande part d’influence dans le gouvernement. Elle mourut en 1020. Quelques documents la nomment Blanche. C’est par erreur que les historiens angevins lui donnent pour fille Constance, depuis femme de Robert, roi de France, qui était fille de Guillaume III, comte de Toulouse, comme le {{{début}}}[{{{fin}}}]


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