Dictionnaire Célestin Port/1874 - Tome 1 - Page 780

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Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1874
Éditeur   P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau (Angers)
Note(s)   Tome premier, page 780


Dictionnaire Célestin Port de 1874, page 780.

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sauf le dernier chapiteau à dr. où le feuillage perlé t’arrondit eu crochet naissant. Un double arceau en retrait ouvre sur le carré du chœur, voûté encore en pierre ainsi que le demi-cercle de l’abside (9 m. 5 sur 5 m. 10). — Rien d’ailleurs à signaler que le bénitier, antique cuve de pierre avec coins en saillie, près la principale entrée. — A l’extérieur, la façade est en partie refaite avec pignon tronqué par un petit clocheton, où pend une cloche fondue, comme l’indique une inscription, par Gabriel Marquis, à Saumur, en 1764. Un second pignon y correspond, superposé à l’entrée du chœur. Les murs latéraux, en bel appareil moyen régulier, sont percés de larges fenêtres romanes évasées, dont la partie supérieure a été remaniée. Dans la première vers sud est recueillie la vieille statue du patron, saint Jacques, toute mutilée. — Presque au-dessous, ouvre une porte, formée d’un large arceau en appareil moyen régulier avec petit tore rond et très-mince filet en dents de scie pointillées et couronnement extérieur en saillie, le tout recouvrant à une profondeur d’un mètre deux autres arceaux nus qui couvrent l’entrée. — Une suite de modillons, — de tètes barbares ou grotesques sur le chœur, de simples bizeaux sur l’abside, — forme le couronnement, surmonté autour de l’abside d’une double moulure en dents de scie.

Vers Nord, y attient, séparée par un étroit passage, la petite maison du prieuré sans aucun caractère antique, qui communiquait avec le chœur par une porte romane aujourd’hui condamnée, le tout vendu natt le 27 prairial an IV. — Le Presbytère, avec bel enclos, a été acquis par la commune le 23 août 1852. — Le Cimetière se rencontre à 100 mèt. vers l’O. à l’entrée du bourg.

Il n’est signalé aucune trace antique sur le territoire, quoiqu’il fût entrecoupé par les chemins transversaux de Vernoil, de Gizeux, de Bourgueil et de Saumur, celui de Vernoil à Gizeux se bifurquant au moulin des Landes, et formant encore devant le château de Courléon une large et longue avenue de peupliers.

L’abbaye de St-Nicolas possédait dans le pays un domaine qu’elle céda en 1116 à l’abbaye de Fontevraud.

La paroisse devait dès cette époque être constituée, comme l’atteste suffisamment encore l’œuvre actuelle de l’église. Plus tard, à une date indéterminée, elle devient prieuré-cure de l’abbaye de Saint-Cosme-lès-Tours.

Prieurs-Curés : V. Guischard, 1620, 1624. — Michel Lamy, septembre 1624, devient prieur de Gizeux. — Urbain Guichard, 1628, juillet 1662. — F.-B. Verjus, 1663. — Alexandre Remollard, 1664, installé le 30 mars, † le 9 juillet 1675. — Louis Davau, « prêtre commissionné pour la desservance », signe prieur à partir de 1679 jusqu’en mars 1709. — René Thoret, 4 mars 1709, † le 13 mars 1717, âgé de 47 ans. — Victor Guillemeaux, mai 1717, † le 11 décembre 1737, âgé de 57 ans. — Guitton, janvier 1738. — Louis Regnoul, mars 1740, † le 24 juin 1775, âgé de 69 ans. — Brunet,

février 1776, octobre 1793. Il touchait une pension de lO0 livres dès 1790 sur le séminaire St-Charles d’Angers.

La terre seigneuriale de la paroisse était le château de Courléon, dit aujourd’hui le Grand-Courléon et autrefois Courléon-le-Lige, situé, ainsi que ses dépendances, sur la paroisse de Vernoil, le tout relevant de Gizeux. — En est sieur René d’Epinay 1552, François de l’Epinay 1687, Charles de l’Epinay, qui épouse le 30 août 1654 à Fontaine-Guérin dlle Ebe Courtin, — Charles de Champagne 1677, mari de Catherine de l’Epinay ; — Claude de Vert 1720, mari de Renée-Marie Foullon ; — Jacques-Isaac de Vert, commissaire provincial d’artillerie, 1733, marié le 22 avril 1748 à Marguerite-Cécile Lebœuf, colonel du régiment de Besançon en 1766. — Constantin-Victor de Vert, mari de Renée Lépagneul de la Plante, 1775, qui y réside encore en 1789, et dont la fille Marie-Renée épouse le 29 mai 1786, à Vernoil, Charles-Marie-Héard de Boissimon, officier au régiment de Monsieur ; — en 1834 encore Charlotte-Eugéme-Héart de Boissimon, veuve d’Alexandre Desmazis, de qui la terre fut acquise par Mme Trouillard, sœur de M. Louvet, ancien ministre. — Le château actuel, complètement reconstruit, forme un corps central, avec fronton, entre deux corps rectangulaires, avec toit détaché en cône tronqué, et deux fausses demi tours rondes à toits pointus aux angles, centre d’un domaine qui comprend une vingtaine de fermes, la moitié du territoire de la commune.

La paroisse dépendait de l’Archiprêtré de Bourgueil, de l’Election et du Grenier à sel de Saumur, du District en 1788 de Saumur, en 1790 de Baugé.

Maires : Borien, 1792 — Pierre Boisnardt 1er messidor an VIII. — Pierre Boisnard, son fils, 23 janvier 1826, démissionnaire en 1855. — Vincent Boisnard, frère du précédent, 17 novembre 1855. — Franç. Vinet, 1868, en fonctions, 1874.

Arch. de M.-et-L. C 194. — Arch. comm. Et.-C. — L. P. Lardier, Inventaire, t. VI, p. 2.

Courlière (la), f., cne de Querré. — La Couarlière (C. C.) — Appartenait en 1701 à P. Gohin, curé de la Cropte et de la Basouge (E 774).

Cournez (Claude de), sieur de Monac, capitaine exempt des gardes du corps du roi, marié le 9 septembre 1641 à Angers avec Louise Emault de Charrost, fut nommé maire pour deux ans par lettres de cachet du 21 avril 1657. On ne voit pas que rien ait signalé son mairat si ce n’est le remplacement par une horloge neuve du vieux cadran municipal. Il fut déclaré en 1668 déchu de sa noblesse pour défaut de paiement des droits de finance. — Il mourut le 29 mars 1673, âgé de 70 ans, et fut inhumé dans l’église Saint-Michel-du-Tertre, sépulture de sa famille. — Il portait d’azur à 2 vols d’or posés en chef, chargés chacun d’une fleur de lys de gueule au huchet d’or posé en pointe.

Mss. 9l0. — Arch. mun. BB 87. — Thorode. Mss. l004. — GG 139.


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