Dictionnaire Célestin Port/1878 - Tome 3 - Page 476

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Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1878
Éditeur   Lachèse & Dolbeau, Libraires (Angers)
Note(s)   Tome troisième
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Dictionnaire Célestin Port de 1878, page 476.

SAU — 476 — SAU

Saumur (Arrondissement de), formant l’angle S -E. du département, a pour confins les arrondissements d’Angers et de Cholet à l’O., de Baugé au N., les départements des Deux-Sèvres au S., de la Vienne et de l’Indre-et-Loire à l’E.

La Loire, semée d’îles, le divise en deux par ties inégales du S-E. au N.-O. (47 kil.). depuis le confluent de la Vienne, et recueille, sous Saumur même, le Thouet, grossi de la Dive, qui en baigne du S. au N. la partie orientale. Du S. au N. et par le centre circule en multiples replis le Layon, aux rives chargées de vignobles, et plus à l’O., le Lys, son affluent. — Pénétrant de l’E. à l’O. la voie ferrée de Paris à Nantes se dirige en droite ligne au chef-lieu et en sort par une courbe vers N.-O. en établissant sur une ligne, presque parallèle au grand fleuve et à la levée, cinq stations. Deux chemins de fer départementaux desservent les régions orientale et centrale, l’un partant de Poitiers par Montreuil-Bellay le long de la rive droite du Thouet, avec trois stations, l’autre de Montreuil-Bellay à Angers avec cinq stations sur le territoire. — La route nationale de Bordeaux monte du S., longeant à distance le Thouet, traverse Saumur et la Loire et se brise à la Ronde dans la direction du N.-O., en détachant vers N.-E. la route départ., du Lude, vers l’E. la route départementale de Tours. A 3 kil. avant l’entrée de Saumur s’y amorce la route nationale de Saumur aux Sables qui traverse l’arrondissement entier de l’E. à l’O., croisée à Doué par la route départementale des Ponts-de-Cé à Loudun, à Vihiers par la route départementale de Niort à Angers, et rejointe au sortir de Vihiers, à gauche, par la route départementale de Châtillon, plus loin à droite par la route nationale de Nantes, qui l’emprunte.

La superficie totale mesure 137,958 hectares et se divise en sept cantons. Doué, Gennes, Montreuil-Bellay. Saumur N.-O., Saumur N.-E., Saumur S. et Vihiers, et comprend 84 communes, plus les paroisses de Russé, Milly et la Chapelle-sous-Doué, — et une population de 90,104 hab. en l’an IX. — 90,696 hab. en 1831. - 94,048 hab. en 1841. — 94,928 hab. en 1851. — 96,067 hab. en 1861. — 95,489 hab. en 1866. — 91,484 hab. en 1872, — 92,556 hab. en 1876. — en progression constante, ralentie ou seulement suspendue depuis 15 ans.

Il formait en 1790 les deux districts de Saumur et de Vihiers, comprenant le premier 15 et le deuxième 10 cantons, jusqu’au 27 brumaire an X.

Les chanvres de la vallée, les vignes blanches et rouges des coteaux, dont les produits sont réputés parmi les meilleurs d’Anjou, l’exploitation d’immenses carrières de tuffeau le long de la Loire, de calcaire au S. et au centre, la fabrique des vins champanisés, — sans parler des industries du chef- lieu, — en font une des plus riches contrées du département. — La forêt de Fontevraud couvre toute la partie orientale, en débordant sur l’Indre-et-Loire.

Sous-Préfets : Jean-Pierre Delaharhe, V. ce nom, 12 prairial an VIII, † en fonctions le 24 octobre 1811. — Pierre-Henri-Joseph Sailland, V. ce nom, 26 décembre 1811, † en fonctions le 22 mai 1814. — De Waresquiels, 19 juillet 1814, qui n’est pas installé. — Louis-Léger-Bertrand Lavech, originaire de St-Domingue, ancien maire de Jarzé. 30 juillet 1814, qui permute avec le sous-préfet de Briare en 1815. — Jos.-Ant. de Carrère, ancien militaire et professeur aux Ecoles Centrales, originaire de Paris, 14 septembre 1815 — Pierre-Etienne-Joseph Boesnier, secré taire-général de la Loire-Inférieure, originaire de Blois, 27 mai 1828. — Bruley-Desvarannes, septembre 1830. — Galzain, janvier 1836. V. le Moniteur du 2 février, p. 182. — Leroy-Beaulieu, 1842 — Bohy de la Chapelle, 10 janvier 1847. — Mars-Larimère, originaire de la Ferté (Sarthe), février 1848, nommé le 31 octobre préfet des Côtes-du-Nord. — Boby de la Chapelle, 16 mai 1849, nommé préfet de la Vendée. — Vicomte O’Neill de Tyrone, 18 septembre 1851. — Ahellard, 1870.— Duphénieux, 15 avril 1871. — De Beaupoil de St-Aulaire, 28 mai 1873. — Octave Blanc, 2 avril 1875. — Bousquet-Foltz, 24 mai 1877.

Saumur (Canton Nord-Est de), borné à l’E. par le département d’Indre-et-Loire, au N. et à l’O. par le canton de Longué, au S. par la Loire, occupe la vallée de la rive droite en amont jusque vis-à-vis le chef-lieu et vers N. jusqu’aux premiers échelons des hauts coteaux boisés, et comprend sur 17,583 hectares 7 communes, Allonnes, Brain, la Breille, Neuillé, Varennes, Ville bernier. Vivy, plus la paroisse de Russé, — et une population de 10,506 hab. en 1831, — 10,980 hab. en 1841. — 10,805 hab. en 1851, — 10,445 hab. en 1861, — 9,924 hab. en 1866. — 9,406 hab. en 1871, — 9,577 hab. en 1876. — en décroissance lente mais continue. — La voie ferrée d’Orléans le traverse de part en part directement de l’E. à l’O., en stationnant à Varennes, au centre de la haute vallée. Le blé, le millet, le maïs, les plantes potagères y forment les principales cultures, entremêlées de pruniers qui donnent une partie des pruneaux dits de Tours, L’élève des vers à soie, autrefois importante y est à peu près tombée.

Saumur (Canton Nord Ouest de), borné an N. par la rivière de l’Authion, à l’O. par le canton des Ponts-de-Cé, à l’E. par le canton N -E. de Saumur, au S. par la Loire, fait suite au canton N.-E. le long de la rive droite, en aval de Saumur, et comprend sur 7,228 hectares des plus riches terres de la vallée, 4 communes, les Rosiers, St-Martin-de-la-Place, St-Clément-des-Levées, St-Lambert-des-Levées. — et une population de 7,706 hab en 1831, — 7,517 hab. en 1841, — 7,628 hab. en 1851. — 7,551 hab. en 1861, — 7,499 hab. en 1866, — 6,840 hab. en 1872, — 6,713 hab. en 1876, — non compris toute la partie de la commune et même de la ville de Saumur en-deçà du pont Cessart, qui en dépend, et forme le faubourg des Ponts et le quartier de la Gare (2,011 hab. en 1876). — La voie ferrée (3 stations) s’y poursuit parallèle à la Loire, qu’y traversent les ponts de Saumur et des Rosiers.


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