Dictionnaire Célestin Port/1878 - Tome 3 - Page 508

De Wiki-Anjou
Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1878
Éditeur   Lachèse & Dolbeau, Libraires (Angers)
Note(s)   Tome troisième, page 508


Dictionnaire Célestin Port de 1878, page 508.

SEG — 508 — SEG

Doué, Montreuil-Bellay, puis Lezon, puis la Segourie, — D. Fonteneau, Airvault, — D. Morice, Mortagne, — Samson, Danville, l’abbé Bellay, Ukert et dans les premiers temps la Commission de Topographie des Gaules, Bressuire ou Breil-Chaussée, — Touchard et de Matty, Faye-l’Abbesse, — Dapin, de la Fontenelle et M. Desjardins, la Gaillerie en Secondigny, — Aude, Sigournay, — la Commission de Topographie des Gaules, le Champ des Romains, près Montreuil-Bellay, — Pistollet de St-Ferjeux, Tristan Martin, Chanlouineau, Beauregard, Faye, Godard, Spal, tous les Angevins, la Segourie près le Fief-Sauvin. — Ces incertitudes s’expliquent en réfléchissant que les indications telles quelles, dont on dispose, sont inconciliables et certainement erronées. Il s’en faut au moins de 29 lieues gauloises, que la somme des distances de Poitiers à Segora et de Segora à Nantes (33 + 18 = 51) égale la distance véritable (80 lieues) entre Nantes et Poitiers, et dès lors on voit qu’un des deux chiffres étant inexact, l’un et l’autre se prête également, si l’on vent, à la contestation et laisse passage à toute conjecture. Il est certain qu’à prendre son point de départ de Poitiers la recherche reste sans indice pour se reposer à quelque point intermédiaire. Encore doit-on bien entendre qu’il faut s’imposer de suivre la direction, comme elle est donnée, vers Nantes, qui est nette, exacte, confirmée par l’embranche ment de la voie secondaire, — et ne pas se retourner vers Doué par exemple ou Montreuil-Bellay, sur la voie si connue d’Angers à Poitiers. — Mais il me semble qu’à se mettre en roule par Nantes, tout au moins un repère curieux se rencontre, la Segourie, — V. ce mot et t. II, p. 149. — qui tient tant à cœur aux Angevins. Cette localité, depuis si longtemps perdue presque en dehors des chemins, est à n’en pas douter un ancien centre gaulois, dont l’oppidum conserve encore debout son retranchement en terre, sur monté autrefois d’une muraille. A côté entre le Grand et le Petit-Nombault, s’est installé le centre romain, où les débris de tout genre ont abondé dans les fouilles. Une grande voie y traverse de l’E. à l’O., et sur un espace d’un à deux kil. viennent s’y embrancher les antres voies mon tant de Clisson, de Tiffauges, de Maulévrier, de Chantoceaux, de St-Florent et d’Angers. Certes aucune des localités signalées ne présente une réunion égale d’antiquités aussi importantes et bien constatées. Aucune dénomination ne se rapproche non plus davantage du nom latin, quoique la dérivation en soit irrégulière, à supposer qu’elle n’ait pas eu lieu sur quelque forme inconnue du nom. — Mais le point incontestable et essentiel, c’est qu’ici exactement se comptent les XVIII lieues à partir du port de Nantes. Il y a mieux. La position du chiffre laisse en doute si l’indication des distances ne devrait pas se reporter à meilleur titre sur l’embranchement d’Angers. Or, ici encore, comme pour Nantes, la distance d’Angers est de 18 lieues. — Ce ne sont point là des certitudes, mais de simples présomptions, qui

en face de la défaillance des arguments contraires et jusqu’à la rencontre de quelque indice précis et sérieux, établissent au profit de la Segourie une vraisemblance suffisante.

La Sauvagère, Rec. de Dissert., p. 418. — Mém. de l’Acad. des Inscript. et B.-L., XIX, p. 689-707. mém. de l’abbé Belley. — Banville. Ment. Gall., p. 59S. — Ukart. II. IIe part., p. 899. — Congrès archéol., 1861. p 1 ; 4869, p. 15. — Desjardins, La Carte de Peutinger (Paria, 4869, In- fol.). - Biezul. dans les Ann. de la Soc. Acad, de Nantes, 1837, p. ISO ; 1849, p. 971 et Rev. des Prov. de l’Ouest, 1854, p. 977. — Tr. Martin, Notice sur la station Segora (Beaupréau, 1854, in-8°) .— Parenteau. Segora statio, dans le Bullet. de la Soc. arch. de Nantes (in-8° 1879). — De La Fontenelle, Rech. sur les deux voies Rom., dans le Bil let. de la Soc, des Antiq. de l’Ouest, 1841 , p. 107. — Audé. Ibid., 1848, p. 386. — D. Fonteneau, dans les Mém. de la Soc. des Antiq. de l’Ouest, 1859, p. 268. — Thenaisie, dans les Mém. de la Soc. arch. de Nantes, XIII, p. 142- 144 (1874). — Léon Faye, Examen des Rech. sur la men tion Segora, dans les Mém. de la Soc. d’Agr., Sc. et Arts d’Angers, III° vol. et tirage à part (Angers, 1853, in-8° de 54 p. ; 2° édit., 1854, in-8° de 59 p.). — Repert. archéol., 1865, p. 1-38.

Ségourie (la), f., cne du Fief-Sauvin. — Le lieu et bordage de la Segourie 1539 (C 105, f. 54). — Appart. à Jean Chenu, écuyer. — En dépend le fameux oppidum gaulois, décrit ci-dessus ; t. II, p. 149. Il faut pourtant rectifier les détails donnés d’après des récits et des mémoires étrangers. J’y ai passé quatre jours (4-7 avril 1876) à diriger les fouilles de sept ou huit terrassiers, avec mes amis Spal et Aug. Michel. Le retranchement mesure 135 mèt. de longueur sur 91 mèt. de base, 14 mèt. 50 de hauteur, 5 mèt. 50 de largeur au sommet. C’est sur ce talus, formé d’un amoncellement de pierres sèches et de terre, — et non pas dans le terrassement même, — que s’élevait un mur gaulois. Cette particularité est constatée ici pour la première fois, je crois. — Il n’en subsiste plus d’ailleurs aucun vestige ; mais depuis des années sans nombre on y venait, en grattant à la surface, recueillir les grandes fiches de fer. restes de la ruine et de l’incendie. J’y ai vainement cherché le moindre débris, — mais à deux pas de là, le chemin neuf qui descend à la rivière a coupé comme une sorte de souterrain comblé de fragments de poteries et d’ossements, — et plus loin, à Nombault, les traces romaines abondent suffisamment pour autoriser à présumer ici l’emplacement de la station Segora, V. ce mot et Surge.

Seiprairie (la), f., cne de Vauchrétien. — La Sacrerie (Cass.).

Segré (Arrondissement de), formant l’angle N.-O. du département, a pour confins le département de la Mayenne au N., d’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure à l’O., les arrond. d’Angers au S., d’Angers et de Baugé à l’E.

L’Oudon, uni à la Verzée et à l’Argos, traverse la région centrale et se jette sous le Lion-d’An gers dans la Mayenne, qui descend du N. à travers la partie orientale. — Aucune voie ferrée n’y passe encore, mais il est à la veille d’être sillonné de l’O. à l’E. et du S. au N. par les voies départementales de Châteaubriant à Châteaugontier et d’Angers à Laval. Des routes nationales d’Angers à Rennes, d’Alençon à Nantes, de la Flèche à Rennes, d’Angers à Caen, les routes départementales d’Ingrandes à Laval, de Baugé


< précédentePage 508suivante >


Avertissement : Cette reproduction en format texte peut contenir des erreurs qu'il convient de corriger.

tome

page

kilomètres

volume

mètres