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Victor Adolphe Malte-Brun indique en 1855 que le climat de Maine-et-Loire est plutôt humide que sec, que les hivers y sont généralement pluvieux et que les vents d'ouest sont les plus fréquents. Il indique également que sur une vingtaine d'années, la température moyenne à Angers est de {{tmp|12.31}} (5,98 °C en hiver, 11,57 °C au printemps, 18,12 °C en été et 13,13 °C en automne). La quantité moyenne annuelle de pluie sur trois ans est de {{unité|520|millimètres}}<ref name="relevés-maltebrun">Victor Adolphe Malte-Brun, ''La France illustrée'', volume 2, Gustave Barba libraire-éditeur, 1855</ref>. En 1864, [[Indicateur de Maine et Loire de Millet - tome 1|Pierre-Aimé Millet de la Turtaudière]] indique que la température moyenne du département est de {{nobr|12 ° 80}} pour l'année, de {{nobr|3 ° 68 }}au dessous de glace et de {{nobr|18 ° 60}} pour l'été<ref>Pierre Aimé Millet de la Turtaudière, ''Indicateur de Maine et Loire'', tome premier, Cosnier et Lachèse (Angers), 1864, p. 89</ref>. | Victor Adolphe Malte-Brun indique en 1855 que le climat de Maine-et-Loire est plutôt humide que sec, que les hivers y sont généralement pluvieux et que les vents d'ouest sont les plus fréquents. Il indique également que sur une vingtaine d'années, la température moyenne à Angers est de {{tmp|12.31}} (5,98 °C en hiver, 11,57 °C au printemps, 18,12 °C en été et 13,13 °C en automne). La quantité moyenne annuelle de pluie sur trois ans est de {{unité|520|millimètres}}<ref name="relevés-maltebrun">Victor Adolphe Malte-Brun, ''La France illustrée'', volume 2, Gustave Barba libraire-éditeur, 1855</ref>. En 1864, [[Indicateur de Maine et Loire de Millet - tome 1|Pierre-Aimé Millet de la Turtaudière]] indique que la température moyenne du département est de {{nobr|12 ° 80}} pour l'année, de {{nobr|3 ° 68 }}au dessous de glace et de {{nobr|18 ° 60}} pour l'été<ref>Pierre Aimé Millet de la Turtaudière, ''Indicateur de Maine et Loire'', tome premier, Cosnier et Lachèse (Angers), 1864, p. 89</ref>. | ||
En janvier 1873, A. Cheux note les observations faites en six stations de Maine-et-Loire<ref>''Bulletin hebdomadaire de l'Association scientifique de France'', | En janvier 1873, A. Cheux note les observations faites en six stations de Maine-et-Loire<ref>''Bulletin hebdomadaire de l'Association scientifique de France'', t. XI (octobre 1872 à mars 1873), Gaulthier-Vilars impri.-libr. (Paris), 1872, p. 448</ref> : | ||
* [[Baugé]]<ref>{{citation|Beaugé}} pour {{citation|Baugé}} dans le texte, en page 448 du ''Bulletin hebdomadaire de l'Association scientifique de France'' (''op. cit.''). Voir [[Beaugé]].</ref>, pluie {{unité|80|mm}}, plus basse température {{nobr|-6 °}} le 29, plus haute {{nobr|14 °}} le 10 ; | * [[Baugé]]<ref>{{citation|Beaugé}} pour {{citation|Baugé}} dans le texte, en page 448 du ''Bulletin hebdomadaire de l'Association scientifique de France'' (''op. cit.''). Voir [[Beaugé]].</ref>, pluie {{unité|80|mm}}, plus basse température {{nobr|-6 °}} le 29, plus haute {{nobr|14 °}} le 10 ; | ||
* [[Beaupréau]], pluie {{unité|120|mm}}, plus basse température {{nobr|-5 °}} le 29, plus haute {{nobr|14 °}} le 14, tonnerre et grêle le 20 ; | * [[Beaupréau]], pluie {{unité|120|mm}}, plus basse température {{nobr|-5 °}} le 29, plus haute {{nobr|14 °}} le 14, tonnerre et grêle le 20 ; | ||
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* [[Les Gardes]], pluie {{unité|117|mm}}, plus basse température {{nobr|-4 °}} le 29, plus haute {{nobr|12 °}} le 10, orage le 20 avec grêle, nouvel orage le 22 ; | * [[Les Gardes]], pluie {{unité|117|mm}}, plus basse température {{nobr|-4 °}} le 29, plus haute {{nobr|12 °}} le 10, orage le 20 avec grêle, nouvel orage le 22 ; | ||
* [[Le Plessis-Grammoire]], pluie {{unité|92|mm}}, plus basse température {{nobr|-6 °}} le 29, plus haute {{nobr|14 °}} le 11. | * [[Le Plessis-Grammoire]], pluie {{unité|92|mm}}, plus basse température {{nobr|-6 °}} le 29, plus haute {{nobr|14 °}} le 11. | ||
Un froid glacial touche l'Anjou de décembre 1879 à janvier 1880. De la glace s'accumule sur la Loire, comme par exemple à Saumur. Des habitants se retrouvent isolés, ne pouvant plus se déplacer. L'hiver 1879-1880 est alors parmi les plus rudes jamais endurés<ref>Pick de L…, ''L'Embâcle le la Loire en amont de Saumur'', dans ''Le Monde illustré'', 24{{e}} année, n° 1192, du 31 janvier 1880, p. 70 ([[Le Monde illustré du 31 janvier 1880|lire]])</ref>. Le dégel qui s'ensuit entraîne une montée des eaux et la dislocation de la banquise en blocs heurtent les piles des ponts<ref>Joseph-Henri Denécheau, ''Saumur-jadis : Les colères des fleuves'', 2010-2017</ref>. | |||
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Les hivers 1985 et 1987 sont particulièrement rudes : {{tmp|-14.8}} à Saumur le {{date|17 janvier [[1985]]}} et {{tmp|-15.4}} à la station météo d'Angers-Avrillé le {{date|17 janvier [[1987]]}}, son record historique<ref>Le Courrier de l'Ouest (Romain Grégoire), ''Quand le froid battait des records dans le Maine-et-Loire'', 14 janvier 2024</ref>. | Les hivers 1985 et 1987 sont particulièrement rudes : {{tmp|-14.8}} à Saumur le {{date|17 janvier [[1985]]}} et {{tmp|-15.4}} à la station météo d'Angers-Avrillé le {{date|17 janvier [[1987]]}}, son record historique<ref>Le Courrier de l'Ouest (Romain Grégoire), ''Quand le froid battait des records dans le Maine-et-Loire'', 14 janvier 2024</ref>. | ||
Faisant suite à plusieurs jours de pluie, la région d'Angers subit une crue record en 1995. Le 29 janvier, la | Faisant suite à plusieurs jours de pluie, la région d'Angers subit une crue record en [[1995]]. Le 29 janvier, la Maine atteint la cote de {{unité|7|mètres}} à Angers (pont de la Haute-Chaîne), inondant les quartiers de [[Angers - La Doutre|La Doutre]] et de [[Angers - Saint Serge Ney Chalouère|Saint-Serge]]<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Inondations. Le 29 janvier 1995, Angers est sous les eaux'', 28 janvier 2015</ref>. | ||
Les 26 et {{date|27 décembre [[1999]]}} la France est balayée par deux tempêtes, Lothar et Martin, qualifiées ensuite de ''la tempête du siècle''. Des rafales de vent jusqu'à {{nobr|200 km/h}} causent de très importants dégâts. Les Pays de la Loire ne sont pas épargnés par cette double tempête océanique explosive. Les vents atteignent les {{nobr|170 km/h}} dans les Mauges. Ces tempêtes marquent pour Météo France le point de départ de la réflexion sur la mise en place d'un nouveau système pour avertir les populations<ref>La Dépêche du Midi, ''Les tempêtes les plus meurtrières en France depuis 30 ans'', article du 1er mars 2010</ref>{{,}}<ref>BFM TV, ''25 ans d'intempéries destructrices en France'', article du 4 octobre 2015</ref>{{,}}<ref>JT de Télé Matin (France 2), ''Tempête de 1999 : les Pays de la Loire meurtris il y a 20 ans'', édition du jeudi 26 décembre 2019</ref>{{,}}<ref>Ouest-France (Vincent Cotinat), ''Cholet. Il y a 20 ans, la tempête de 1999'', 27 décembre 2019</ref>{{,}}<ref name="of-23dec2022">Ouest-France (édition du soir), ''Avant la « bombe cyclonique » aux États-Unis, ces six tempêtes dévastatrices ont marqué l'Histoire'', 23 décembre 2022</ref>. | Les 26 et {{date|27 décembre [[1999]]}} la France est balayée par deux tempêtes, Lothar et Martin, qualifiées ensuite de ''la tempête du siècle''. Des rafales de vent jusqu'à {{nobr|200 km/h}} causent de très importants dégâts. Les Pays de la Loire ne sont pas épargnés par cette double tempête océanique explosive. Les vents atteignent les {{nobr|170 km/h}} dans les Mauges. Ces tempêtes marquent pour Météo France le point de départ de la réflexion sur la mise en place d'un nouveau système pour avertir les populations<ref>La Dépêche du Midi, ''Les tempêtes les plus meurtrières en France depuis 30 ans'', article du 1er mars 2010</ref>{{,}}<ref>BFM TV, ''25 ans d'intempéries destructrices en France'', article du 4 octobre 2015</ref>{{,}}<ref>JT de Télé Matin (France 2), ''Tempête de 1999 : les Pays de la Loire meurtris il y a 20 ans'', édition du jeudi 26 décembre 2019</ref>{{,}}<ref>Ouest-France (Vincent Cotinat), ''Cholet. Il y a 20 ans, la tempête de 1999'', 27 décembre 2019</ref>{{,}}<ref name="of-23dec2022">Ouest-France (édition du soir), ''Avant la « bombe cyclonique » aux États-Unis, ces six tempêtes dévastatrices ont marqué l'Histoire'', 23 décembre 2022</ref>. | ||
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Après plusieurs semaines de précipitations, la France est touchée en février 2021 par de fortes cues. Elle concernent d'abord le sud Gironde et le Lot-et-Garonne, puis plusieurs autres régions comme l'Anjou où plusieurs axes routiers sont coupés à la circulation, touchant les basses vallées angevines, la Loire aux Ponts-de-Cé, Juigné, Béhuard et Rochefort<ref>Le Monde, ''Inondations : le Lot-et-Garonne touché par la « crue la plus importante depuis quarante ans »'', 4 février 2021</ref>{{,}}<ref>Ouest-France, ''Anjou : d'Angers aux basses vallées et bords de Loire, plusieurs routes sont inondées'', 7 février 2021</ref>. Début octobre de fortes pluies touchent l'ouest de la France. Plusieurs communes angevines battent leur record de cumul de pluie en {{unité|24|heures}} sur un mois d'octobre : {{unité|104|mm}} à La Chapelle-Saint-Florent, {{unité|88|mm}} à Angrie et {{unité|87|mm}} au Lion-d'Angers<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Records de cumuls de pluie en Maine-et-Loire : 104 mm dans les Mauges, plus de 50 mm autour d'Angers'', 3 octobre 2021</ref>. Le même mois, une tempête balaye l'ouest et le nord de la France. De gros coups de vent touchent le Maine-et-Loire, jusqu'à {{unité|110|km/h}}, et {{unité|12000|foyers}} sont privés d'électricité<ref>Ouest-France, ''Coups de vent en Maine-et-Loire : plus que 2 100 foyers à réalimenter en électricité'', 21 octobre 2021</ref>. | Après plusieurs semaines de précipitations, la France est touchée en février 2021 par de fortes cues. Elle concernent d'abord le sud Gironde et le Lot-et-Garonne, puis plusieurs autres régions comme l'Anjou où plusieurs axes routiers sont coupés à la circulation, touchant les basses vallées angevines, la Loire aux Ponts-de-Cé, Juigné, Béhuard et Rochefort<ref>Le Monde, ''Inondations : le Lot-et-Garonne touché par la « crue la plus importante depuis quarante ans »'', 4 février 2021</ref>{{,}}<ref>Ouest-France, ''Anjou : d'Angers aux basses vallées et bords de Loire, plusieurs routes sont inondées'', 7 février 2021</ref>. Début octobre de fortes pluies touchent l'ouest de la France. Plusieurs communes angevines battent leur record de cumul de pluie en {{unité|24|heures}} sur un mois d'octobre : {{unité|104|mm}} à La Chapelle-Saint-Florent, {{unité|88|mm}} à Angrie et {{unité|87|mm}} au Lion-d'Angers<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Records de cumuls de pluie en Maine-et-Loire : 104 mm dans les Mauges, plus de 50 mm autour d'Angers'', 3 octobre 2021</ref>. Le même mois, une tempête balaye l'ouest et le nord de la France. De gros coups de vent touchent le Maine-et-Loire, jusqu'à {{unité|110|km/h}}, et {{unité|12000|foyers}} sont privés d'électricité<ref>Ouest-France, ''Coups de vent en Maine-et-Loire : plus que 2 100 foyers à réalimenter en électricité'', 21 octobre 2021</ref>. | ||
Le printemps suivant est marqué par un épisode de gel tardif dans la nuit du 3 au 4 avril, touchant les cultures de plusieurs régions dont le Maine-et-Loire. La France connait alors sa nuit la plus froide pour un mois d'avril depuis 1947<ref>Ouest-France (avec AFP), ''La nuit fut la plus froide pour un mois d'avril depuis 1947, inquiétude pour les vignes et vergers'', 4 avril 2022</ref>. Plusieurs épisodes de très fortes chaleurs marquent l'été qui suit. À la mi-juin, une première vague touche la France. De nouveaux records absolus sont battus en Aquitaine le {{date|18 juin [[2022]]}}<ref>Sud Ouest (Nicolas Laplume), ''Canicule : Biarritz, Lège-Cap-Ferret, Pissos… des records absolus battus dans le Sud-Ouest ce samedi'', 18 juin 2022</ref>. En Maine-et-Loire, les températures flirtent avec les {{nobr|41 °C}}. Un nouveau record de chaleur est battu à Angers. Météo France relève {{nobr|41,3 °C}} à Saumur et à Beaulieu-sur-Layon, {{nobr|40,8 °C}} à Angers et {{nobr|38,4 °C}} à Cholet, alors que les normales sont autour de {{nobr|23,5 °C}}<ref>Le Courrier de l'Ouest (Jean-Philippe Colombet), ''Canicule. Plus de 40°C à l'ombre : un nouveau record de chaleur à Angers'', 18 juin 2022</ref>. Le mois suivant, des records absolus sont battus ou égalés dans toute la région des Pays de la Loire le 18 juillet. En Maine-et-Loire, {{nobr|42,6 °C}} sont relevés entre 16 et {{unité|17|heures}} à [[Beaulieu-sur-Layon]] et [[Saint-Florent-le-Vieil]] (dépassant pour Beaulieu le précédent record absolu de {{nobr|41,9 °C}} le {{date|23 juillet 2009}}), {{nobr|41,2 °C}} à [[Cholet]], {{nobr|41 °C}} à [[Segré]], {{nobr|40,9 °C}} à [[Saumur]] et {{nobr|40,7 °C}} à [[Angers]]<ref>F3 Pays de la Loire (Kévin Gaignoux), ''Canicule. Les records de température dans les Pays de la Loire'', 18 juillet 2022</ref>{{,}}<ref name="co-18juillet2022">Le Courrier de l'Ouest (Camille Rivieccio), ''Canicule. Des records absolus de température battus en Maine-et-Loire'', 18 juillet 2022</ref>. La sécheresse touche ensuite | Le printemps suivant est marqué par un épisode de gel tardif dans la nuit du 3 au 4 avril, touchant les cultures de plusieurs régions dont le Maine-et-Loire. La France connait alors sa nuit la plus froide pour un mois d'avril depuis 1947<ref>Ouest-France (avec AFP), ''La nuit fut la plus froide pour un mois d'avril depuis 1947, inquiétude pour les vignes et vergers'', 4 avril 2022</ref>. Plusieurs épisodes de très fortes chaleurs marquent l'été qui suit. À la mi-juin, une première vague touche la France. De nouveaux records absolus sont battus en Aquitaine le {{date|18 juin [[2022]]}}<ref>Sud Ouest (Nicolas Laplume), ''Canicule : Biarritz, Lège-Cap-Ferret, Pissos… des records absolus battus dans le Sud-Ouest ce samedi'', 18 juin 2022</ref>. En Maine-et-Loire, les températures flirtent avec les {{nobr|41 °C}}. Un nouveau record de chaleur est battu à Angers. Météo France relève {{nobr|41,3 °C}} à Saumur et à Beaulieu-sur-Layon, {{nobr|40,8 °C}} à Angers et {{nobr|38,4 °C}} à Cholet, alors que les normales sont autour de {{nobr|23,5 °C}}<ref>Le Courrier de l'Ouest (Jean-Philippe Colombet), ''Canicule. Plus de 40°C à l'ombre : un nouveau record de chaleur à Angers'', 18 juin 2022</ref>. Le mois suivant, des records absolus sont battus ou égalés dans toute la région des Pays de la Loire le 18 juillet. En Maine-et-Loire, {{nobr|42,6 °C}} sont relevés entre 16 et {{unité|17|heures}} à [[Beaulieu-sur-Layon]] et [[Saint-Florent-le-Vieil]] (dépassant pour Beaulieu le précédent record absolu de {{nobr|41,9 °C}} le {{date|23 juillet 2009}}), {{nobr|41,2 °C}} à [[Cholet]], {{nobr|41 °C}} à [[Segré]], {{nobr|40,9 °C}} à [[Saumur]] et {{nobr|40,7 °C}} à [[Angers]]<ref>F3 Pays de la Loire (Kévin Gaignoux), ''Canicule. Les records de température dans les Pays de la Loire'', 18 juillet 2022</ref>{{,}}<ref name="co-18juillet2022">Le Courrier de l'Ouest (Camille Rivieccio), ''Canicule. Des records absolus de température battus en Maine-et-Loire'', 18 juillet 2022</ref>. La sécheresse touche ensuite pratiquement toute la France. Juillet est historiquement sec, chaud et ensoleillé. Les bois et forêts de Maine-et-Loire sont interdits début août aux promeneurs en raison du risque important d'incendie<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Sécheresse. Quels sont les sites interdits au public à Angers ?'', 3 août 2022</ref>. L'été météorologique 2022, caractérisé par des conditions chaudes et sèches, devient le plus chaud jamais enregistré en Europe, notamment en raison des nombreuses vagues de chaleur sur la période<ref>Ouest-France (avec AFP), ''L'été 2022 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe'', 8 septembre 2022 (selon les données de l'institut européen Copernicus)</ref>. | ||
Le {{abréviation|Giec des Pays-de-la-Loire|Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat}} publie un premier rapport régional en juin 2022 sur les conséquences du réchauffement climatique : 40 % des poissons seraient menacés d'extinction, Nantes et Angers pourraient connaître un climat proche de celui de Biarritz. Les tempêtes seraient plus nombreuses, la ressource en eau affaiblie, des épisodes de grande chaleur plus réguliers, des risques d'inondation plus fréquents, etc. L'élévation de la température est déjà marquée dans la région Pays de la Loire, avec un réchauffement de {{nobr|+0,37 °C}} par décennie depuis les années 1980<ref>France 3 Pays de la Loire (Olivier Quentin), ''Réchauffement climatique : un rapport angoissant du GIEC régional des Pays de la Loire'', 24 juin 2022</ref>{{,}}<ref>20 Minutes (Julie Urbach), ''Pays-de-la-Loire : Les chiffres inquiétants du premier rapport du Giec régional sur le réchauffement climatique'', 28 juin 2022</ref>{{,}}<ref>Giec des Pays-de-la-Loire, ''1{{er}} rapport — Juin 2022'', publié le 24 juin 2022 ([http://www.comite21.org/docs/comite21-grandouest/giecpaysdelaloire/rapportgiecpaysdelaloire.pdf lire])</ref>{{,}}<ref>Réseau Action Climat France (en partenariat avec l'ADEME), ''Rapport présentant un panorama des impacts du changement climatique dans toutes les régions de France : Pays de la Loire'', 19 septembre 2024 ([https://reseauactionclimat.org/les-pays-de-la-loire-entre-secheresses-et-inondations/ lire])</ref>. Cette année‐là, la France connait une sécheresse de grande ampleur pour la {{nobr|6{{e}} fois}} en {{unité|10|ans}}<ref>Lamine Ighil Ameur, ''Maisons fissurées : réhydrater le sol pour faire face au retrait-gonflement des argiles'', dans ''The Conversation'' (fr), The Conversation France (Paris), 3 mars 2024</ref>. | Le {{abréviation|Giec des Pays-de-la-Loire|Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat}} publie un premier rapport régional en juin 2022 sur les conséquences du réchauffement climatique : 40 % des poissons seraient menacés d'extinction, Nantes et Angers pourraient connaître un climat proche de celui de Biarritz. Les tempêtes seraient plus nombreuses, la ressource en eau affaiblie, des épisodes de grande chaleur plus réguliers, des risques d'inondation plus fréquents, etc. L'élévation de la température est déjà marquée dans la région Pays de la Loire, avec un réchauffement de {{nobr|+0,37 °C}} par décennie depuis les années 1980<ref>France 3 Pays de la Loire (Olivier Quentin), ''Réchauffement climatique : un rapport angoissant du GIEC régional des Pays de la Loire'', 24 juin 2022</ref>{{,}}<ref>20 Minutes (Julie Urbach), ''Pays-de-la-Loire : Les chiffres inquiétants du premier rapport du Giec régional sur le réchauffement climatique'', 28 juin 2022</ref>{{,}}<ref>Giec des Pays-de-la-Loire, ''1{{er}} rapport — Juin 2022'', publié le 24 juin 2022 ([http://www.comite21.org/docs/comite21-grandouest/giecpaysdelaloire/rapportgiecpaysdelaloire.pdf lire])</ref>{{,}}<ref>Réseau Action Climat France (en partenariat avec l'ADEME), ''Rapport présentant un panorama des impacts du changement climatique dans toutes les régions de France : Pays de la Loire'', 19 septembre 2024 ([https://reseauactionclimat.org/les-pays-de-la-loire-entre-secheresses-et-inondations/ lire])</ref>. Cette année‐là, la France connait une sécheresse de grande ampleur pour la {{nobr|6{{e}} fois}} en {{unité|10|ans}}<ref>Lamine Ighil Ameur, ''Maisons fissurées : réhydrater le sol pour faire face au retrait-gonflement des argiles'', dans ''The Conversation'' (fr), The Conversation France (Paris), 3 mars 2024</ref>. | ||
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L'année suivante, un nouveau record mensuel tombe en avril dans le Maine-et-Loire, celui de la plus haute température minimale du mois à la station départementale d'Angers-Beaucouzé : {{tmp|15.5}} le samedi 6 pour {{tmp|14.2}} le {{date|28 avril 2023}}, précédent record<ref>Le Courrier de l'Ouest (Romain Grégoire), ''Météo. Un nouveau record est tombé dans le Maine-et-Loire'', 6 avril 2024</ref>. | L'année suivante, un nouveau record mensuel tombe en avril dans le Maine-et-Loire, celui de la plus haute température minimale du mois à la station départementale d'Angers-Beaucouzé : {{tmp|15.5}} le samedi 6 pour {{tmp|14.2}} le {{date|28 avril 2023}}, précédent record<ref>Le Courrier de l'Ouest (Romain Grégoire), ''Météo. Un nouveau record est tombé dans le Maine-et-Loire'', 6 avril 2024</ref>. | ||
La température moyenne de l'été météorologique [[2025]] en Maine-et-Loire en fait le troisième le plus chaud du département, après les étés de 2003 et 2022, avec deux longs épisodes de fortes chaleurs du 11 juin au 18 juillet et du 7 au 17 août<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''L'été 2025, le troisième le plus chaud de l'histoire en Maine-et-Loire</ref>. L'État prévoit en janvier 2026 une trajectoire de réchauffement pour la France, fondée sur les données scientifiques comme celles du {{abréviation|GIEC|Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat}}, en publiant un décret fixant un scénario de réchauffement de +{{tmp|2}} en 2030, {{nobr|+2,7 °C}} en 2050 et {{nobr|+4°C}} en 2100<ref>Le Monde (avec AFP), ''Le rythme du réchauffement climatique - plus 2 °C en 2030 puis 4 °C en 2100 en France métropolitaine - est désormais inscrit dans la réglementation'', 26 janvier 2026 <nowiki>[</nowiki>Décret n° 2026-23 du 23 janvier 2026, Arrêté du 23 janvier 2026, JO du 25 janvier 2026<nowiki>]</nowiki></ref>. | La température moyenne de l'été météorologique [[2025]] en Maine-et-Loire en fait le troisième le plus chaud du département, après les étés de 2003 et 2022, avec deux longs épisodes de fortes chaleurs du 11 juin au 18 juillet et du 7 au 17 août<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''L'été 2025, le troisième le plus chaud de l'histoire en Maine-et-Loire</ref>. | ||
L'État prévoit en janvier 2026 une trajectoire de réchauffement pour la France, fondée sur les données scientifiques comme celles du {{abréviation|GIEC|Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat}}, en publiant un décret fixant un scénario de réchauffement de +{{tmp|2}} en 2030, {{nobr|+2,7 °C}} en 2050 et {{nobr|+4°C}} en 2100<ref>Le Monde (avec AFP), ''Le rythme du réchauffement climatique - plus 2 °C en 2030 puis 4 °C en 2100 en France métropolitaine - est désormais inscrit dans la réglementation'', 26 janvier 2026 <nowiki>[</nowiki>Décret n° 2026-23 du 23 janvier 2026, Arrêté du 23 janvier 2026, JO du 25 janvier 2026<nowiki>]</nowiki></ref>. Si les futurs étés seront plus secs, les hivers seront eux plus humides. Le réchauffement climatique intensifient les pluies fortes et les rendent de plus en plus fréquentes<ref>Luc Aquilina et Pierre Brigode, ''Inondations : l'aménagement du territoire est-il responsable ?'', dans ''The Conversation'' (fr), The Conversation France (Paris), 13 février 2026</ref>. C'est le cas en [[Crues 2026 en Maine-et-Loire|février]] sur le département où, après la Gironde et le Lot-et-Garonne, les cumuls importants de précipitations depuis plusieurs semaines font déborder les cours d'eau. Le 14, des secteurs situés entre [[Louet]] et [[Loire]] sont évacués par décision préfectorale<ref>My Angers Info (Atlantique Energie), ''Maine-et-Loire : évacuations en urgence face à une crue majeure annoncée'', 14 février 2026</ref>, puis le secteur d'Angers est placé le 16 en vigilance rouge inondation<ref>Ouest-France (Emma Barraux et Mehdi Abirez), ''Crues : le Maine-et-Loire passe en vigilance rouge et rejoint la Gironde et le Lot-et-Garonne'', 16 février 2026</ref>. | |||
== Notes == | == Notes == | ||