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== Histoire et patrimoine == | == Histoire et patrimoine == | ||
La présence humaine y est attestée dès la Préhistoire. Traversée par trois cours d'eau (la Loire, l'Authion et le Louet), les premiers ponts remontent à l'époque romaine, prolongés par des voies. La chaussée parcourant les villages de Saint-Aubin, l'Île-Forte (ou Île du Bourg) et Saint-Maurille, est longtemps une des seules voies entre Nantes et Saumur. Elle donne naissance à la ville. Pour défendre ce passage de la Loire, un château en bois est édifié au {{IXs}} pour barrer la route aux Vikings. Plus tard, au {{XIIe}}, un château fort en pierres est édifié. La cité médiévale est close d'une fortification (ville close)<ref name="cport-1989">Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|III}} (N-R), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1989, 2e éd. (1re éd. 1878), {{p.|263-276}}</ref>{{,}}<ref>Conseil général de Maine-et-Loire - Service départemental de l'Inventaire (Ronan Durandière), ''Portes de ville en Anjou : L'Anjou et ses 32 villes closes'', coll. ''Reflets - Patrimoine de Maine-et-Loire'', septembre 2003</ref>{{,}}<ref>Mairie des Ponts-de-Cé, ''L'histoire'', juin 2017</ref>. | La présence humaine y est attestée dès la Préhistoire. Traversée par trois cours d'eau (la Loire, l'Authion et le Louet), les premiers ponts remontent à l'époque romaine, prolongés par des voies. La chaussée parcourant les villages de Saint-Aubin, l'Île-Forte (ou Île du Bourg) et Saint-Maurille, est longtemps une des seules voies entre Nantes et Saumur. Elle donne naissance à la ville. Pour défendre ce passage de la Loire, un château en bois est édifié au {{IXs}} pour barrer la route aux Vikings, période où la localité est mentionnée sous le nom de ''[[Ponts Libres|Castro Seio]]''. Plus tard, au {{XIIe}}, un château fort en pierres est édifié. La cité médiévale est close d'une fortification (ville close)<ref name="cport-1989">Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|III}} (N-R), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1989, 2e éd. (1re éd. 1878), {{p.|263-276}}</ref>{{,}}<ref>Conseil général de Maine-et-Loire - Service départemental de l'Inventaire (Ronan Durandière), ''Portes de ville en Anjou : L'Anjou et ses 32 villes closes'', coll. ''Reflets - Patrimoine de Maine-et-Loire'', septembre 2003</ref>{{,}}<ref>Mairie des Ponts-de-Cé, ''L'histoire'', juin 2017</ref>. | ||
Patrimoine architectural<ref>Ministère de la Culture, ''Base Mérimée (Les Ponts-de-Cé)'', mai 2012</ref>{{,}}<ref>Mairie des Ponts-de-Cé, ''Patrimoine'', septembre 2014</ref> : | Patrimoine architectural<ref>Ministère de la Culture, ''Base Mérimée (Les Ponts-de-Cé)'', mai 2012</ref>{{,}}<ref>Mairie des Ponts-de-Cé, ''Patrimoine'', septembre 2014</ref> : | ||
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Tous les ans a lieu la ''[[Baillée des filles]]'', l'une des plus anciennes fête médiévale de la région, dont 2017 est annoncée comme étant la 547{{e}} édition. Au programme un marché médiéval, le jeu de la Soule, un spectacle de fauconnerie, le grand tournoi des chevaliers, etc<ref>Mairie des Ponts-de-Cé, ''La baillée des filles 547ème édition'', mai 2017</ref>. | Tous les ans a lieu la ''[[Baillée des filles]]'', l'une des plus anciennes fête médiévale de la région, dont 2017 est annoncée comme étant la 547{{e}} édition. Au programme un marché médiéval, le jeu de la Soule, un spectacle de fauconnerie, le grand tournoi des chevaliers, etc<ref>Mairie des Ponts-de-Cé, ''La baillée des filles 547ème édition'', mai 2017</ref>. | ||
== | == Activités économiques == | ||
Les Ponts-de-Cé se trouve | Les Ponts-de-Cé se trouve en fin du Val d'Authion, vaste zone agricole irriguée par la rivière de l'[[Authion]]. On trouve à l'Est de son territoire une zone agricole notamment dédiée à l'horticulture et au maraîchage, qui s'étend également sur la commune voisine de Sainte-Gemmes. Au début du {{XXs}}, les principales pépinières se situent à Angers, Les Ponts-de-Cé, Doué-la-Fontaine, Saulgé-l'Hôpital et les Alleuds. À cette époque, la culture légumière en plein champ est fortement implantée aux Ponts-de-Cé et à Saint-Gemmes. L'activité se transforme ensuite en terres maraîchères<ref>L'Anjou Agricole (Inf'agri49), ''L'avenir de la zone horticole et maraîchère au sud d'Angers'', 13 juillet 2015</ref>{{,}}<ref>I. Deguil, ''L'horticulture en Anjou'', dans ''Annales de Géographie'', t. 42, n° 240, 1933, p. 601-609</ref>{{,}}<ref>Jean-Baptiste Humeau, ''L'horticulture maraîchère angevine'', dans ''Norois'', n° 167, juillet-septembre 1995, p. 559-567</ref>. | ||
En 2009, sur les {{unité|752|établissements}} en activité, 3 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 18% sur le département), 7 % de celui de l'industrie, 11 % de la construction, 66 % du commerce et des services et 13 % du secteur de l'administration et de la santé<ref>Insee, ''Statistiques locales du territoire de Les Ponts-de-Cé (49)'', données 2009 — Sur ce sujet voir [[Nombre d'établissements par commune/2009|Nombre d'établissements]].</ref>. | |||
Le [[comice agricole et viticole du canton des Ponts-de-Cé]] s'est déroulé en 2013 à Sainte-Gemmes-sur-Loire, et en 2014 à Juigné-sur-Loire<ref>[[Comice agricole et viticole du canton des Ponts-de-Cé]], septembre 2014</ref>. | Au début du {{XXIs}}, on y trouve toujours des activités agricoles, par exemple avec le centre horticole régional Floriloire, regroupement de professionnels de la production horticole, et l'entreprise [[Herbes aromatiques Bioplants|Bioplants]], un producteur bio de plantes aromatiques<ref>Mairie des Ponts-de-Cé, ''Horticulture'', 2020</ref>{{,}}<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Les Ponts-de-Cé. Herbes aromatiques : Bioplants se développe avec Carrefour'', 7 octobre 2021</ref>. | ||
Le [[comice agricole et viticole du canton des Ponts-de-Cé|comice agricole et viticole des Ponts-de-Cé]] s'est déroulé en 2013 à Sainte-Gemmes-sur-Loire, et en 2014 à Juigné-sur-Loire<ref>[[Comice agricole et viticole du canton des Ponts-de-Cé]], septembre 2014</ref>. | |||
== Cité ligérienne == | |||
Les Ponts-de-Cé est traversée par trois cours d'eau, la Loire, l'Authion et le Louet. La [[Loire]] la traverse d'est en ouest. Les ponts de Dumnacus et de l'A87 y enjambent le fleuve. Venant de la commune voisine de [[Trélazé]], la rivière de l'[[Authion]], canalisée, traverse également son territoire. Le [[Louet]], bras de la Loire, marque le limite sud-ouest de la commune<ref>Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), ''Géoportail (Les Ponts-de-Cé)'', juin 2017</ref>. | |||
Cette commune ligérienne est soumise aux crues et inondations, la ville étant inondable à 75 %<ref>Le Courrier de l'Ouest (Emmanuel Poupard), ''Sud-Loire. La ville des Ponts-de-Cé inondable à 75 %'', 3 octobre 2020</ref>. On relève {{unité|5.7|m}} en décembre 1982, {{unité|5.32|m}} en janvier 1994 et {{unité|4.16|m}} en février 2014. C'est aussi le cas en [[Crues 2026 en Maine-et-Loire|février 2026]] avec un pic de crue à avec {{unité|5.47|m}}<ref>Courrier de l'Ouest (Camille Rivieccio), ''Inondations : l'alerte rouge toujours en vigueur en Maine-et-Loire, la décrue s'amorce doucement'', 23 février 2026</ref>, après qu'une partie de son territoire soit évacué à la suite d'une forte montée des eaux<ref>My Angers Info (Atlantique Energie), ''Maine-et-Loire : évacuations en urgence face à une crue majeure annoncée'', 14 février 2026</ref>. | |||
Sur la rive droite de la Loire se trouve la levée de Belle-Poule, qui s'étend des Ponts-de-Cé à La Daguenière<ref>Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), ''Géoportail (levée de Belle Poule)'', mars 2017 — Sur ce sujet, voir [[Val angevin]].</ref>. La digue en rive droite de la Loire, dite [[Val angevin#Histoire et patrimoine|la Grande Levée]], et dont l'origine remonte au Moyen Âge, s'étend en Anjou de Varennes-sur-Loire aux Ponts-de-Cé<ref>Mission Val de Loire (syndicat mixte interrégional des régions Centre-Val de Loire et Pays de la Loire), ''La grande levée d'Anjou'', avril 2017</Ref>. | |||
== Espace et territoire == | == Espace et territoire == | ||
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La ville se compose de plusieurs quartiers : Outre l'ancienne commune de [[Sorges]], on trouve plusieurs quartiers sur la commune : [[Les Ponts de Cé - La Chesnaie|La Chesnaie]], [[Les Ponts de Cé - La Guillebotte|La Guillebotte]], [[Les Ponts de Cé - L'Ile|L'Ile]], [[Les Ponts de Cé - Saint Aubin|Saint-Aubin]] et [[Les Ponts de Cé - Saint Maurille|Saint-Maurille]]. | La ville se compose de plusieurs quartiers : Outre l'ancienne commune de [[Sorges]], on trouve plusieurs quartiers sur la commune : [[Les Ponts de Cé - La Chesnaie|La Chesnaie]], [[Les Ponts de Cé - La Guillebotte|La Guillebotte]], [[Les Ponts de Cé - L'Ile|L'Ile]], [[Les Ponts de Cé - Saint Aubin|Saint-Aubin]] et [[Les Ponts de Cé - Saint Maurille|Saint-Maurille]]. | ||
La commune est dans la zone [[Zones Natura 2000 en Maine-et-Loire|Natura 2000]] de la vallée de la Loire entre Nantes et {{nobr|Les Ponts-de-Cé,}} zone de {{unité|90|kilomètres}} le long de la vallée pour la préservation de la diversité biologique s'intégrant dans l'entité écologique du bassin de la Loire<ref>DREAL Pays de la Loire (Ministère de l'Écologie), ''Données communales - FR5212002 Vallée de la Loire de Nantes aux Ponts-de-Cé et ses annexes'', juin 2017 (Arrêté du préfet de la Loire-Atlantique en date du 2 décembre 2011 et du préfet de Maine-et-Loire en date du 24 novembre 2011, n° DREAL 2011-44/49-01)</ref>. Les zones de la Vallée de la Loire amont, de Montsoreau aux Ponts-de-Cé, et aval, des Ponts-de-Cé à Ingrandes et La Varenne, sont classées [[Espaces naturels sensibles de Maine-et-Loire|espace naturel sensible]] (ENS)<ref>[[Espaces naturels sensibles de Maine-et-Loire]], 2018</ref>. | |||
Balades et randonnées : Le [[sentier GR 3]] (Montsoreau, Champtoceaux) passe par la commune. | Balades et randonnées : Le [[sentier GR 3]] (Montsoreau, Champtoceaux) passe par la commune. | ||
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== Notes == | == Notes == | ||
Articles connexes | |||
:* [[Crues en Maine-et-Loire#Crues historiques|Crues historiques]] | |||
:* [[Ponts Libres|Formes anciennes du nom]] | |||
:* [[Les Ponts-de-Cé (citation)|Citations]] | |||
:* Mots angevins aux Ponts-de-Cé : [[bique]], [[pas baisant]], [[chocotte]], [[la concombre]], etc. | |||
Bibliographie | Bibliographie | ||
:* Lucien Guilbault | :* {{Ouvrage |auteur=Lucien Guilbault |titre=Un bouquet d'îles devenu ville : Les Ponts-de-Cé, son histoire |éditeur=Hérault |lieu=Maulévrier |année=1990 |pages totales=269 |isbn=2-7407-0004-0 |bnf=35289105 }}. | ||
:* François L'Hostis | :* {{Ouvrage |auteur=François L'Hostis |titre=Les Ponts-de-Cé : une ville à feu et à sang (1793-1796) |éditeur=Éd. du Choletais |lieu=Cholet |année=1995 |pages totales=195 |isbn=2-902052-77-4 |bnf=35783358 }}. | ||
:* {{Ouvrage |auteur=Patrick Amara |titre=Les Ponts-de-Cé : fille de la Loire |éditeur=Ville des Ponts-de-Cé |lieu=Les Ponts-de-Cé |année=2007 |pages totales=90 |isbn=978-2-9530452-0-8 |bnf=41168686 }}. | |||
:* Patrick Amara | :* {{Ouvrage |auteur=Pierre Davy |titre=Les Ponts-de-Cé |éditeur=Alan Sutton |lieu=Saint-Avertin |collection=Mémoire en images |année=2008 |pages totales=128 |isbn=978-2-84910-839-0 |bnf=46748624 }}. | ||
:* Pierre Davy | :* {{Ouvrage |auteur=Madeleine Chanteux |titre=Août 1944 - Combats et libération des Ponts-de-Cé et de Mûrs-Erigné |éditeur=Éditions du Petit Pavé |lieu=Saint-Jean-des-Mauvrets |année=2014 |pages totales=213 |isbn=978-2-84712-422-4 |bnf=43894097 }}. | ||
:* Madeleine Chanteux | :* {{Ouvrage |auteur=Fabrice Rabarin |titre=La Catastrophe des Ponts-de-Cé |éditeur=Éditions du Petit Pavé |lieu=Saint-Jean-des-Mauvrets |année=2011 |pages totales=98 |isbn=978-2-84712-319-7 |bnf=42569983 }}. | ||
:* Fabrice Rabarin | |||
Sources et annotations | Sources et annotations | ||
{{Références}} | {{Références}} | ||