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== Le contexte == | == Le contexte == | ||
En 1939 débute le conflit de la Seconde Guerre mondiale, qui durera jusqu'en 1945. Il oppose notamment le Reich allemand à la France, le Royaume-Uni et les États-Unis (Alliés). Durant cette période, des bombardements sont effectués par l'aviation dès les premières heures du conflit. La France est occupée dès 1940 par les troupes allemandes, qui prennent le contrôle des infrastructures, qui deviennent alors des objectifs des bombardements alliés<ref name="wp-bombardements">Wikipédia, ''Bombardements stratégiques durant la Seconde Guerre mondiale'', juin 2014</ref>. | En 1939 débute le conflit de la Seconde Guerre mondiale, qui durera jusqu'en 1945. Il oppose notamment le Reich allemand à la France, le Royaume-Uni et les États-Unis (Alliés). Durant cette période, des bombardements sont effectués par l'aviation dès les premières heures du conflit. La France est occupée dès 1940 par les troupes allemandes, qui prennent le contrôle des infrastructures, qui deviennent alors des objectifs des bombardements alliés<ref name="wp-bombardements">Wikipédia, ''Bombardements stratégiques durant la Seconde Guerre mondiale'' (CC-BY-SA), juin 2014</ref>. | ||
Très tôt l'Anjou est visée par l'aviation alliée, comme Angers en août 1940 ou Cholet en juillet 1942<ref>Michel Lemesle, ''1939-1945 à travers l'Anjou'', Éd. du Choletais, 1976, p. 57</ref>. | Très tôt l'Anjou est visée par l'aviation alliée, comme Angers en août 1940 ou Cholet en juillet 1942<ref>Michel Lemesle, ''1939-1945 à travers l'Anjou'', Éd. du Choletais (Cholet), 1976, p. 57</ref>. | ||
En 1944, les alliés préparent le débarquement. Entre mai et juillet, Angers est bombardée quatre fois par les Alliés<ref>Mairie d'Angers, ''Almanach d'Angers 1914-1944'', juin 2014</ref>. | En 1944, les alliés préparent le débarquement. Entre mai et juillet, [[Angers]] est bombardée quatre fois par les Alliés<ref>Mairie d'Angers, ''Almanach d'Angers 1914-1944'', juin 2014</ref>. Son aviation bombarde fréquemment les gares et leurs abords. Dans la nuit du 28 au 29 mai, plus d'une centaine d'avions prennent pour cible le quartier Saint-Laud à Angers. Huit cent maisons sont détruites. Le 2 juin, c'est au tour de [[Saumur]] de vivre le même épisode<ref>Service des archives départementales, ''1944 : l'Anjou libéré'', juin 2014</ref>{{,}}<ref>Michel Vaissier, ''Anjou, terre secrète du Graal ?'', Éditions Cheminements (Le Coudray-Macouard), 1999, p. 203</ref>{{,}}<ref>Michel Raclin et Michel Harouy, ''Une mémoire sur les rails - Le Petit-Anjou au quotidien'', Éditions Cheminements (Le Coudray-Macouard), 1998, p. 278 et 279</ref>, puis à nouveau Angers, où le 8 juin c'est la gare d'Angers-Maître-École qui est bombardée<ref name="rmarchand">Raymond Marchand, ''Le temps des restrictions - La vie des Angevins sous l'Occupation'', Éditions Cheminements (Le Coudray-Macouard), 2000, p. 438</ref>. Toujours en juin, l'aérodrome d'Avrillé et le quartier [[Avrillé - Bois du Roy|du Bois du Roy]] subissent eux aussi des bombardements américains<ref>Communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole, ''Histoire d'Avrillé'', juin 2014</ref>{{,}}<ref name="rmarchand" />. En juillet, les 16 et 31, le [[Pouancé|Pouancéen]] est bombardé par la 9{{e}} US Air Force<ref>Syndicat d'initiative du Haut-Anjou Pouancéen, ''Conférence sur la forêt de la Guerche et l'occupation de la forêt d'Araize pendant la dernière guerre mondiale'', juin 2014</ref>. [[Baugé]] et [[Segré]] subissent également des bombardements en juin et juillet, comme La Possonnière, Ingrandes-sur-Loire, Montjean-sur-Loire et Bouchemaine<ref name="rmarchand" />. | ||
À Briollay, petite commune à 11 kilomètres au nord d'Angers<ref>Lion1906, Distances orthodromiques | À [[Briollay]], petite commune à {{unité|11|kilomètres}} au nord d'Angers<ref>Lion1906 (Lionel Delvarre), ''Distances à partir de Briollay (49)'', juin 2010 ({{abréviation|distances orthodromiques|à vol d'oiseau}})</ref>{{,}}<ref>IGN, Géoportail (Briollay), juin 2014</ref>, la gare du Vieux-Briollay est elle aussi bombardée. En juin 1944, dans les prairies de Soucelles, Tiercé et Briollay, séjournent une trentaine d'avions de chasse allemands Messerschmitt BF109 G6 du 2{{e}} groupe de l'escadre JG53<ref>Ouest-France, ''En 1944, le terrain d'aviation ravagé par les bombes'', 27 mai 2014 (avec François Blondeau, président du Musée régional de l'air de Marcé)</ref>{{,}}<ref>Mairie d'Avrillé, ''L'histoire des quartiers'', 2012-2025</ref>. | ||
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Mon père fut mobilisé pour partir à la guerre dès mon 3<sup>ème</sup> jour de naissance. Ma mère se retrouvait donc seule pour subvenir à nos besoins, mon frère et moi. Elle y parvint fort bien en travaillant dans un grand restaurant à Angers. Mais comme nous habitions Angers, près de la gare Saint-Serge, elle nous a mis en sécurité chez ma grand’mère à Briollay. Bien que Briollay soit moins exposé aux bombardements, j’ai quelques souvenirs de ces sifflements dans le ciel. Comme la plupart de ceux qui sont nés pendant cette période, ma mémoire est défaillante, ayant inconsciemment enfoui au plus profond de moi tous ces mauvais souvenirs qu’il m’est impossible aujourd’hui de retrouver. | Mon père fut mobilisé pour partir à la guerre dès mon 3<sup>ème</sup> jour de naissance. Ma mère se retrouvait donc seule pour subvenir à nos besoins, mon frère et moi. Elle y parvint fort bien en travaillant dans un grand restaurant à Angers. Mais comme nous habitions Angers, près de la gare Saint-Serge, elle nous a mis en sécurité chez ma grand’mère à Briollay. Bien que Briollay soit moins exposé aux bombardements, j’ai quelques souvenirs de ces sifflements dans le ciel. Comme la plupart de ceux qui sont nés pendant cette période, ma mémoire est défaillante, ayant inconsciemment enfoui au plus profond de moi tous ces mauvais souvenirs qu’il m’est impossible aujourd’hui de retrouver. | ||
Je me souviens pourtant que, lorsque les sirènes retentissaient et que l’on entendait ces sifflements dans le ciel, on se précipitait dans la pièce la plus sûre de la maison, sous une poutre, glissés entre la cloison et deux grosses armoires… et moi, haute comme trois pommes, entre ma grand’mère maternelle et celle que j’appelais grand’mère 2 (une réfugiée de Saint-Nazaire que nous avions recueillie) je leur tenait la main en leur | Je me souviens pourtant que, lorsque les sirènes retentissaient et que l’on entendait ces sifflements dans le ciel, on se précipitait dans la pièce la plus sûre de la maison, sous une poutre, glissés entre la cloison et deux grosses armoires… et moi, haute comme trois pommes, entre ma grand’mère maternelle et celle que j’appelais grand’mère 2 (une réfugiée de Saint-Nazaire que nous avions recueillie) je leur tenait la main en leur disant : « Faut pas avoir peur, je vous tiens la main !.. » Trop petite je ne me rendais pas compte du danger, mais mon frère - mon aîné de 7 ans - et le petit voisin de 2 ans de plus que moi, lui aussi réfugié chez sa grand’mère notre voisine, n’étaient pas trop rassurés. Ils avaient ordre tous les deux de m’aider à monter les marches du perron pour rentrer à la maison dès que les sirènes retentissaient. | ||
Je me souviens aussi avoir failli être étouffée par une dame, très forte, qui venait laver le linge chez ma grand’mère. J’étais partie avec elle rincer le linge à la rivière quand un bombardement est arrivé. Elle s’est jetée sur moi de tout son poids pour me | Je me souviens aussi avoir failli être étouffée par une dame, très forte, qui venait laver le linge chez ma grand’mère. J’étais partie avec elle rincer le linge à la rivière quand un bombardement est arrivé. Elle s’est jetée sur moi de tout son poids pour me protéger et j’ai eu du mal à retrouver mon souffle quand elle s’est relevée, une fois le danger écarté. C’était courageux et je l’ai remercié plus tard quand je fus plus grande. | ||
Encore un souvenir qui me | Encore un souvenir qui me revient : le père de mon petit voisin, quand ça sifflait dans le ciel, se tenait courageusement sur le pas de sa porte, une pelle à la main pour renvoyer un projectile qui aurait pu tomber trop près de sa maison. Précaution dérisoire qui nous a fait souvent rire plus tard quand il en parlait. Il pensait vraiment protéger sa famille recroquevillée au fond de la cuisine, au sacrifice de sa vie sûrement. | ||
Les années ont passé et lorsque j’ai vu mon père pour la première fois j’avais 5 ans. Je le revois encore arriver, vêtu d’une sorte de grand manteau kaki, pas rasé, pas propre, sale même. Ma mère m’avait toujours parlé de ses grandes mains et j’ai aussitôt vérifié. Oui, il avait de grandes mains et je lui ai dit | Les années ont passé et lorsque j’ai vu mon père pour la première fois j’avais 5 ans. Je le revois encore arriver, vêtu d’une sorte de grand manteau kaki, pas rasé, pas propre, sale même. Ma mère m’avait toujours parlé de ses grandes mains et j’ai aussitôt vérifié. Oui, il avait de grandes mains et je lui ai dit « Bonjour Monsieur ». L’apprentissage pour dire « papa » fut très long et il a dû en souffrir en silence. Mon frère, par contre, tout joyeux de le retrouver, a couru au-devant de lui pour lui sauter au cou. | ||
Nous sommes revenus au domicile de nos parents, mon frère et moi et il m’a fallu m’adapter à cette nouvelle vie, privée de ma grand-mère, seule personne m’ayant donné de la tendresse pendant ma petite enfance. Ma mère nous adorait mais je ne la voyais pas parce qu’elle faisait parfois, très tard le soir après son travail, 12 kilomètres à vélo pour nous regarder dormir mon frère et moi et repartait très tôt le matin. | Nous sommes revenus au domicile de nos parents, mon frère et moi et il m’a fallu m’adapter à cette nouvelle vie, privée de ma grand-mère, seule personne m’ayant donné de la tendresse pendant ma petite enfance. Ma mère nous adorait mais je ne la voyais pas parce qu’elle faisait parfois, très tard le soir après son travail, 12 kilomètres à vélo pour nous regarder dormir mon frère et moi et repartait très tôt le matin. | ||
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Sur le même sujet | Sur le même sujet | ||
* [[L'exode de juin 1940]] | :* [[L'exode de juin 1940]] | ||
* [[Avrillé - Parc de la Haye Val d'Or Pépinières|Les baraquements du parc de la Haye]] | :* [[Avrillé - Parc de la Haye Val d'Or Pépinières|Les baraquements du parc de la Haye]] | ||
* [[Mémoire de guerre]] | :* [[Mémoire de guerre]] | ||
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Dernière version du 27 novembre 2025 à 18:24
Plusieurs zones angevines subissent des bombardements durant la Seconde Guerre mondiale : Angers Saint-Laud où se trouve la gare, l'aérodrome d'Avrillé et le quartier attenant du Bois-du-Roy, etc.
Le contexte
En 1939 débute le conflit de la Seconde Guerre mondiale, qui durera jusqu'en 1945. Il oppose notamment le Reich allemand à la France, le Royaume-Uni et les États-Unis (Alliés). Durant cette période, des bombardements sont effectués par l'aviation dès les premières heures du conflit. La France est occupée dès 1940 par les troupes allemandes, qui prennent le contrôle des infrastructures, qui deviennent alors des objectifs des bombardements alliés[1].
Très tôt l'Anjou est visée par l'aviation alliée, comme Angers en août 1940 ou Cholet en juillet 1942[2].
En 1944, les alliés préparent le débarquement. Entre mai et juillet, Angers est bombardée quatre fois par les Alliés[3]. Son aviation bombarde fréquemment les gares et leurs abords. Dans la nuit du 28 au 29 mai, plus d'une centaine d'avions prennent pour cible le quartier Saint-Laud à Angers. Huit cent maisons sont détruites. Le 2 juin, c'est au tour de Saumur de vivre le même épisode[4],[5],[6], puis à nouveau Angers, où le 8 juin c'est la gare d'Angers-Maître-École qui est bombardée[7]. Toujours en juin, l'aérodrome d'Avrillé et le quartier du Bois du Roy subissent eux aussi des bombardements américains[8],[7]. En juillet, les 16 et 31, le Pouancéen est bombardé par la 9e US Air Force[9]. Baugé et Segré subissent également des bombardements en juin et juillet, comme La Possonnière, Ingrandes-sur-Loire, Montjean-sur-Loire et Bouchemaine[7].
À Briollay, petite commune à 11 kilomètres au nord d'Angers[10],[11], la gare du Vieux-Briollay est elle aussi bombardée. En juin 1944, dans les prairies de Soucelles, Tiercé et Briollay, séjournent une trentaine d'avions de chasse allemands Messerschmitt BF109 G6 du 2e groupe de l'escadre JG53[12],[13].
Témoignage
Née en avril 1940, enfant de la guerre, ma petite enfance a été profondément marquée par cette période.
Mon père fut mobilisé pour partir à la guerre dès mon 3ème jour de naissance. Ma mère se retrouvait donc seule pour subvenir à nos besoins, mon frère et moi. Elle y parvint fort bien en travaillant dans un grand restaurant à Angers. Mais comme nous habitions Angers, près de la gare Saint-Serge, elle nous a mis en sécurité chez ma grand’mère à Briollay. Bien que Briollay soit moins exposé aux bombardements, j’ai quelques souvenirs de ces sifflements dans le ciel. Comme la plupart de ceux qui sont nés pendant cette période, ma mémoire est défaillante, ayant inconsciemment enfoui au plus profond de moi tous ces mauvais souvenirs qu’il m’est impossible aujourd’hui de retrouver.
Je me souviens pourtant que, lorsque les sirènes retentissaient et que l’on entendait ces sifflements dans le ciel, on se précipitait dans la pièce la plus sûre de la maison, sous une poutre, glissés entre la cloison et deux grosses armoires… et moi, haute comme trois pommes, entre ma grand’mère maternelle et celle que j’appelais grand’mère 2 (une réfugiée de Saint-Nazaire que nous avions recueillie) je leur tenait la main en leur disant : « Faut pas avoir peur, je vous tiens la main !.. » Trop petite je ne me rendais pas compte du danger, mais mon frère - mon aîné de 7 ans - et le petit voisin de 2 ans de plus que moi, lui aussi réfugié chez sa grand’mère notre voisine, n’étaient pas trop rassurés. Ils avaient ordre tous les deux de m’aider à monter les marches du perron pour rentrer à la maison dès que les sirènes retentissaient.
Je me souviens aussi avoir failli être étouffée par une dame, très forte, qui venait laver le linge chez ma grand’mère. J’étais partie avec elle rincer le linge à la rivière quand un bombardement est arrivé. Elle s’est jetée sur moi de tout son poids pour me protéger et j’ai eu du mal à retrouver mon souffle quand elle s’est relevée, une fois le danger écarté. C’était courageux et je l’ai remercié plus tard quand je fus plus grande.
Encore un souvenir qui me revient : le père de mon petit voisin, quand ça sifflait dans le ciel, se tenait courageusement sur le pas de sa porte, une pelle à la main pour renvoyer un projectile qui aurait pu tomber trop près de sa maison. Précaution dérisoire qui nous a fait souvent rire plus tard quand il en parlait. Il pensait vraiment protéger sa famille recroquevillée au fond de la cuisine, au sacrifice de sa vie sûrement.
Les années ont passé et lorsque j’ai vu mon père pour la première fois j’avais 5 ans. Je le revois encore arriver, vêtu d’une sorte de grand manteau kaki, pas rasé, pas propre, sale même. Ma mère m’avait toujours parlé de ses grandes mains et j’ai aussitôt vérifié. Oui, il avait de grandes mains et je lui ai dit « Bonjour Monsieur ». L’apprentissage pour dire « papa » fut très long et il a dû en souffrir en silence. Mon frère, par contre, tout joyeux de le retrouver, a couru au-devant de lui pour lui sauter au cou.
Nous sommes revenus au domicile de nos parents, mon frère et moi et il m’a fallu m’adapter à cette nouvelle vie, privée de ma grand-mère, seule personne m’ayant donné de la tendresse pendant ma petite enfance. Ma mère nous adorait mais je ne la voyais pas parce qu’elle faisait parfois, très tard le soir après son travail, 12 kilomètres à vélo pour nous regarder dormir mon frère et moi et repartait très tôt le matin.
Josette H, juin 2014
Notes
Sur le même sujet
Sources
- ↑ Wikipédia, Bombardements stratégiques durant la Seconde Guerre mondiale (CC-BY-SA), juin 2014
- ↑ Michel Lemesle, 1939-1945 à travers l'Anjou, Éd. du Choletais (Cholet), 1976, p. 57
- ↑ Mairie d'Angers, Almanach d'Angers 1914-1944, juin 2014
- ↑ Service des archives départementales, 1944 : l'Anjou libéré, juin 2014
- ↑ Michel Vaissier, Anjou, terre secrète du Graal ?, Éditions Cheminements (Le Coudray-Macouard), 1999, p. 203
- ↑ Michel Raclin et Michel Harouy, Une mémoire sur les rails - Le Petit-Anjou au quotidien, Éditions Cheminements (Le Coudray-Macouard), 1998, p. 278 et 279
- ↑ a b et c Raymond Marchand, Le temps des restrictions - La vie des Angevins sous l'Occupation, Éditions Cheminements (Le Coudray-Macouard), 2000, p. 438
- ↑ Communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole, Histoire d'Avrillé, juin 2014
- ↑ Syndicat d'initiative du Haut-Anjou Pouancéen, Conférence sur la forêt de la Guerche et l'occupation de la forêt d'Araize pendant la dernière guerre mondiale, juin 2014
- ↑ Lion1906 (Lionel Delvarre), Distances à partir de Briollay (49), juin 2010 (distances orthodromiques)
- ↑ IGN, Géoportail (Briollay), juin 2014
- ↑ Ouest-France, En 1944, le terrain d'aviation ravagé par les bombes, 27 mai 2014 (avec François Blondeau, président du Musée régional de l'air de Marcé)
- ↑ Mairie d'Avrillé, L'histoire des quartiers, 2012-2025