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« Beaufort-en-Vallée » : différence entre les versions

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== Situation administrative ==
== Situation administrative ==
Beaufort cède en 1821 une partie de son territoire, avec Les Rosiers-sur-Loire et Saint-Mathurin-sur-Loire, pour créer La Ménitré. En 1920, ''[[Beaufort]]'' devient ''Beaufort-en-Vallée'' (décret du 10 novembre)<ref>Décret du 10 novembre 1920, ''Bulletin des lois de la République française'', 52e année, n° 338,‎ du 12 décembre 1920, p. 20482-20483</ref>.
Beaufort cède en 1821 une partie de son territoire, avec Les Rosiers-sur-Loire et Saint-Mathurin-sur-Loire, pour la création de la commune de La Ménitré. En 1920, ''[[Beaufort]]'' devient ''Beaufort-en-Vallée'' (décret du 10 novembre)<ref>Décret du 10 novembre 1920, ''Bulletin des lois de la République française'', 52e année, n° 338,‎ du 12 décembre 1920, p. 20482-20483</ref>.


Un regroupement intervient au début 2016 entre les communes de Beaufort-en-Vallée et de [[Gée]], donnant naissance à la [[Création de la nouvelle commune de Beaufort-en-Anjou (2016)|commune nouvelle]] de [[Beaufort-en-Anjou]], du nom de la commune la plus importante ({{citation|Beaufort}}) associé à celui d'{{citation|Anjou}}. Beaufort-en-Vallée devient une commune déléguée<ref>Préfecture de Maine-et-Loire, ''Arrêté préfectoral n° DRCL-BCL-2015-99'', du 18 décembre 2015 — Voir [[création de la nouvelle commune de Beaufort-en-Anjou (2016)]].</ref>.
Un regroupement intervient au début 2016 entre les communes de Beaufort-en-Vallée et de [[Gée]], donnant naissance à la [[Création de la nouvelle commune de Beaufort-en-Anjou (2016)|commune nouvelle]] de [[Beaufort-en-Anjou]], du nom de la commune la plus importante ({{citation|Beaufort}}) associé à celui d'{{citation|Anjou}}. Beaufort-en-Vallée devient une commune déléguée<ref>Préfecture de Maine-et-Loire, ''Arrêté préfectoral n° DRCL-BCL-2015-99'', du 18 décembre 2015 — Voir [[création de la nouvelle commune de Beaufort-en-Anjou (2016)]].</ref>.
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== Histoire et patrimoine ==
== Histoire et patrimoine ==
Plusieurs vestiges préhistoriques recueillis sur le territoire témoignent d'une occupation ancienne. Une cité gallo-romaine est située du côté de Saint-Pierre-du-Lac, lieu de peuplement initial, au sud-ouest du bourg actuel. Au Moyen Âge, la seigneurie fait partie dès le {{Xs}} du domaine comtal. La forêt comporte des droits d'usage qui favorise le défrichement. Un premier château est édifié au {{XIe}}, comme à [[Baugé]], par [[Foulques Nerra]]. Les habitants se regroupent désormais autour du Beau-Fort (''[[Beaufort|Bellum-Forte]]''). Toute la butte est alors entourée de murailles. Le défrichement et l'assèchement de la vallée contribuent au {{XIIs}} à la prospérité du pays. Un nouveau château est construit au [[1301|{{XIVs}}]] ; époque à laquelle la terre est érigée en vicomté puis en comté. [[René d'Anjou]] y séjourne régulièrement avec Jeanne de Laval, qui se plaisant dans cette ville, assura la prospérité des habitants en leur réservant les communaux par la charte du {{date|2 mai 1971}}. Le château et ses abords sont clos d'une muraille jusqu'au {{XVIe}}. L'édifice est ensuite démantelé au siècle suivant<ref name="cport-1965">Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|I}} (A-C), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1965, 2e éd. (1re éd. 1874), {{p.|272-286}}</ref>.
Plusieurs vestiges préhistoriques recueillis sur le territoire témoignent d'une occupation ancienne. Une cité gallo-romaine est située du côté de Saint-Pierre-du-Lac, lieu de peuplement initial, au sud-ouest du bourg actuel. Au Moyen Âge, la seigneurie fait partie dès le {{Xs}} du domaine comtal. La forêt comporte des droits d'usage qui favorise le défrichement. Un premier château est édifié au {{XIe}}, comme à [[Baugé]], par [[Foulques Nerra]]. Les habitants se regroupent désormais autour du Beau-Fort (''[[Beaufort|Bellum-Forte]]''). Toute la butte est alors entourée de murailles (ville close). Le défrichement et l'assèchement de la vallée contribuent au {{XIIs}} à la prospérité du pays. Un nouveau château est construit au [[1301|{{XIVs}}]] ; époque à laquelle la terre est érigée en vicomté puis en comté. [[René d'Anjou]] y séjourne régulièrement avec Jeanne de Laval, qui se plaisant dans cette ville, assura la prospérité des habitants en leur réservant les communaux par la charte du {{date|2 mai 1971}}. Le château et ses abords sont clos d'une muraille jusqu'au {{XVIe}}. L'édifice est ensuite démantelé au siècle suivant<ref name="cport-1965">Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|I}} (A-C), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1965, 2e éd. (1re éd. 1874), {{p.|272-286}}</ref>{{,}}<ref>Conseil général de Maine-et-Loire - Service départemental de l'Inventaire (Ronan Durandière), ''Portes de ville en Anjou : L'Anjou et ses 32 villes closes'', coll. ''Reflets - Patrimoine de Maine-et-Loire'', septembre 2003</ref>.


Sous l'Ancien Régime, la ville est le siège de la sénéchaussée royale de Beaufort-en-Anjou<ref>''Le trait d'union de Beaufort-en-Vallée'', publication de la mairie de Beaufort-en-Vallée, juillet 2007, p. 1</ref>.
Sous l'Ancien Régime, la ville est le siège de la sénéchaussée royale de Beaufort-en-Anjou<ref>''Le trait d'union de Beaufort-en-Vallée'', publication de la mairie de Beaufort-en-Vallée, juillet 2007, p. 1</ref>.
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Le [[Musée Joseph-Denais de Beaufort-en-Vallée|musée Joseph-Denais]] est un cabinet de curiosité, présentant divers objets allant de la Préhistoire à des œuvres contemporaines. Il a été constitué à son origine de dons de collections réunies par Joseph Denais, natif de la commune, dont la collection étrusque, une lampe en terre cuite<ref>Mairie de Beaufort-en-Vallée, ''Musée'', 2013-2015</ref>{{,}}<ref>[[Musée Joseph-Denais de Beaufort-en-Vallée]], 2010-2019</ref>{{,}}<ref>Dominique Frère, ''Les collections étrusques de deux musées de l'Ouest de la France : Beaufort-en-Vallée et Château-Gontier'', dans ''Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest'', t. 103, n° 4, 1996, p. 7-24</ref>{{,}}<ref>Xavier Delestre, ''Contribution à l'étude des lampes antiques en forme de pied'', dans ''Revue archéologique du Centre de la France'', t. 18, fascicule 3-4, 1979, p. 175-176</ref>.
Le [[Musée Joseph-Denais de Beaufort-en-Vallée|musée Joseph-Denais]] est un cabinet de curiosité, présentant divers objets allant de la Préhistoire à des œuvres contemporaines. Il a été constitué à son origine de dons de collections réunies par Joseph Denais, natif de la commune, dont la collection étrusque, une lampe en terre cuite<ref>Mairie de Beaufort-en-Vallée, ''Musée'', 2013-2015</ref>{{,}}<ref>[[Musée Joseph-Denais de Beaufort-en-Vallée]], 2010-2019</ref>{{,}}<ref>Dominique Frère, ''Les collections étrusques de deux musées de l'Ouest de la France : Beaufort-en-Vallée et Château-Gontier'', dans ''Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest'', t. 103, n° 4, 1996, p. 7-24</ref>{{,}}<ref>Xavier Delestre, ''Contribution à l'étude des lampes antiques en forme de pied'', dans ''Revue archéologique du Centre de la France'', t. 18, fascicule 3-4, 1979, p. 175-176</ref>.
== Activités économiques ==
La ville se trouve dans le '''Val d'Authion''', vaste zone agricole irriguée par la rivière de l'[[Authion]]. On trouvait autrefois dans la vallée de Beaufort une importante culture du chanvre et une industrie de tissage. Délaissé au profit des matières synthétiques, de nouvelles cultures sont créées, celle des portes-graines ; production de semences fourragères, potagères et florales. Au début du {{XXs}}, les communes angevines qui cultivent le plus de porte-graines sont Saint-Mathurin, La Ménitré, Les Rosiers, Beaufort-en-Vallée, Mazé, Brain-sur-Authion, Corné, La Daguenière, La Bohalle, Andard, Saint-Clément-des-Levées, Saint-Martin-de-la-Place, Longué, Fontaine-Guérin, toutes situées sur la rive droite de la Loire. Dans les années 1960, Beaufort-en-Vallée est l'un des principaux centres de cette production, en partie exportée<ref name="cport-1965" />{{,}}<ref>I. Deguil, ''L'horticulture en Anjou'', dans ''Annales de Géographie'', t. 42, n° 240, 1933, p. 601-609</ref>. Côté horticulture, on y trouve le siège de l'importante unité de production des [[pépinières Hortival Minier]]<ref>Le Courrier de l'Ouest (Chloé Bossard), ''Hortival, du nouveau au jardin'', édition du 25 juillet 2022, p. 4</ref>.
Au début du {{XXIs}}, sur les {{unité|445|établissements}} en activité, 13 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 18 % sur le département), 6 % de celui de l'industrie, 11 % de la construction, 54 % du commerce et des services et 15 % du secteur de l'administration et de la santé<ref>Insee, ''Chiffres clés du département de Maine-et-Loire (49)'', données 2009 ([[Nombre d'établissements par commune/2009|lire]])</ref>.
La culture de chanvre à fibres est relancée à la fin des années 2010 par la [[coopérative Hemp it]], la demande étant en forte augmentation<ref>Le Courrier de l'Ouest (Christophe Ricci), ''Hemp It, la coopérative de semences de chanvre installée à Beaufort-en-Anjou fête ses soixante ans'', 28 juin 2024</ref>.


== Espace et territoire ==
== Espace et territoire ==
Beaufort-en-Vallée s'étend sur {{unité|35.66|km|2}} ({{unité|3566|hectares}}) et son altitude varie de 17 à {{unité|51|mètres}}<ref>IGN, ''Répertoire géographique des communes (RGC)'', données 2014 ([[Altitude des communes de Maine-et-Loire|altitude]], [[Superficie des communes de Maine-et-Loire|superficie]])</ref>. Son territoire se partage entre le val d'Anjou et le plateau du Baugeois<ref>''Atlas des paysages de Maine et Loire'', voir [[Liste des unités paysagères de Maine-et-Loire|unités paysagères]].</ref>.
Beaufort-en-Vallée s'étend sur {{unité|35.66|km|2}} ({{unité|3566|hectares}}) et son altitude varie de 17 à {{unité|51|mètres}}<ref>IGN, ''Répertoire géographique des communes (RGC)'', données 2014 ([[Altitude des communes de Maine-et-Loire|altitude]], [[Superficie des communes de Maine-et-Loire|superficie]])</ref>. Son territoire se partage entre le val d'Anjou et le plateau du Baugeois<ref>''Atlas des paysages de Maine et Loire'', voir [[Liste des unités paysagères de Maine-et-Loire|unités paysagères]].</ref>.
Agriculture : La ville se trouve dans le '''Val d'Authion''', vaste zone agricole irriguée par la rivière de l'[[Authion]]. On trouvait autrefois dans la vallée de Beaufort une importante culture du chanvre et une industrie de tissage. À sa disparition, de nouvelles cultures sont créées, celle des portes-graines ; production de semences fourragères, potagères et florales. Au début du {{XXs}}, les communes angevines qui cultivent le plus de porte-graines sont Saint-Mathurin, La Ménitré, Les Rosiers, Beaufort-en-Vallée, Mazé, Brain-sur-Authion, Corné, La Daguenière, La Bohalle, Andard, Saint-Clément-des-Levées, Saint-Martin-de-la-Place, Longué, Fontaine-Guérin, toutes situées sur la rive droite de la Loire. Dans les années 1960, Beaufort-en-Vallée est l'un des principaux centres de cette production, en partie exportée<ref name="cport-1965" />{{,}}<ref>I. Deguil, ''L'horticulture en Anjou'', dans ''Annales de Géographie'', t. 42, n° 240, 1933, p. 601-609</ref>. Côté horticulture, on y trouve le siège de l'importante unité de production des [[pépinières Hortival Minier]]<ref>Le Courrier de l'Ouest (Chloé Bossard), ''Hortival, du nouveau au jardin'', édition du 25 juillet 2022, p. 4</ref>.


Randonnées : Les vallées de l'Authion et du Couasnon. Venant du village voisin de [[Longué-Jumelles]], la rivière l'[[Authion]] traverse son territoire, et en marque sa limite Sud. Au delà c'est la commune de [[La Ménitré]]<ref>[[Authion|Authion (rivière)]], 2018</ref>. En aval de [[Gée]], son affluent le [[Couasnon]] traverse également son territoire<ref>[[Couasnon|Couasnon (rivière)]], 2013</ref>.
Randonnées : Les vallées de l'Authion et du Couasnon. Venant du village voisin de [[Longué-Jumelles]], la rivière l'[[Authion]] traverse son territoire, et en marque sa limite Sud. Au delà c'est la commune de [[La Ménitré]]<ref>[[Authion|Authion (rivière)]], 2018</ref>. En aval de [[Gée]], son affluent le [[Couasnon]] traverse également son territoire<ref>[[Couasnon|Couasnon (rivière)]], 2013</ref>.
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[[Catégorie:Commune déléguée|Beaufort-en-Vallee]]
[[Catégorie:Commune déléguée|Beaufort-en-Vallee]]
[[Catégorie:Commune disparue au XXIe]]
[[Catégorie:Baugeois|Beaufort-en-Vallee]]
[[Catégorie:Baugeois|Beaufort-en-Vallee]]
[[Catégorie:Beaufort-en-Vallée]]
[[Catégorie:Beaufort-en-Vallée]]
[[Catégorie:ville close]]