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« Montfaucon-sur-Moine » : différence entre les versions

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== Histoire et patrimoine ==
== Histoire et patrimoine ==
Au Moyen Âge, la châtellenie de Montfaucon est jointe à Champtoceaux. La localité, ville close, est mentionnée au {{XIs}} sous le nom de ''[[Montfaucon|Chiminus Monfalconensis]]''. Elle est marche commune d'Anjou et de Bretagne. Dans le même temps, la seigneurie de Montigné relève de Montfaucon. L'intégration des [[Mauges]] à l'Anjou au {{XIs}} est complétée par l'édification de plusieurs forteresses par [[Foulques Nerra]], dont celle de Montfaucon. Au {{XVIIIe}}, les trois {{abréviation|paroisses|subdivision de base au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime}} de Montfaucon, que sont Saint-Jacques, Notre-Dame et Saint-Jean, sont du diocèse de Nantes et du doyenné de Clisson. Elles dépendent de la généralité de Tours, du baillage, élection et subdélégation d'Angers. À la réorganisation administrative qui suit la Révolution, Montfaucon devient chef-lieu du canton composé de Montfaucon, Montigné et Saint-Germain. La fin du {{XVIIIe}} est marquée, comme dans toute la région, par la guerre civile dite guerre de Vendée. C'est sur la commune qu'est signée en 1800 la pacification avec les chefs vendéens (traité de paix de Montfaucon), qui met fin à la rébellion des Chouans de la rive gauche de la Loire, et en 1815 celle avec l'état-major du marquis d'Autichamp<ref name="cport-1978">Célestin Port (révisé par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Robert Favreau et Cécile Souchon), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|II}} (D-M), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1978, 2e éd. (1re éd. 1876), {{p.|457-458}} (Montfaucon) et {{p.|460-461}} (Montigné)</ref>{{,}}<ref>Teddy Verron, ''L'intégration des Mauges à l'Anjou au XIe siècle'', Pulim (Limoges), 2007, p. 168</ref>{{,}}<ref>Yves Gras, ''La guerre de Vendée : 1793-1796'', coll. ''Campagnes et stratégies'', Economica (Paris), 1994, p. 173</ref>{{,}}<ref>Sud Ouest (Jean-Clément Martin), ''Février 1795 : Le traité de paix entre Républicains et Vendéens'', 28 mai 2018</ref>{{,}}<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Sèvremoine. La paix de Montfaucon fait débat'', 10 octobre 2020</ref>.
Au Moyen Âge, la châtellenie de Montfaucon est jointe à Champtoceaux. La localité, ville close, est mentionnée au {{XIs}} sous le nom de ''[[Montfaucon|Chiminus Monfalconensis]]''. Elle est marche commune d'Anjou et de Bretagne. Dans le même temps, la seigneurie de Montigné relève de Montfaucon. L'intégration des [[Mauges]] à l'Anjou au {{XIs}} est complétée par l'édification de plusieurs forteresses par [[Foulques Nerra]], dont celle de Montfaucon. Au {{XVIIIe}}, les trois {{abréviation|paroisses|subdivision de base au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime}} de Montfaucon, que sont Saint-Jacques, Notre-Dame et Saint-Jean, sont du diocèse de Nantes et du doyenné de Clisson. Elles dépendent de la généralité de Tours, du baillage, élection et subdélégation d'Angers. À la réorganisation administrative qui suit la Révolution, Montfaucon devient chef-lieu du canton composé de Montfaucon, Montigné et Saint-Germain. La fin du {{XVIIIe}} est marquée, comme dans toute la région, par la guerre civile dite guerre de Vendée. C'est sur la commune qu'est signée en 1800 la pacification avec les chefs vendéens (traité de paix de Montfaucon), qui met fin à la rébellion des Chouans de la rive gauche de la Loire, et en 1815 celle avec l'état-major du marquis d'Autichamp<ref name="cport-1978">Célestin Port (révisé par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Robert Favreau et Cécile Souchon), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|II}} (D-M), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1978, 2e éd. (1re éd. 1876), {{p.|457-458}} (Montfaucon) et {{p.|460-461}} (Montigné)</ref>{{,}}<ref>Conseil général de Maine-et-Loire - Service départemental de l'Inventaire (Ronan Durandière), ''Portes de ville en Anjou : L'Anjou et ses 32 villes closes'', coll. ''Reflets - Patrimoine de Maine-et-Loire'', septembre 2003</ref>{{,}}<ref>Teddy Verron, ''L'intégration des Mauges à l'Anjou au XIe siècle'', Pulim (Limoges), 2007, p. 168</ref>{{,}}<ref>Yves Gras, ''La guerre de Vendée : 1793-1796'', coll. ''Campagnes et stratégies'', Economica (Paris), 1994, p. 173</ref>{{,}}<ref>Sud Ouest (Jean-Clément Martin), ''Février 1795 : Le traité de paix entre Républicains et Vendéens'', 28 mai 2018</ref>{{,}}<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Sèvremoine. La paix de Montfaucon fait débat'', 10 octobre 2020</ref>.


Montfaucon fusionne le {{date|29 février [[2000]]}} avec [[Montigné-sur-Moine|Montigné]] (fusion simple), qui devient [[Montfaucon-Montigné]]. Le nouveau chef lieu est fixé à celui de Montfaucon<ref name="ap-28fevr2000">Préfecture de Maine-et-Loire, ''Arrêté préfectoral du 28 février 2000'' promulguant la création de la nouvelle commune de Montfaucon-Montigné, à effet au 29 février 2000 — Voir [[création de la nouvelle commune de Montfaucon-Montigné (2000)]].</ref>.
Montfaucon fusionne le {{date|29 février [[2000]]}} avec [[Montigné-sur-Moine|Montigné]] (fusion simple), qui devient [[Montfaucon-Montigné]]. Le nouveau chef lieu est fixé à celui de Montfaucon<ref name="ap-28fevr2000">Préfecture de Maine-et-Loire, ''Arrêté préfectoral du 28 février 2000'' promulguant la création de la nouvelle commune de Montfaucon-Montigné, à effet au 29 février 2000 — Voir [[création de la nouvelle commune de Montfaucon-Montigné (2000)]].</ref>.
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[[Catégorie:Commune disparue au XXe]]
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[[Catégorie:Montfaucon-Montigné]]
[[Catégorie:Montfaucon-Montigné]]
[[Catégorie:ville close]]