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« Gennes » : différence entre les versions

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Un rapprochement intervient au début du {{XXIs}}, le {{date|1{{er}} janvier 2016}}, entre les communes de [[Chênehutte-Trèves-Cunault]], Gennes, [[Grézillé]], [[Saint-Georges-des-Sept-Voies]] et [[Le Thoureil]], qui forment la commune nouvelle de [[Gennes-Val de Loire (ancienne)|Gennes-Val de Loire (I)]]. Gennes devient une commune déléguée et le siège de la nouvelle commune<ref>Préfecture de Maine-et-Loire, ''Arrêté préfectoral n° DRCL-BCL-2015-62'', du 5 octobre 2015 — Voir [[création de la nouvelle commune de Gennes-Val de Loire (2016)]].</ref>.
Un rapprochement intervient au début du {{XXIs}}, le {{date|1{{er}} janvier 2016}}, entre les communes de [[Chênehutte-Trèves-Cunault]], Gennes, [[Grézillé]], [[Saint-Georges-des-Sept-Voies]] et [[Le Thoureil]], qui forment la commune nouvelle de [[Gennes-Val de Loire (ancienne)|Gennes-Val de Loire (I)]]. Gennes devient une commune déléguée et le siège de la nouvelle commune<ref>Préfecture de Maine-et-Loire, ''Arrêté préfectoral n° DRCL-BCL-2015-62'', du 5 octobre 2015 — Voir [[création de la nouvelle commune de Gennes-Val de Loire (2016)]].</ref>.


La commune de Gennes est jusqu'alors intégrée à la communauté de communes [[Communauté de communes du Gennois|du Gennois]], et se trouve dans le canton [[Canton de Doué-la-Fontaine|de Doué-la-Fontaine]], après disparition de celui [[Canton de Gennes|de Gennes]] dont elle était le chef-lieu depuis 1793<ref name="ehess">École des hautes études en sciences sociales (EHESS), ''Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui - Notice communale de Gennes'', 2007</ref>, et l'arrondissement [[Arrondissement de Saumur|de Saumur]].
La commune de Gennes est jusqu'alors intégrée à la communauté de communes [[Communauté de communes du Gennois|du Gennois]], et se trouve dans le canton [[Canton de Doué-la-Fontaine|de Doué-la-Fontaine]], après disparition de celui [[Canton de Gennes|de Gennes]] dont elle était le chef-lieu depuis 1793, et l'arrondissement [[Arrondissement de Saumur|de Saumur]]<ref name="ehess">École des hautes études en sciences sociales (EHESS), ''Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui - Notice communale de Gennes'', 2007</ref>.


Son code commune (Insee) est 49149 et son code postal est 49350. Ses habitants se nomment (gentilé) Gennois, Gennoises. Ce sont des [[berlot]]s<ref>Le Courrier de l'Ouest (Pierre-Louis Augereau), ''Les Rosiers-sur-Loire Quand « berlots et vallerots » se rassemblent'', 29 janvier 2018</ref>. Elle compte {{unité|1944|habitants}} en 1999, {{formatnum:1952}} en 2006 et {{formatnum:2335}} en 2015<ref>Insee, ''Population légale (population municipale)'' — Voir [[Population de Maine-et-Loire|Population]] ([[Population de Maine-et-Loire/1800|1800]], [[Population de Maine-et-Loire/1999|1999]], [[Population de Maine-et-Loire/2006|2006]], [[Population de Maine-et-Loire/2015|2015]]).</ref>.
Son code commune (Insee) est 49149 et son code postal est 49350. Ses habitants se nomment (gentilé) Gennois, Gennoises. Ce sont des [[berlot]]s<ref>Le Courrier de l'Ouest (Pierre-Louis Augereau), ''Les Rosiers-sur-Loire Quand « berlots et vallerots » se rassemblent'', 29 janvier 2018</ref>. Elle compte {{unité|1944|habitants}} en 1999, {{formatnum:1952}} en 2006 et {{formatnum:2335}} en 2015<ref>Insee, ''Population légale (population municipale)'' — Voir [[Population de Maine-et-Loire|Population]] ([[Population de Maine-et-Loire/1800|1800]], [[Population de Maine-et-Loire/1999|1999]], [[Population de Maine-et-Loire/2006|2006]], [[Population de Maine-et-Loire/2015|2015]]).</ref>.
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Gennes est situé sur un des points de franchissement de la Loire, à la jonction de deux anciennes voies romaines, l'une venant de Chênehutte et se dirigeant vers Brissac, et l'autre se dirigeant vers Doué. C'est alors une importante agglomération gallo-romaine. La localité est mentionnée au {{VIs}} sous le nom de ''Geinensis''. Au Moyen Âge, son territoire relève du seigneur de Trèves, et à celui de La Harielle et de Joreau pour Saint-Vérin, et à celui de Sous-le-Puy pour Saint-Eusèbe. Au {{XVIIIe}}, Gennes relève de la subdélégation de Saumur<ref name="cport-1978">Célestin Port (révisé par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Robert Favreau et Cécile Souchon), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|II}} (D-M), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1978, 2e éd. (1re éd. 1876), {{p.|225-229}}</ref>.
Gennes est situé sur un des points de franchissement de la Loire, à la jonction de deux anciennes voies romaines, l'une venant de Chênehutte et se dirigeant vers Brissac, et l'autre se dirigeant vers Doué. C'est alors une importante agglomération gallo-romaine. La localité est mentionnée au {{VIs}} sous le nom de ''Geinensis''. Au Moyen Âge, son territoire relève du seigneur de Trèves, et à celui de La Harielle et de Joreau pour Saint-Vérin, et à celui de Sous-le-Puy pour Saint-Eusèbe. Au {{XVIIIe}}, Gennes relève de la subdélégation de Saumur<ref name="cport-1978">Célestin Port (révisé par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Robert Favreau et Cécile Souchon), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|II}} (D-M), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1978, 2e éd. (1re éd. 1876), {{p.|225-229}}</ref>.


Lors des grands froids de janvier [[1880]], un amoncellement de glaces se produit sur la Loire. À Gennes, d'immenses glaçons s’accumulent contre les piles du pont, menaçant sa solidité<ref>''La banquise de Saumur'', ''Le Monde illustré'', directeur Paul Dalloz, 24{{e}} année, n° 1191,‎ du 24 janvier 1880, p. 54 ([[Le Monde illustré du 24 janvier 1880|lire]])</ref>.
La commune actuelle est constituée de la réunion de Saint-Vétérin, Saint-Eusèbe et Milly (loi du {{abréviation|5 pluviôse an VI|24 janvier 1798}})<ref name="cport-1978" />.


La région se trouve en juin [[1940]] dans la zone de combats de la défense de Saumur par les cadets de l'[[École de cavalerie]], notamment sur le pont qui relie Gennes aux [[Les Rosiers-sur-Loire|Rosiers-sur-Loire]]<ref name="cport-1978" />.
Lors des grands froids de janvier [[1880]], un amoncellement de glaces se produit sur la Loire. À Gennes, d'immenses glaçons s'accumulent contre les piles du pont, menaçant sa solidité<ref>''La banquise de Saumur'', ''Le Monde illustré'', directeur Paul Dalloz, 24{{e}} année, n° 1191,‎ du 24 janvier 1880, p. 54 ([[Le Monde illustré du 24 janvier 1880|lire]])</ref>.
 
Durant la Seconde Guerre mondiale la région se trouve dans la zone de combats de juin [[1940]] de la défense de Saumur par les cadets de l'[[École de cavalerie]], notamment les ponts qui relient Gennes aux [[Les Rosiers-sur-Loire|Rosiers-sur-Loire]]. Une défense est installée sur l'[[île de Gennes]]<ref name="cport-1978" />.


Le sol de la commune est riche en vestiges. La région Gennoise concentre la plus forte densité de mégalithes du département. Les vestiges gallo-romains y sont également nombreux. La présence de falaises a aussi favorisé l'apparition de constructions troglodytiques<ref name="cport-1978" />{{,}}<ref>Office de tourisme Saumur Val de Loire, ''Gennes'', 2023-2024</ref>.
Le sol de la commune est riche en vestiges. La région Gennoise concentre la plus forte densité de mégalithes du département. Les vestiges gallo-romains y sont également nombreux. La présence de falaises a aussi favorisé l'apparition de constructions troglodytiques<ref name="cport-1978" />{{,}}<ref>Office de tourisme Saumur Val de Loire, ''Gennes'', 2023-2024</ref>.
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== Espace et territoire ==
== Espace et territoire ==
Gennes (Maine-et-Loire) est située entre Angers et Saumur, sur un coteau de la rive gauche de la Loire<ref>Adolphe Joanne, ''Dictionnaire géographique administratif, postal, statistique, archéologique, etc.'', Hachette (Paris), 1869, p. 924</ref>. Elle s'étend sur près de {{unité|33|km|2}} ({{unité|3252|hectares}}), son altitude varie de 22 à {{unité|98|mètres}}<ref>IGN, ''Répertoire géographique des communes (RGC)'', données 2014 ([[Altitude des communes de Maine-et-Loire|altitude]], [[Superficie des communes de Maine-et-Loire|superficie]])</ref>, et se situe sur le val d'Anjou et le plateau du Saumurois<ref>''Atlas des paysages de Maine et Loire'', voir [[Liste des unités paysagères de Maine-et-Loire|unités paysagères]].</ref>.
Gennes (Maine-et-Loire) est située entre Angers et Saumur, sur un coteau de la rive gauche de la Loire<ref>Adolphe Joanne, ''Dictionnaire géographique administratif, postal, statistique, archéologique, etc.'', Hachette (Paris), 1869, p. 924</ref>. Elle s'étend sur près de {{unité|33|km|2}} ({{unité|3252|hectares}}), son altitude varie de 22 à {{unité|98|mètres}}<ref>IGN, ''Répertoire géographique des communes (RGC)'', données 2014 ([[Altitude des communes de Maine-et-Loire|altitude]], [[Superficie des communes de Maine-et-Loire|superficie]])</ref>, et se situe sur le val d'Anjou et le plateau du Saumurois<ref>''Atlas des paysages de Maine et Loire'', voir [[Liste des unités paysagères de Maine-et-Loire|unités paysagères]].</ref>. Sur le fleuve se trouve l'[[île de Gennes]], reliée aux rives par deux ponts, le pont de Gennes et le pont des Rosiers.
 
Hameaux et lieux-dits : [[Milly-le-Meugon|Milly]], Couesnes, Bouchet, La Bardinière, la Forêt, la Gennevraie, Sarré, Sarreau, Joreau, la Roche-Froissard et la Boussinière<ref name="cport-1978" />.


Elle est dans le périmètre du parc naturel [[Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine|Loire-Anjou-Touraine]]. La zone du Ruisseau de l'Avort, celle de la Vallée de la Loire amont, de Montsoreau aux Ponts-de-Cé, et celle de l'Étang de Joreau et [[forêt de Milly|bois de Milly]], sont classées [[Espaces naturels sensibles de Maine-et-Loire|espace naturel sensible]] (ENS)<ref>[[Espaces naturels sensibles de Maine-et-Loire]], 2018</ref>. La réserve naturelle régionale des étang et boisements de Joreau (RNR297), qui s'étend sur 92 hectares, a été classée en 2015<ref>Muséum national d'Histoire naturelle, ''Étang et boisements de Joreau (FR9300169)'', 2015</ref>.
Elle est dans le périmètre du parc naturel [[Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine|Loire-Anjou-Touraine]]. La zone du Ruisseau de l'Avort, celle de la Vallée de la Loire amont, de Montsoreau aux Ponts-de-Cé, et celle de l'Étang de Joreau et [[forêt de Milly|bois de Milly]], sont classées [[Espaces naturels sensibles de Maine-et-Loire|espace naturel sensible]] (ENS)<ref>[[Espaces naturels sensibles de Maine-et-Loire]], 2018</ref>. La réserve naturelle régionale des étang et boisements de Joreau (RNR297), qui s'étend sur {{unité|92|hectares}}, a été classée en 2015<ref>Muséum national d'Histoire naturelle, ''Étang et boisements de Joreau (FR9300169)'', 2015</ref>.


Balades et randonnées : les bords de [[Loire]]. Le sentier [[Sentier GR 3]] (Montsoreau, Champtoceaux) passe par la commune. L'office de tourisme du Gennois se trouve à Gennes, place de l'Étoile.
Balades et randonnées : les bords de [[Loire]], l'île de Gennes. Le sentier [[Sentier GR 3]] (Montsoreau, Champtoceaux) passe par la commune. L'office de tourisme du Gennois se trouve à Gennes, place de l'Étoile.


{{Randonnée gr3 | ouest = [[Saint-Georges-des-Sept-Voies]] | est = [[Chênehutte-Trèves-Cunault]] }}
{{Randonnée gr3 | ouest = [[Saint-Georges-des-Sept-Voies]] | est = [[Chênehutte-Trèves-Cunault]] }}