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Des millions de réfugiés [[Les Belges en Anjou depuis l'exode de 1940|belges]] et [[L'exode de juin 1940|français]] fuient vers le sud, sur les routes et en train, passant en désordre la Loire notamment à Saumur<ref name="dmca-loire">Direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA), ''Juin 1940. Les combats de la Loire'', MINDEF/SGA/DMPA, janvier 2026</ref>. | Des millions de réfugiés [[Les Belges en Anjou depuis l'exode de 1940|belges]] et [[L'exode de juin 1940|français]] fuient vers le sud, sur les routes et en train, passant en désordre la Loire notamment à Saumur<ref name="dmca-loire">Direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA), ''Juin 1940. Les combats de la Loire'', MINDEF/SGA/DMPA, janvier 2026</ref>. | ||
'''Défense de la Loire''' : Les cadets de [[Saumur]] et d'autres éléments de l'armée française s'opposent sur la Loire en juin 1940 à l'avancée des troupes allemandes. Le colonel Michon, commandant l'[[École de cavalerie]] de Saumur, a reçu comme mission d'interdire le passage à l'ennemi de Candes au Thoureil. Sur les {{unité|2500|combattants}}, 800 sont des cadets de Saumur. Le 19 juin, les combattants français minent le pont des [[Les Rosiers-sur-Loire|Rosiers-sur-Loire]] qui est détruit. Pendant plus de deux jours, il réussissent à bloquer plus de deux divisions allemandes. Un mémorial des cadets de Saumur et des tirailleurs algériens tués lors de ces combats sera plus tard édifié à [[Gennes]], auprès de l'église Saint-Eusèbe<ref>Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|III}} (N-R), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1989 (2e éd.), {{p.|509-510}}</ref>{{,}}<ref name="dmca-loire" />{{,}}<ref name="sk-9juin2010">Saumur Kiosque (dir. Patrick Robert), ''18 juin : 70ème anniversaire des combats des Cadets de Saumur '', 9 juin 2010</ref>{{,}}<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Gennes. Les Cadets de Saumur ont suscité le respect des ennemis'', 4 octobre 2020</ref>. | '''Défense de la Loire''' : Les cadets de [[Saumur]] et d'autres éléments de l'armée française s'opposent sur la Loire en {{date|juin 1940}} à l'avancée des troupes allemandes. Le colonel Michon, commandant l'[[École de cavalerie]] de Saumur, a reçu comme mission d'interdire le passage à l'ennemi de Candes au Thoureil. Sur les {{unité|2500|combattants}}, 800 sont des cadets de Saumur. Le 19 juin, les combattants français minent le pont des [[Les Rosiers-sur-Loire|Rosiers-sur-Loire]] qui est détruit. Pendant plus de deux jours, il réussissent à bloquer plus de deux divisions allemandes. Un mémorial des cadets de Saumur et des tirailleurs algériens tués lors de ces combats sera plus tard édifié à [[Gennes]], auprès de l'église Saint-Eusèbe<ref>Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|III}} (N-R), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1989 (2e éd.), {{p.|509-510}}</ref>{{,}}<ref name="dmca-loire" />{{,}}<ref name="sk-9juin2010">Saumur Kiosque (dir. Patrick Robert), ''18 juin : 70ème anniversaire des combats des Cadets de Saumur '', 9 juin 2010</ref>{{,}}<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Gennes. Les Cadets de Saumur ont suscité le respect des ennemis'', 4 octobre 2020</ref>. | ||
D'autres ouvrages sont détruits en juin par l'armée française pour contrecarrer l'avancée allemande comme le pont Bretagne-Anjou entre Ancenis (Loire-Atlantique) et Liré (Maine-et-Loire)<ref>Ouest-France, ''Si le pont Bretagne-Anjou a 70 ans, sa levée côté Liré remonte à 1837'', 5 juin 2023</ref>. | D'autres ouvrages sont détruits en juin par l'armée française pour contrecarrer l'avancée allemande comme le pont Bretagne-Anjou entre Ancenis (Loire-Atlantique) et Liré (Maine-et-Loire)<ref>Ouest-France, ''Si le pont Bretagne-Anjou a 70 ans, sa levée côté Liré remonte à 1837'', 5 juin 2023</ref>. | ||
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En moins de trois jours, du 19 au 21 juin, les Allemands se rendent maître du département. Le lendemain, le nouveau gouvernement Pétain signe l'armistice. Le Maine-et-Loire devient une place stratégique pour l'envahisseur qui y installe des directions opérationnelles<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Blaison-Saint-Sulpice. Ils ont lutté contre les Nazis pendant la guerre'', 24 août 2023 (d'après des documents du Sablier, société d'histoire de Blaison-Saint-Sulpice)</ref>. | En moins de trois jours, du 19 au 21 juin, les Allemands se rendent maître du département. Le lendemain, le nouveau gouvernement Pétain signe l'armistice. Le Maine-et-Loire devient une place stratégique pour l'envahisseur qui y installe des directions opérationnelles<ref>Le Courrier de l'Ouest, ''Blaison-Saint-Sulpice. Ils ont lutté contre les Nazis pendant la guerre'', 24 août 2023 (d'après des documents du Sablier, société d'histoire de Blaison-Saint-Sulpice)</ref>. | ||
'''Occupation''' : L'armée allemande occupe [[Angers]] à partir de juin 1940, qui devient le siège d'une Kommandantur régionale. Le domaine de Pignerolle à [[Saint-Barthélemy-d'Anjou]] est occupé à partir du 8 juillet par l'armée allemande qui y installe le siège de l'état-major de la Kriegsmarine<ref name="cport-1965" />{{,}}<ref>Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|IV}} (S-Z), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1996 (2e éd.), {{p.|32}}</ref>. | '''Occupation''' : L'armée allemande occupe [[Angers]] à partir de {{date|juin 1940}}, qui devient le siège d'une Kommandantur régionale. Le domaine de Pignerolle à [[Saint-Barthélemy-d'Anjou]] est occupé à partir du 8 juillet par l'armée allemande qui y installe le siège de l'état-major de la Kriegsmarine<ref name="cport-1965" />{{,}}<ref>Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|IV}} (S-Z), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1996 (2e éd.), {{p.|32}}</ref>. | ||
L'[[Avrillé - Aérodrome|aérodrome d'Avrillé]] est occupé par la Wehrmacht qui met en place des batteries de {{abréviation|DCA|défense contre l'aviation}}<ref>Ouest-France, ''En 1944, le terrain d'aviation ravagé par les bombes'', 27 mai 2014</ref>. | L'[[Avrillé - Aérodrome|aérodrome d'Avrillé]] est occupé par la Wehrmacht qui met en place des batteries de {{abréviation|DCA|défense contre l'aviation}}<ref>Ouest-France, ''En 1944, le terrain d'aviation ravagé par les bombes'', 27 mai 2014</ref>. | ||
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La ville de [[Cholet]] aménage des baraquements rue de Lorraine pour les réfugiés et les sinistrés<ref>Archives municipales de Cholet, ''L'habitat provisoire de l'après-guerre'', 2022-2023</ref>. | La ville de [[Cholet]] aménage des baraquements rue de Lorraine pour les réfugiés et les sinistrés<ref>Archives municipales de Cholet, ''L'habitat provisoire de l'après-guerre'', 2022-2023</ref>. | ||
'''Administration préfectorale''' : Jean Roussillon devient préfet de Maine-et-Loire le 16 août 1940<ref>Préfecture de Maine-et-Loire, ''Histoire de la préfecture et des préfets'', 1 octobre 2012</ref>. | '''Administration préfectorale''' : Jean Roussillon devient préfet de Maine-et-Loire le {{date|16 août 1940}}<ref>Préfecture de Maine-et-Loire, ''Histoire de la préfecture et des préfets'', 1 octobre 2012</ref>. | ||
'''Résistance''' : La Résistance s'organise en Anjou autour de quelques mouvements principaux. [[Victor Chatenay]] crée le mouvement de résistance « Honneur et Patrie » avec Barbara Stirling-Chatenay, sa femme<ref>Bertrand Gogendeau et Dominique Philippe, ''Angers, honneur et patrie : le réseau de résistance angevin dirigé par Victor Chatenay, 1940-1944'', Éd. l'Harmattan (Paris), 2014</ref>{{,}}<ref>Ouest-France (Benoît Robert), ''Victor Chatenay, figure du résistant angevin'', 6 octobre 2016 (d'après ''1940-1945 : des Angevins en résistance'', éd. Archives départementales | '''Résistance''' : La Résistance s'organise en Anjou autour de quelques mouvements principaux. [[Victor Chatenay]] crée le mouvement de résistance « Honneur et Patrie » avec Barbara Stirling-Chatenay, sa femme<ref>Bertrand Gogendeau et Dominique Philippe, ''Angers, honneur et patrie : le réseau de résistance angevin dirigé par Victor Chatenay, 1940-1944'', Éd. l'Harmattan (Paris), 2014</ref>{{,}}<ref>Ouest-France (Benoît Robert), ''Victor Chatenay, figure du résistant angevin'', 6 octobre 2016 (d'après ''1940-1945 : des Angevins en résistance'', éd. Archives départementales de Maine-et-Loire, octobre 2016)</ref>. | ||
C'est à partir de [[Grugé-l'Hôpital]], où habite sa sœur, que Philippe de Hauteclocque obtient en {{date|juin 1940}} de faux papiers sous le nom de Leclerc, lui permettant de partir en Espagne puis de rejoindre en juillet le général de Gaulle à Londres<ref>Pierre-Louis Augereau, ''Anjou insolite et secret'', coll. ''Le guide écrit par les habitants'', Éditions Jonglez (Versailles), 2025, p. 40-41</ref>. | |||
'''Personnalités''' : [[Danièle Sallenave]] naît le {{date|28 octobre 1940}} à Angers. Elle sera l'auteur de plusieurs ouvrages et membre de l'Académie française. | '''Personnalités''' : [[Danièle Sallenave]] naît le {{date|28 octobre 1940}} à Angers. Elle sera l'auteur de plusieurs ouvrages et membre de l'Académie française. | ||