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« L'agglomération hospitalière de Cholet par É. Morin » : différence entre les versions

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Si l’on s’intéresse maintenant à l’ouverture sur la ville, fortement revendiquée par M. Jeanneau<ref>Hubert Jeanneau, interrogé par des journalistes. ''Imago'', n° 24, janvier 2004, p. 4, et Le Courrier de l’Ouest, 26 septembre 2012.</ref>, sa mise en œuvre conduit les architectes à proposer une entrée et une façade spécifiques pour chacun des deux établissements et à les faire coïncider avec les deux styles de bâtiments. Le conservatoire s’impose dans l’architecture hospitalière, tournée vers le centre-ville et le théâtre s’épanouit dans la partie contemporaine, en direction de la rivière. Le travail sur les formes parachève le projet. L’ancien hôpital continue imperturbablement de proposer ses lignes régulières, nécessairement sobres et à vrai dire un peu austères. Les constructions contemporaines, par contraste, offrent un large éventail de volumes avec une progression de l’ouest vers l’est. La base en granit de l’ancien pavillon des femmes, à l’ouest, donne naissance à un soubassement habillé d’un parement de granit, très rectiligne à son début pour aboutir à des formes souples à l’est. De ce socle émergent trois structures tout en rondeur et en couleur, encastrées entre les dents du peigne. La dernière et la plus haute, celle du théâtre, présente de larges courbes accueillantes.
Si l’on s’intéresse maintenant à l’ouverture sur la ville, fortement revendiquée par M. Jeanneau<ref>Hubert Jeanneau, interrogé par des journalistes. ''Imago'', n° 24, janvier 2004, p. 4, et Le Courrier de l’Ouest, 26 septembre 2012.</ref>, sa mise en œuvre conduit les architectes à proposer une entrée et une façade spécifiques pour chacun des deux établissements et à les faire coïncider avec les deux styles de bâtiments. Le conservatoire s’impose dans l’architecture hospitalière, tournée vers le centre-ville et le théâtre s’épanouit dans la partie contemporaine, en direction de la rivière. Le travail sur les formes parachève le projet. L’ancien hôpital continue imperturbablement de proposer ses lignes régulières, nécessairement sobres et à vrai dire un peu austères. Les constructions contemporaines, par contraste, offrent un large éventail de volumes avec une progression de l’ouest vers l’est. La base en granit de l’ancien pavillon des femmes, à l’ouest, donne naissance à un soubassement habillé d’un parement de granit, très rectiligne à son début pour aboutir à des formes souples à l’est. De ce socle émergent trois structures tout en rondeur et en couleur, encastrées entre les dents du peigne. La dernière et la plus haute, celle du théâtre, présente de larges courbes accueillantes.


En 2003, le prix d’architecture départemental décerné à l’initiative du {{abréviation|CAUE|Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement}} et du [[Conseil général de Maine-et-Loire|conseil général du Maine-et-Loire]] consacre la première phase, alors réalisée, de l’Espace Saint-Louis. Les membres du jury mettent en avant l’essentiel de ce projet : d’une part, la fusion entre un substrat architectural datant de la fin du {{XIXs}} et des formes contemporaines remarquables venant se lover dans les interstices et d’autre part la fonctionnalité des lieux répondant aux attentes des usagers.
En 2003, le prix d’architecture départemental décerné à l’initiative du {{abréviation|CAUE|Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement}} et du conseil général du Maine-et-Loire consacre la première phase, alors réalisée, de l’Espace Saint-Louis. Les membres du jury mettent en avant l’essentiel de ce projet : d’une part, la fusion entre un substrat architectural datant de la fin du {{XIXs}} et des formes contemporaines remarquables venant se lover dans les interstices et d’autre part la fonctionnalité des lieux répondant aux attentes des usagers.


Ce vaste édifice offre un dialogue soutenu entre patrimoine réhabilité et architecture contemporaine et n’a dès lors pas d’égal dans la ville. La vigueur de la confrontation des styles n’entame en rien la subtilité générale de la proposition. L’austère hôpital demeure chaleureux et les formes contemporaines audacieuses se font délicates. Le site de l’agglomération hospitalière, profondément remanié, dévoile sa nouvelle vie.
Ce vaste édifice offre un dialogue soutenu entre patrimoine réhabilité et architecture contemporaine et n’a dès lors pas d’égal dans la ville. La vigueur de la confrontation des styles n’entame en rien la subtilité générale de la proposition. L’austère hôpital demeure chaleureux et les formes contemporaines audacieuses se font délicates. Le site de l’agglomération hospitalière, profondément remanié, dévoile sa nouvelle vie.