Cinémas d'Angers

De Wiki-Anjou
Carte postale du cinéma Familia.

La ville d'Angers, en Maine-et-Loire, compte deux cinémas à la fin des années 2010 (Les 400 coups et Pathé Angers), après en avoir compté une douzaine dans les années 1960.


Cinémas à Angers

Des tournées de passage apparaissent à la fin du XIXe siècle, puis un premier cinéma permanent ouvre sur la ville d'Angers le 15 décembre 1907 dans les locaux du cirque-théâtre (place Molière)[N 1]. Un établissement cinématographie ouvre l'année suivante rue Saint-Denis, les Fantaisies Cinéma, à proximité de la place du Ralliement, et un autre boulevard de Saumur, le Comorama mouvant. Ils disparaissent avant la Première Guerre mondiale. Un nouveau cinéma s'implante ensuite en 1922 rue Louis de Romain, le Cinéma Familia, qui devient ensuite le Palace, et le Cosmorama devient le Cinéma des Variétés. Plusieurs autres cinémas de quartier ouvrent au milieu du XXe siècle, la ville comptant sept salles dans les années 1950 et douze dans les années 1960[1],[2],[3],[4].

Le département de Maine-et-Loire compte 140 salles en 1930. Les salles se multiplient en ville à l'aube des années cinquante. Angers comptera une quinzaine de salles permanentes dont le Régent rue Lenepveu et l'Élysée avenue Patton, outre le Palace rue Louis de Romain et les Variétés boulevard Foch. S'en suivent l'Ariel boulevard Foch, le Colisée boulevard Foch, le Beaurepaire boulevard Dumesnil, l'Étoile rue Henri Fournier, le Pax rue Champ de Bataille, le Pélican place du Pélican, l'Impérator rue Gate Argent, le Familial rue d'Antioche, l'Anjou place Ney, le Rex rue Châteaugontier, le Français rue de la Gare, le Vauban avenue Vauban, le Paris aux Justices. Le cinéma Les Variétés, alors indépendant, reste longtemps la plus grande salle de la région[5],[6],[7],[8].

Un cinéma d'art et essai ouvre dans le centre-ville d'Angers en mars 1982, Les 400 coups[9], puis plus tard un multiplex cinématographique Gaumont dans le quartier Saint-Serge en décembre 2000[10]. Les cinémas l'Ariel et le Colisée ferment quant à eux à l'aube des années 2000, et le Gaumont Variétés du boulevard Foch ferme en octobre 2013[11],[12]. La ville ne compte plus alors que deux cinémas.

En 2015, un nouveau complexe cinématographique ouvre dans l'agglomération angevine, le Cinéville aux Ponts-de-Cé[13]. En 2017, les trois cinémas de l'agglomération affichent une fréquentation de 308 336 entrées pour Les 400 coups, environ 750 000 entrées pour le Gaumont multiplexe et 353 273 entrées pour le Cinéville des Ponts-de-Cé[14].

Les 400 coups

Inauguré le 18 mars 1982[9], le cinéma indépendant des 400 coups, situé rue Claveau à Angers[N 2], compte 7 salles en 2020. Sa programmation comporte des œuvres cinématographiques ayant un caractère de recherche et présentant un intérêt esthétique et sociologique[15]. L'établissement affiche 310 000 places vendues en 2013, avec The Grand Budapest Hôtel de Wes Anderson en tête des entrées[16]. Le cinéma reçoit aussi des séances projetées dans le cadre du festival Premiers plans[17].

Multiplexe Pathé

Inauguré le 19 décembre 2000[10], le cinéma multiplexe Gaumont, situé avenue des Droits de l'Homme à Angers[N 3], change d'enseigne en 2018 pour devenir Pathé Angers[18]. Il compte 12 salles en 2019, et franchit cette année-là le seuil des 700 000 entrées[19]. Sa programmation est tournée vers le grand public.

Notes

Sur le même sujet

Théâtres d'Angers
Musées d'art d'Angers
Salles de spectacles de Maine-et-Loire

Annotations

  1. Cirque-théâtre construit en 1866 quai Royal, devenu par la suite place Molière (dictionnaire Célestin Port 1965, op. cit., p. 140).
  2. Cinéma Les 400 coups, 12 rue Claveau à Angers (site web les400coups, localisation sur OpenStreetMap).
  3. Cinéma Pathé Angers, 1 avenue des Droits de l'Homme à Angers (page web cinema-pathe-angers, localisation sur OpenStreetMap).

Sources

  1. Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. 1, H. Siraudeau et Cie, 1965, p. 141
  2. Sylvain Bertoldi, Les premières salles de cinéma angevines, dans Vivre à Angers, 241, décembre 2000
  3. Joël Prévôt, La face cachée de la douceur angevine : mémoire d'un sapeur-pompier angevin, Cheminements, 2000, p. 45 (incendie au cinéma Les Variétés, boulevard Foch, le 4 mai 1930)
  4. Raymond Marchand, Le temps des restrictions : la vie des Angevins sous l'Occupation, Cheminements, 2000, p. 352 (les salles angevines des Variétés et du Palace sont les premières à relever leurs rideaux)
  5. Archives départementales de Maine-et-loire, Le premier siècle du cinéma en Anjou, 2010-2016
  6. Angers Villactu, La nouvelle vie des cinémas angevins, 17 avril 2015
  7. Salles de cinémas - Ciné façades, Palace (Angers - 49), 2011-2017
  8. Jacques Maillard (dir.), Angers XXe siècle, Ville d'Angers, 2000, p. 67
  9. a et b Archives municipales de la ville d'Angers, Almanach d'Angers 1978-1988, 24 mars 2006
  10. a et b Archives municipales de la ville d'Angers et d'Angers Loire Métropole, Almanach d'Angers 1999-2003, 1er juillet 2011
  11. Le Courrier de l'Ouest, Angers. Fermetures des cinémas boulevard Foch : les premiers coups durs en 2000, 8 et 9 octobre 2013
  12. Le Courrier de l'Ouest, Angers. Le Gaumont Variétés va fermer ses portes boulevard Foch le 20 octobre, 8 et 9 octobre 2013
  13. Le Courrier de l'Ouest, Les Ponts-de-Cé. Cinéma : le Cinéville ouvre ses salles le 14 octobre, 16 et 17 septembre 2015
  14. Ouest-France (Simon Vannereau), Cinéma. 1,4 million de cinéphiles dans les salles angevines en 2017, 10 janvier 2018
  15. Les 400 coups (SAS Cybelle), Présentation (Les 400 coups), 2007-2020
  16. Ouest-France (L. B.), Le palmarès des cinémas angevins, 6 février 2015
  17. Festival Premiers plans d'Angers, 33e édition - janvier 2021 - Les lieux du Festival, novembre 2020
  18. Le Courrier de l'Ouest, Angers. Le Multiplexe fait peau neuve : le cinéma Pathé efface Gaumont, 28 et 29 juin 2018
  19. Le Courrier de l'Ouest (Marie-Jeanne Le Roux), Angers. Pathé, Cinéville, 400 Coups : les cinémas de l'agglo cartonnent en 2019, 2 janvier 2020


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