Dictionnaire Célestin Port/1878 - Tome 3 - Page 394

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Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1878
Éditeur   Lachèse & Dolbeau, Libraires (Angers)
Note(s)   Tome troisième
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Dictionnaire Célestin Port de 1878, page 394.

SAINT-J — 394 — SAINT-J

le 7 août 1722. — On y voyait en 1787 un beau tableau, l’Histoire des Disciples d’Emmaüs — et dans l’église neuve, ont été recueillies deux pierres, trouvées dans l’ancien clocher, dont une porte inscrit : D. O. M, Et. in honorem BB. Marie virginis hanc lapidem posuit PP. D. F. Bréhier, D. J. Gaudiais, hujusce loci fundatoris vidua, d. Sab. m. J. 26 a. d. 1777 ; — l’autre : D. O. M. 26 septembre 1778 cel pierre a été bénie par V, et d. messire J. Béziau curé de Ste-Gemme-sur-Loire. Elle a été pozée par hault et puissant seigneur messire V. G. Valsh, comte de Serrant, seigneur de ce lieu, assisté de h. et p. seigneur messire C. Baudard de Vaudésir, baron de Ste-Gemmes, par les soins de M. Courballay, curé de cette paroisse. — Ce dernier curé, Courbalay, homme distingué et qui avait été reçu en 1789 dans la Société des Botanophiles, refusa le serment et s’associa à toutes les menées de résistance, organisées par le titulaire des Jobeaux, contre son successeur constitutionnel, Franç.-Joseph-Fidèle Faucheux, ancien vicaire de Lesvière, qui renonça à toutes fonctions ecclésiastiques, le 4 frimaire an II.

La terre faisait partie, comme les Jobeaux, des dépendances du comté de Serrant. En mai 1637 Guill. Bautru obtint môme des lettres patentes pour la création d’une foire, à tenir dans la vallée de Fosse le lendemain de la St -Barnabé (11 juin), mais qui ne tint pas.

Maires : Jean Peltier, 10 messidor an VIII, démissionnaire le 27 décembre 1825. — Jean Périgault, 14 janvier 1826, démissionnaire le 10 septembre 1830. — Pierre Dolbeau, capitaine retraité, 15 septembre 1830. — Jean-Pierre Bazouge, 8 juillet 1852, installé le 8 août, démissionnaire en 1856. — Mathurin Périgault, 22 novembre 1856. — Etienne Trottier, 28 juillet 1858, installé le 8 août, en fonctions, 1877.

Arch. de M.-et-L. B Présidial, 26 janvier 1639 ; G 194. — Arch. comm. de Ste-Gemmes-s.-L. Et.-C. — Revue d’Anjou, 1852, p. 42. — Pouillé, Mss. 648.— Mss. 1142, p. 121.

Saint-Jean-de-Linières, canton de Saint-Georges-sur-Loire (9 kil. 1/2), arrond. d’Angers (9 kil.). — Décima de Lineriis 1098 (Epît. St-Nic., p. 38). — Boscus Lineriarum 1156 (Gartul. St-Nic., f. 12). — Lineriarum boscus et terra 1136 (Epît. St-Nic., p. 70). — Capella de Lineriis 1150 (Ib., p. 76). — M. de Lyneres 1228 (H.-D. B 21, f. 17). — Saint-Jean-de-Lignières 1429 (G Cures). — Linières 1652 (Cart. d’Arthaud). — La Forestrie 1793. — Entre Beaucouzé (3 kil. 1/2) à l’E., Bouchemaine (6 kil.) au S.-E., Saint-Lambert-de-la-Poterie (3 kil.) au N. , Saint-Léger-des-Bois (3 kil. 700 m.) à l’O., Saint-Martin-du-Fouilloux (4 kil. 1/2) au S.-O., Savennières (9 kil.) au S.

Ensemble y pénètrent, en s’entrecroisant sur la limite même vers l’E., la route nationale d’Angers à Rennes, qui file directement (3 kil.), du S.-E. au N.-E., et la route nationale de Paris à Nantes, qui descend par le centre du territoire de l’E. au S.-O. (2 kil. 500), reliée presque à l’entrée par les chemins d’intérêt commun à droite de St-Augustin, à gauche de Bouchemaine.

Y naît le ruiss. du Moulinet, affluent du Boulet.

En dépendent les vill. et ham. de la Roche-au-Breuil (15 mais. , 63 hab.) , de la Boisnière (9 mais., 19 hab.), de la Frémonderie (7 mais., 23 hab.), des Rocheries (11 mais., 31 hab.), de la Mare (3 mais., 12 hab.), de la Saulaie (4 mais., 5 hab.), de Belair (6 mais., 23 hab.), de l’Abattoir (3 mais., 10 hab.) et 24 fermes ou écarts dont 10 groupes de 2 maisons.

Superficie : 866 hect. dont 6 hect. en vignes et 200 en bois, le principal massif formant la forêt de Linières, dans laquelle M. le baron de Herissem a fait bâtir un rendez-vous de chasse, avec écuries, chenils, maisons de piqueur et de jardinier, 1875 (archit. Beignet).

Population : 53 feux en 1720. — 73 feux, 318 hab. en 1789. — 87 feux, 337 h. en 1806. — 380 hab. en 1831. — 403 hab. en 1841. —440 h. 1851. — 416 hab. en 1856. — 425 hab. en 1861. — 390 hab. en 1866. — 398 hab. en 1872. — 369 hab. en 1876.

Bureau de poste d’Angers. — Perception de Savennières.

Assemblée le 24 juin, souvenir d’une ancienne foire déchue.

Il n’existe à proprement parler pas de bourg (5 mais., 5 mén., 19 hab.). — La Mairie, avec Ecole mixte, construite par adjudication du 20 mai 1839, s’élève au village de la Roche-au-Breuil, au carrefour des deux routes.

L’Eglise, dédiée à St Jean-Baptiste (succursale, 5 nivôse an XIII), est perdue dans les champs à 500 mèt. à l’écart de la route actuelle, à 1 kil. de la Roche-au-Breuil, enclavée à demi dans les dépendances d’une grosse ferme, les bâtiments et le jardin de la cure. — Vendue natt avec le cimetière le 12 septembre 1792 pour la somme de 250 l. à Julien Chevallier et rachetée le 19 ventôse an VII par Jacq. Macé, maire, et Jean Bourgonnier, « chirurgien-restaurateur », elle a été donnée par ces derniers à la commune, autorisée par arrêté du 17 messidor an X, à la charge d’y entretenir le culte catholique. L’édifice (20 mèt. sur 7) n’offre qu’une seule nef, d’aspect moderne, avec clocher carré du XVIIIe s. formant porche.

La commune a racheté le presbytère le 4 août 1817 des héritiers Préaubert. Une statue de saint Jean-Baptiste XVIIIe s. y est recueillie sur la chapelle du puits.

La grande voie d’Angers à Rennes traversait, comme aujourd’hui, toute la partie orientale du territoire, longeant à l’O. et de très-près la route actuelle et se détachant en dehors, dès la Croix-Neuve, de la route de Nantes, dont la direction n’a été modifiée qu’à la fin du XVIIIe s. Entre deux, ce semble, s’échappait une large voie, dont la chaussée traverse les bois, encore reconnaissable sur Linières et formant limite entre Savennières et St-Léger. Elle se poursuivait par Jaunay et Bon-Conseil probablement jusqu’à Chantocé. — En 1762 une buire romaine avec couvercle a été rencontrée dans les travaux de la route. — Jusqu’à la fin du XIe s. tout le pays, couvert par la


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