Dictionnaire Célestin Port/1878 - Tome 3 - Page 57

De Wiki-Anjou
Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1878
Éditeur   Lachèse & Dolbeau, Libraires (Angers)
Note(s)   Tome troisième
< précédentePage 57suivante >


Dictionnaire Célestin Port de 1878, page 57.

PAS — 57 — PAS

partie même de la rue vis-à-vis la mairie dépendant de Nueil, — en décroissance d’ailleurs rapide et profonde.

Foires : le mardi de Pâques et le 29 septembre jusqu’en 1820, plus le 26 décembre depuis 1825 jusqu’en 1854, — déchues depuis en simples assemblées, celle du 29 septembre transférée au lundi de la Pentecôte ; — les marchés même sont perdus. — La mesure locale comptait 16 boisseaux pour 13 boisseaux 1/3 des Ponts-de-Cé.

Bureau de Poste de Nueil. — Perception de Trémont.

Ecole mixte dans une maison acquise par autorisation du 10 janvier 1842 par acte des 2 mars 1841 et 27 février 1841. — Un cabinet, auprès du grenier y sert de salle de Mairie.

L’Eglise, dédiée à St Etienne, fut réduite au rang d’oratoire par arrêté du 18 octobre 1791 et rétablie en titre de succursale le 26 décembre 1804. La nef de 3 travées a été reconstruite, avec une réduction en largeur et en longueur de deux mètres, par adjudication du 12 janvier 1862, dont les travaux étaient terminés dès le mois d’avril 1863 (archit. Bonnet, d’Angers). — Elle était alors presque tout entière pavée de tombes plates, avec inscriptions, de René Lemaignan, 1637, J. Gautreau, 1749, Catherine Gillot, femme du chirurgien Jacq. Cirot, 1751, Marie Nau, 1770, Franç. Pihoné, 1775, Rose Neau, 1781. — La partie antique comprend le chœur, qui abrite l’autel, la voûte en berceau soutenue par deux larges bandeaux plats saillants entrecroisés (XIe s.), que portent deux bizarres et curieux chapiteaux romans, formés d’entrelacs de têtes d’hommes et de rinceaux variés ; — suit l’abside voûtée intérieurement en cul-de-four, mais qui ressort à fond plat carré, en moyen appareil régulier, avec fenêtres plein cintre à claveaux nus, sans moulures ni saillies, le pignon et tout le toit du chœur porté autrefois sur une ligne de modillons, têtes et animaux grotesques, la plupart tombés (XIe s.). — Deux chapelles (dont une de 7 mèt. sur 4, l’autre de 4 m. sur 3 m. 50), formaient les bras de la croix, celle de St François, transformée en sacristie, où sont réfugiées, avec deux statuettes XVIIe s. de la Vierge et de saint Etienne, les tombes de haute et puissante dame Louise-Françoise de l’Estang, † le 19 novembre 1735, avec l’écu double à ses armes et à celles de Caravas, — de Louise-Antoinette Gouffîer, morte âgée de 2 ans, le 9 juillet 1731 — et de Pierre-Marc-Antoine Gouffier, † en mai 1740. On retrouva en 1833 leurs statues dans la terre, devant le porche de l’église, où elles avaient été transportées pour étayer le pied de l’arbre de la liberté planté dans le cimetière, qui surplombe le chemin en pente ravinée vers la vallée de l’O.

Sur l’autre bord du Layon s’élève, attenant à un petit logis, les restes de la chapelle Saint-Martin, ancienne aumônerie, qui appartenait en dernier lieu à l’hospice de Montreuil-Bellay. La façade en est tombée. An fond du chœur, entre les trois murs, domine encore une jolie statuette de St Sébastien, du XVIIIe s., comme la construction même.

Aux alentours, dont les champs sont encombrés de fondations, au Chatellier, sur la rive droite du Layon, la tradition, encore accréditée dans le pays, place — et non sans vraisemblance — le centre antique. La voie d’Argenton-Château se frayait là son passage en droite ligne par Tigné jusqu’à Brissac, croisée sur la rive gauche du Layon par la voie montant de Maulévrier à Nueil. C’est Foulques-Nerra, croit-on, qui à ce point même transféra le bourg et l’église en y construisant une forteresse.

Aucun titre ne parle de la fondation de la paroisse. L’église date évidemment des premières années du XIe s., comme le château primitif. Foulques en avait confié la garde à un vaillant soldat, vir strenuus, du nom de Sigebrand, dont le fils Guillaume appela, auprès de lui, comme l’avait fait son père à Vihiers, les moines de St-Florent, en leur assurant des revenus suffisants pour vivre. On y voit constituée ainsi au XIIe s. l’église ou chapelle St-Etienne, chapelle du château proprement dit, plus tard érigée en cure paroissiale, dont est titulaire Franç. Bouchet, 1494, Jean Rivaut, 1505, Urb. Rallier, 1581, Eustache Foullard, 1611, 1620 ; elle s’élevait dans la cour basse et fut rasée en 1626. — Tout au méme temps et dès le XIIe s. le faubourg du Rondray, attenant au château, forme une autre paroisse avec l’église de Notre-Dame, desservie par les moines, et auprès de laquelle l’abbé de St-Florent avait pris en 1236 l’engagement d’entretenir quatre religieux prêtres. — Le service en passa bientôt à la charge d’un curé, qui, lors de la destruction de St-Etienne, eut à régir « les deux paroisses réunies et incorporées ensemble de Notre-Dame et de St-Etienne », double vocable que les titres rappellent longtemps.

Prieurs : Girard, 1180. — Geoflfroi de St-Gondon, 1184. — Simon Malard, 1210, 1224. — Guill. de la Barre, 1286. — Guill. de Sulié, 1292. — Jean Bienassis, 1486. — Jean Du Vau, 1487. — Jean Amadou, 1495. —Jean Du Vau, 1504. — Jean Bouvereau, 1579. — Denis Thévenard, aussi prieur d’Allonnes, 1679, 1686. — Jean Péan, 1720, † à Angers le 25 août 1729. — André Gasnier, 1758.

Curés de Notre-Dame : Philibert Lebeau, 1464. —Jean Boireau, 1571. — Joachim Lamy, 1608 — René Pelletier, 1620. — Franc. Pèlerin, 1625. — Jacques Portier, 1626, 1639. — Boussion, 1640. — Pierre de Grangère, 1643. — Ambroise Rousseau, 1634. — Jean de Signy, 1650. — Simon Couronné, 1664, 1668. — Nic. Portier, 1671. — Noël Foumier, 1682, † le 19 septembre 1707, comme l’indique son épitaphe dans l’église. — Gendrot, novembre 1707. — Louis Delaunay, 1708, 1725. — Le Pousset, 1728. — Salomon Nau, 1735, † le 24 février 1775, âgé de 71 ans. — J.-B.-Claude Desfossés, mai 1775, qui résigne en janvier 1790. — Louis-César-François Dubled, vicaire de Vernantes, installé le 16 novembre 1790, jusqu’au 7 avril 1792.

Le fief appartenait à la fin du XIIe s. à Geoffroi de la Troche, mari d’Agnès de Passavant. C’est son fils Geoffroi qui fit reconstruire le château


< Dictionnaire Célestin Port

Avertissement : Cette reproduction en format texte peut contenir des erreurs, qu'il convient de corriger.

mètres