Dictionnaire Célestin Port/1878 - Tome 3 - Page 614

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Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1878
Éditeur   Lachèse & Dolbeau, Libraires (Angers)
Note(s)   Tome troisième, page 614


Dictionnaire Célestin Port de 1878, page 614.

TRE — 614 — TRÉ


Chelidoniua Tigurinua de Boistuau (Anvers, 1560).

Haag, France protestante, t. IV, p. 411. — Br. de Tart., Mss. 870, f. 1156. — Goulet. Bibl. fr., t. V, p. 45 et 76 ; t. VI, p. 376. — Duverdier, note Mss. de Mercier-St-Léger. — Lacroix du Maine. — Brunet, t. V, p. 626 et 1302. — Bulletin du Bibl., 1875, p. 574-575.

Tréfaviére (la), ham., cne de la Séguinière ; — donne son nom à un ruiss., qui coule du N.-E. au S.-0. et se jette dans le ruiss des Landes-Paisseaux, près la ferme de la Sélinière ; — 1,750 mèt de cours.

Treffetiéres (les), ham., cne de Noyant- sous-le-Lude.

Treffle (le), auberge, cne de Montreuil-sur-M., sur la route du Lion-d’Angers.

Tréhutiére (la), f., cne de Freigné, ancien domaine de la fabrique de Maumusson, vendu le 1er jour complémentaire an IV.

Treille (la), mon, cne d'Angers près la Maître-Ecole.

Treille (la), mon b. et f., cne de Cholet, dans l’ancienne paroisse de St-Melaine. — Anc. fief et seigneurie, dont le seigneur avait anciennement son enfeu dans l’église St-Pierre de Cholet et droit de chasse à courre dans la garenne du château de Cholet les veilles de Toussaint, Noël et Pâques. Les habitants de St-Léger, moyennant la redevance d’un boisseau de seigle et un denier, avaient usage aux bois seigneuriaux. — La terre appartenait dès au moins le XVIe s. à la famille Rousselé et fut acquise de François de Rousselé le 7 décembre 1662 par Claude-Charles de Beauvau, marquis de Tigné, qui épousa en 1699 Thérèse-Eugénie-Placide Le Sénéchal et y meurt le 26 décembre 1734, âgé de 81 ans. Son fils est le dernier et fameux marquis de Beauvau, V. ce nom, dont la fille quitta le pays vers 1833 et est morte à Paris vers 1846. — Elle avait morcelé le domaine en 1834 et le château fut alors acquis par MM. Auguste et Paul Leroy. Mlle Claire Leroy, fille de ce dernier, a épousé M. Charles de Boutillier-St-André le 25 mai 1846 et Mlle Zoé Leroy le 4 février 1850 M. Ch.-Léon Thenaisie. V. ce nom. — L’habitation n’est plus qu’une simple maison bourgeoise, conservant seulement partie des douves, avec une belle avenue de peupliers.

Treille (la), h., cne de Montjean.

Treille (la), chât. , cne de Montreuil-Bellay. — Anc. fief et seigneurie, où n’existaient ni logis ni maison quand le domaine fut acquis par Jehan de Valete, conseiller et secrétaire de Guill. de Longueville, baron de Montreuil-Bellay. Il obtint de son maître et suzerain, par acte du 5 avril 1483, l’autorisation d’y élever un manoir, avec fuie à pigeons et buissons à connils. Un étang avec chaussée y fut installé en 1485. La terre appartenait au milieu du XVIe s. à Simon Pellourde de qui avait hérité en 1574 la fille de René Chamoys, son gendre. En est sieur dès 1584 n. h. Antoine Beloteau, écuyer, secrétaire de Monsieur, frère du Roi, président et sénéchal de Montreuil, à qui le baron, par lettres du 15 octobre 1591, permit de fortifier sa maison avec tours et ponts-levis. Presque au même temps le roi lui octroyait des lettres de noblesse (3 septembre 1592) pour

services rendus à la conservation de la ville, avec armoiries chargées de 2 cignes buvant à même fontaine et d’un lion rampant sur champ d*azur. La terre changea de famille parle mariage de Claude-Renée, fille d’Antoine Beloteau, et de Renée Dupont, avec Louis de Crozé, seigneur de Lavau de Clenne, chevalier de St-Louis, brigadier et porte-étendard des gardes du corps, compagnie de Lorge, d’après contrat en date du 12 septembre 1688. — Louis de Crozé, chevalier, mari de Marie Moreau du Puy-Cadoret, 1731, y fit construire une chapelle, que consacra le 3 juin 1750 le curé de Montreuil-Bellay. — Charles-Joseph - René de Crozé, mari de Madeleine Quirit, avait fait reconstruire en 1756 l’habitation actuelle, où apparaissent encore au fronton sur chaque face les écus accolés des Crozé et des Quirit. Les servitudes anciennes forment les deux côtés de la cour d’honneur, dont le porche, autrefois précédé d’un pont-levis et de douves, est cantonné à droite et à gauche d’une grosse tour ronde, fin XVIe s. Derrière, s’étendent de grands jardins à l’abandon comme le logis, avec allées bordées de leurs vieux buis, bosquet de verdure et table de marbre. Vers l’angle, à l’ouest, une sorte de tourelle, couronnée d’an dôme, passe pour l’ancienne chapelle.

Treille (la), f., cne de St-Lézin.

Trelllerie (la), f., cne de Beaucouzé. — La Treslerie alias la Redilière (H St-Nicolas). — Appartenait à Jamet Girard 1496, Madelon Boisiné 1527, René Poibeau 1682, Zacharie Baron, mari de D. Chevrolier, 1705, Dureau 1746.

Treilles, mon, cne de Lézigné. — Ancien domaine du prieuré, vendu natt le 18 février 1791. L’habitation, de construction récente, a pris le nom nouveau de Pré font aine, que portait un logis détruit dont était sieur en 1718 n. h. Jacq.-Adrien Lecoq, écuyer, et que conserve également le ruiss. dit autrefois de Gironde et souvent aussi de Coulaine, qui coule de l’E. à l’O. jusqu’au Loir ; — 2,100 mèt.

Treilles (les), f., cne de Cuon ; — f., cne de St-Lézin.

Treize-Boules (les) , terres, cne de Chalonnes-sur-Loire.

Treize-Vents (les), cl.. cne de Beaupréau, — f., cne de Bécon ; — f., cne de Jallais, dans la paroisse de N.-D.-des-Mauges ; — f., cne de Pruillé. — Un petit fief appelle T.-V. 1539 (C 105, f. 192) ; — f., cne de St-Christophe-du-Bois ; — cl., cne de St-Hilaire-du-B., — T.-V. alias les Millounes. — Annexée depuis longtemps, est-il dit en 1730, à la terre du Pré-de-la-Selle.

Trélazé, canton S.-E. et arrond. d’Angers (7 kil.). — Trelazeium 1157-1189 (Cartul. St-Aubin, f. 106), 1180 circa (H Chaloché, t. II, p. 14), 1164 (G 738, f. 2). — 1205 (Cartul. de Monnais, p. 250). — Trelaze 1165 (Ib., f. 6}, 1213 (H.-D. B 52, f. 5). - Vicus qui dicitur Trelaxiacus XIIe s. (Fit. Girardi, ap. Chron. d’Anj., II. 110). — Tralaze 1216 (H.-D. B 56, f. 43). — Partie en vallée, partie sur le coteau ; — entre Angers à l’O., les Ponts-de-Cé (6 kil.)


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