Dictionnaire Célestin Port/1878 - Tome 3 - Page 67

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Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1878
Éditeur   Lachèse & Dolbeau, Libraires (Angers)
Note(s)   Tome troisième
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Dictionnaire Célestin Port de 1878, page 67.

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pont de Brioude, etc., et parmi ses types, une maison des champs, plusieurs intérieurs bourgeois, une riche habitation pour une fortune de 400 livres de rente, et deux vues de la maison même de l’auteur avec un mûrier dans une serre et sa charrette de voyage dans la cour. — Le livre a pour titre : De artificiali perspectiva., Viator. In-fol. de 46 ff. non chiffrés, les quatre derniers ajoutés sans signatures, les quatre premiers occupés par le titre en capitales romaines rustiques et par un texte latin à longues lignes en lettres gothiques, les 37 suivants par de grandes planches de perspective, gravées en bois au simple trait et tirées d’un seul côté, le 38* par un tris an lecteur, la souscription et la marque de l’imprimerie : Impressum Tulli | anno catholi | ce veritàtia quingentesimo quinto supra | millesimun ad nonum kalendas | Julias, solerti opéra Pétri Jacobi | , presbiteri, incole pagi sancti Nicolai, formule qui laisse incertain si réellement l’imprimerie de Pierre Jacobi était installée en 1505 à Toul ou à St-Nicolas-du-Port. — Suit sur les 4 derniers feuillets le texte français du livre. — On n’en connaît qu’un seul exemplaire en France acquis en octobre 1845, à la vente Cailhava, 315 fr. pour la Biblioth. de Nancy ; — un autre à la Biblioth. de Vienne en Autriche. ~ La seconde édition, moins rare, sortie des mêmes presses en 1509, quarto idus Marcias (12 mars 1510 n.s.). intercale le texte latin au français et les premières figures au texte. Quoiqu’elle ne compte que 29 ff., elle comprend 19 planches de plus que la première et 7 seulement en moins, les planches étant imprimées des deux côtés. La 3e édition (Tulli, 1521, septimo idus Septembres, de 30 ff. non chiffrés) n’offre d’autre innovation remarquable qu’une invocation en 18 vers français sur le frontispice, aux « bons amis, trespassez et « vivens..., decorans France, Almaigne et Italie », que l’auteur nomme et dont la détermination a mis martel en tête aux commentateurs, sans être encore complète. — Le succès éclatant de l’œuvre se continue, constaté par une reproduction allemande qu’en donna dès 1509 Georges Glockendon, et au XVIIe s. encore on voit reparaître : La Perspective positive de Viator, traduite de latin en francois, augmentée et illustrée par maistre Estienne Martelange, de la compaignie de Jésus, avec les figures gravées à la Flèche par Math. Jousse (126, in-12 de 53 ff.), comprenant 61 figures réduites et parfois modifiées. — Le texte annoncé ne parut que 9 ans plus tard sous ce titre : La Perspective pratique de Viator, latine et francoise, reveue, augmentée et réduite de grand en petit, par Math. Jousse de la Flèche (la Flèche, Georges Griveau, 1635, in-8° de 28 p.). — Enfin une reproduction minutieuse de la seconde édition de l’œuvre originale a été donnée d’après le procédé Pilinski (Paris, Ed. Tross, 1860, in-fol. goth., tiré à 116 exempl.) avec notice de M. Hipp. Destailleur.

On cite encore de Pèlerin une traduction du livre de Job : Texte de Hioh translaté selon la vérité hébraique et bref commentaire du

Viateur sur icelluy (in-4° goth. de 134 ff. chiffrés, sans lieu ni date d’impression, dont on ne connaît qu’un exemplaire) ; — et un travail sur Ptolémée, resté manuscrit, qui, entré dans la bibliothèque du chancelier Séguier, parait depuis s’être perdu. On sait que les Chroniques aggrégatives de Bourdigné sont annoncées en 1529 par l’auteur comme « revues et augmentées par « le Viateur ». Pèlerin était mort à cette date et l’on reconnaît ici d’ordinaire Jean Bouchot, qui prit aussi ce surnom, quoique rien peut-être n’ait empêché notre chanoine de Toul d’avoir revu et complété à temps l’œuvre de son confrère d’Angers. — Les renseignements recueillis jusqu’à ce jour sur sa vie par MM. Beaupré et Lepage, de Nancy, ont été réunis et élucidés avec une expérience particulière des questions d’art et de bibliographie par M. Anat. de Montaiglon dans une Notice, parallèle à l’édition Tross, qu’a complétée après coup d’une main heureuse son ami M. Benjamin Fillon, — sans que j’aie trouvé rien à y ajouter.

P. Benoit, Hist. de la ville de Toul, p. 156 et 605. — Mercier de St-Léger, Notice raisonnée de Gasp, Schott, p. 8-9 et 86-88. — Beaupré, Recherches hist, et bibliogr. sur les commencements de l'imprim. en Lorraine, p. 20- 29 et Nouv. Recherches, p. 20-23.— Brunet, Manuel, t. V, p. 1169. — Bullet. du Bibl., 1847, p. 69. — A. de Montaiglon, Notice hist. et bibliogr. sur /. Pèlerin..., et sur son livre (Paris, Tross, 1861 , in-fol., — et in-8° de 74 p. avec deux fac-simile).— Benj. Fillon, Lettres écrites de la Vendée à M. Anat. de Montaiglon (Paris, Tross, in-8°), p. 1-38.

Pèlerine (la), arr. de Baugé (22 kil.), canton de Noyant (7 kil.) ; — à 60 kil. d’Angers. — Ecclesia in pago Andegavo cum villula... quœ vocatur Peregrina, 974 (St-Anbin, Mens, conv., I, 73, ch. or.). — Obedientia Peregrina, 1060-1081 (Cartul. St-Aubin, f. 123). — La Pèlerine 1200 circa (Chemlllé, ch. or. 68). — La Pellerine XVI-XVIIIe s. (Et.-C.). — Sur la crête du coteau (98-100 mèt.), qui borde la rive gauche du Lathan, avec écart sur la rive et dans la vallée vers S. ; — entre Méon (4 kil.) au N. et à l’O., Breil (4 kil.) à l’E., Parcé (3 kil.) à l’E. et au S.

Le chemin de grande communication de Brion à Rillé traverse tout du long de l’O. à l’E. sur le faîte extrême, croisé dans le bourg, du S. au N. par le chemin d’intérêt commun de Parcé à Noyant.

Y passe de l’E. à l’O. la rivière du Lathan, qui forme une longue et double boire, jusqu’au confluent du ruiss, de la Gouane, — où les écrevisses abondent.

En dépendent les ham. de la Faucherie (4 m., 14 hab.), de la Chucherie (4 mais., 14 hab.), du Vivier (3 mais., 13 hab.), de la Pelouse (4 m., 11 hab.), de la Noue (3 mais., 5 hab.), du Pavillon (3 mais., 6 hab.), 2 moulins à eau et 6 fermes ou écarts.

Superficie : 350 hect. dont 104 hect. en bois.

Population : 37 feux, 170 hab. en 1720-1726. — 30 feux, 190 hab. en 1790. — 207 hab. en 1831. — 221 hab. en 1841. — 201 hab. en 1851. — 216 hab. en 1861.— 222 hab. en 1866. — 227 h. en 1872, dont 99 hab. (38 mais., 38 mén.) au bourg, d’où l'on domine les deux vallons boisés.


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