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== Îles == | == Îles == | ||
On trouve sur son cours un certain nombre d'îles, comme l'île Batailleuse à Varades et Saint-Florent, l'île de Baure au Thoureil, l'île de Chalonnes et l'île Touchais à Chalonnes, l'île Coton à Drain, l'île Dorelle et l'île Moron à la Varenne, l'île de Gennes, l'île Meslet au Mesnil-en-Vallée, l'île Offard à Saumur, et la plus connue d'entre-elles [[Béhuard]]<ref name="geoportail" />. | On trouve sur son cours un certain nombre d'îles, comme l'île Batailleuse à Varades et Saint-Florent, l'île de Baure au Thoureil, l'île de Chalonnes et l'île Touchais à Chalonnes, l'île Coton à Drain, l'île Dorelle et l'île Moron à la Varenne, l'île de Gennes, l'île Meslet au Mesnil-en-Vallée, l'île Offard à Saumur, et la plus connue d'entre-elles [[île de Béhuard|Béhuard]]<ref name="geoportail" />. | ||
L'[[île de Chalonnes]] est la plus grande île habitée de Loire, et donc la plus grande de la Loire angevine<ref>Loire Layon tourisme, ''Livret Chalonnes-sur-Loire'', 10 avril 2006</ref>. Elle s'étend sur plus d'une dizaine de kilomètres, de l'est de Chalonnes-sur-Loire jusqu'à Montjean-sur-Loire<ref>IGN et BRGM, ''Géoportail (Chalonnes-sur-Loire)'', avril 2015</ref>. | L'[[île de Chalonnes]] est la plus grande île habitée de Loire, et donc la plus grande de la Loire angevine<ref>Loire Layon tourisme, ''Livret Chalonnes-sur-Loire'', 10 avril 2006</ref>. Elle s'étend sur plus d'une dizaine de kilomètres, de l'est de Chalonnes-sur-Loire jusqu'à Montjean-sur-Loire<ref>IGN et BRGM, ''Géoportail (Chalonnes-sur-Loire)'', avril 2015</ref>. | ||
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Jusqu'au milieu du {{XIXs}}, la Loire est un axe important de navigation et de transport de marchandises. On y trouve plusieurs types de bateaux, classés du plus petit au plus grand, le fùtreau, le hannequin, la toue, la gabare, le chaland et laurier<ref>Jean-Luc Flohic, ''Le patrimoine des communes de la Sarthe'', Volume 1, Flohic éditions (Paris), 2001, p. 518</ref>. | Jusqu'au milieu du {{XIXs}}, la Loire est un axe important de navigation et de transport de marchandises. On y trouve plusieurs types de bateaux, classés du plus petit au plus grand, le fùtreau, le hannequin, la toue, la gabare, le chaland et laurier<ref>Jean-Luc Flohic, ''Le patrimoine des communes de la Sarthe'', Volume 1, Flohic éditions (Paris), 2001, p. 518</ref>. | ||
Le cours d'eau, entre [[Bouchemaine]] et Nantes, est réaménagé au {XXs}} pour le rendre navigable aux grosses embarcations de type pétrolier<ref>Ouest-France (Basile Caillaud et Florence Lambert), ''Grâce à ces deux bacs, hommes, vaches et moutons pourront rejoindre leurs îles sur la Loire'', 29 juillet 2025</ref>. À la fin de ce siècle (1991), des péniches-pétroliers empruntent encore la Loire depuis Nantes, pour emprunter ensuite la Maine jusqu'à [[Bouchemaine]]<ref>Ouest-France, ''Le quai des Pétroles, page de l'histoire ligérienne'', 16 août 2015</ref>. | Le cours d'eau, entre [[Bouchemaine]] et Nantes, est réaménagé au {{XXs}} pour le rendre navigable aux grosses embarcations de type pétrolier<ref>Ouest-France (Basile Caillaud et Florence Lambert), ''Grâce à ces deux bacs, hommes, vaches et moutons pourront rejoindre leurs îles sur la Loire'', 29 juillet 2025</ref>. À la fin de ce siècle (1991), des péniches-pétroliers empruntent encore la Loire depuis Nantes, pour emprunter ensuite la Maine jusqu'à [[Bouchemaine]]<ref>Ouest-France, ''Le quai des Pétroles, page de l'histoire ligérienne'', 16 août 2015</ref>. | ||
Le fleuve n'est aujourd'hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu'à Nantes environ. Il reste néanmoins classé voie navigable intérieure, à partir de Bouchemaine et jusqu'à Nantes. Des [baliseur]]s interviennent entre Les Ponts-de-Cé et Montsoreau pour entretenir environ {{unité|500|bouées}}, qui indiquent les limites de navigation, notamment les bancs de sable. Plus de {{unité|25000|personnes}} fréquentent chaque année cette portion de {{unité|54|kilomètres}}<ref>Ouest France, ''Les baliseurs de la Loire au journal de TF1'', 15 août 2014</ref>. | Le fleuve n'est aujourd'hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu'à Nantes environ. Il reste néanmoins classé voie navigable intérieure, à partir de Bouchemaine et jusqu'à Nantes. Des [[baliseur]]s interviennent entre Les Ponts-de-Cé et Montsoreau pour entretenir environ {{unité|500|bouées}}, qui indiquent les limites de navigation, notamment les bancs de sable. Plus de {{unité|25000|personnes}} fréquentent chaque année cette portion de {{unité|54|kilomètres}}<ref>Ouest France, ''Les baliseurs de la Loire au journal de TF1'', 15 août 2014</ref>. | ||
{{Article détaillé}} ''À lire également : [[La Loire et ses affluents : bateliers, négoce et mode de voiture aux XVIIe et XVIIIe siècles|Bateliers, négoce et mode de voiture]], [[Bateaux de Loire]].'' | {{Article détaillé}} ''À lire également : [[La Loire et ses affluents : bateliers, négoce et mode de voiture aux XVIIe et XVIIIe siècles|Bateliers, négoce et mode de voiture]], [[Bateaux de Loire]].'' | ||
== | == Val de Loire == | ||
On connaît la représentation traditionnelle de la Loire aux bancs de sables encombrant un lit trop large, des bras quasiment asséchés et des boires<ref group="note">[[Boire]](s) : nom donné, dans les départements de Maine-et-Loire et de Loire-Atlantique, aux anses ou petits golfes de la Loire.</ref> enserrant les îlots allongés. Cette vision estivale ne représente qu'une période de l'année, au cours de laquelle la Loire est large, [[Crues en Maine-et-Loire|inondant]] les prairies voisines et parfois la plaine<ref name="vda-p20">Paul Wagret, ''Géographie humaine de l'Anjou'', dans ''Visages de l'Anjou'', coll. ''Provinciales'', Horizons de France (Paris), 1951, p. 20</ref>. | |||
En Anjou, des crues majeures se produisent au {{XXs}} en 1910, 1936, 1982 et 1995<ref>Préfecture de Maine-et-Loire, ''Rapport de présentation du val de St-Georges au 2 juin 2006'', Rapport PPRi Vals de St-Georges</ref>. Au siècle suivant, des débordements importants en [[Crues 2026 en Maine-et-Loire|2026]] entraînent des évacuations<ref>My Angers Info (Atlantique Energie), ''Maine-et-Loire : évacuations en urgence face à une crue majeure annoncée'', 14 février 2026</ref>. Lors de grands froids durant les hautes eaux, des glaces peuvent parfois se former. C'est le cas au cours de l'hiver de 1879-[[1880]] où le fleuve est pris par des glaces qui finissent par former une [[Le Monde illustré du 24 janvier 1880|banquise]] en amont de Saumur<ref name="vda-p20" />{{,}}<ref>''L'Embâcle de la Loire en amont de Saumur'', dans ''Le Monde illustré'', 24{{e}} année, n° 1192, du 31 janvier 1880, p. 65-70 ([[Le Monde illustré du 31 janvier 1880|lire]])</ref>. | |||
{{Article détaillé}} ''À lire également : [[Crues en Maine-et-Loire]].'' | |||
[[File:Vallee loire saintgeorgessurloire 2013-2.jpg|thumb|alt=Photographie de la vallée de la Loire.|La vallée de la Loire.]] | [[File:Vallee loire saintgeorgessurloire 2013-2.jpg|thumb|alt=Photographie de la vallée de la Loire.|La vallée de la Loire.]] | ||
Une partie de la vallée de la Loire est classée depuis 2000 comme patrimoine d'intérêt mondial par l'UNESCO, depuis Sully-sur-Loire (Loiret) jusqu'à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire)<ref>Patrimoine mondial de l'UNESCO, programme dont le but est de cataloguer et conserver les sites dits culturels ou naturels d'importance pour l'héritage commun de l'humanité. Voir [[Val de Loire angevin classé à l'UNESCO|Val de Loire classé à l'UNESCO]].</ref>. C'est le premier fleuve a avoir été inscrit par l'UNESCO au titre des paysages culturels vivants. | |||
Le Val de Loire constitue un site exceptionnel pour sa diversité biologique ainsi que pour sa richesse historique et culturelle (parcs, châteaux et villes). Le [[Val angevin]] en est une constituante, notamment à la [[Corniche Angevine]] où existe un point de vue remarquable. | |||
{{Article détaillé}} ''À lire également : [[Val de Loire angevin classé à l'UNESCO|Val de Loire classé]], [[Val angevin]].'' | |||
Les bords de Loire se prêtent particulièrement aux randonnées. Il en existe de nombreuses, notamment le [[sentier GR 3]] qui traverse le département d'Est en Ouest en suivant la rive gauche du fleuve, la balade [[Coteaux de la Maine et de la Loire|des coteaux de la Maine et la Loire]] ou encore le [[chemin de halage de Port Thibaut]]. | |||
''' | == Confluence avec la Maine == | ||
Le décret du {{date|23 février 2010}}<ref>Legifrance, ''Décret du 23 février 2010 portant classement d'un site'', JORF n° 0047 du 25 février 2010 page 3564, texte n° 2 ([https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021867680 lire])</ref> a classé, au titre des sites du département de Maine-et-Loire, l'ensemble formé par la [[Région d'Angers#Confluence Maine Loire|confluence Maine-Loire]] et les coteaux angevins. Le site classé, d'une surface de plus de {{unité|2000|hectares}}, s'étend sur dix communes : Angers, Béhuard, Bouchemaine, Denée, La Possonnière, Mûrs-Erigné, Rochefort-sur-Loire, Sainte-Gemmes-sur-Loire, Saint-Jean-de-la-Croix et Savennières. | |||
Plusieurs sites sont inclus dans cette zone : l'île de Béhuard, la Roche aux Moines, la pierre Bécherelle ou encore les vignobles des coteaux de Savennières<ref name="geoportail" />{{,}}<ref>Sites naturels : voir [[Sites naturels classés et inscrits en Maine-et-Loire|Sites naturels]] (DREAL Pays de la Loire, ''Sites et paysages'', 25 août 2010).</ref>. | |||
== Le nom de Loire == | == Le nom de Loire == | ||