Dictionnaire Célestin Port/1874 - Tome 1 - Page XLIV

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Langue et littérature angevine
Document   Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire
Auteur   Célestin Port (1828-1901)
Année d'édition   1874
Éditeur   P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau (Angers)
Note(s)   Tome premier, page XLIV


Dictionnaire Célestin Port de 1874, page XLIV.

XLIV

INTRODUCTION.


[con]tenta de le renouveler en 1840 et quand en 1841 le gouvernement se fut décidé pour la rive droite, un vœu réclama énergiquement pour que la rive gauche fût « satisfaite le plus immédiatement possible », et en 1844 pour qu’à partir de Bouchemaine, la voie passât sur la rive gauche. La construction, commencée en 1844, atteignait St-Mathurin en 1846. Le 29 juillet 1848 la ligne fut solennellement inaugurée de Tours à Angers ; elle était livrée d’Angers à Nantes, d’abord sur une seule voie, le 21 août 1851. Vingt-deux millions avaient été dépensés en travaux pour un parcours de 89 kil. 739 mèt. en Maine-et-Loire.

Inondation.

Les vœux alors se reportent vers l’embranchement, dès les premiers jours sollicité, de Beaupréau ou de Cholet à la Loire, puis vers Paris par Vendôme et par le Mans (1854-1855), enfin pour un chemin américain de la Flèche à Baugé (1856). Mais un désastre, depuis longtemps inouï, vient mêler ses ruines à tant d’espérances. Le 4 juin 1856 la Loire, crevant la levée à la Chapelle-Blanche, se précipite à plein lit dans la vallée toute verdoyante de moissons. L’eau s’avance d’une vitesse de 6 kil. à l’heure, chassant devant elles les populations, en partie réfugiées sur la levée, entre deux torrents, et arrive le 6 à Trélazé où elle envahit d’un bond immense les ardoisières. Une brèche, ouverte à l’avance dans la levée de Bellepoule, épanche le flot aux Ponts-de-Cé. Les levées de Gohier, de Savennières, de Montjean avaient été emportées par lambeaux.

Chemin de fer du Mans.

De Niort,

De Poitiers.

Réseau départemental.

En 1857, une décision ministérielle assure l’ouverture de la ligne du Mans par Sablé, que vote la loi du 11 juin 1859 et qui est livrée dès le mois de décembre 1863. — La ligne d’Angers à Niort, concédée presque au même temps à la Compagnie d’Orléans, s’achève en septembre 1866 jusqu’à Cholet, en 1868 jusqu’à Bressuire. Cette année même la loi du 4 juillet concède la ligne de Laval à Angers par la rive droite de la Maine, suivant les vœux exprimés depuis dix ans ; et une question nouvelle surgît, qui soulevée une première fois en août 1865 et restée ou indifférente ou inabordable, s’impose par les réclamations des régions intéressées à l’entreprise des chemins de fer d’intérêt local. Dès la session de 1868 le Conseil général décide de traiter avec la compagnie formée pour l’établissement d’une voie de Saumur à Poitiers, et arrête en principe la création de deux chemins de Trélazé au Lude par Beaufort et Baugé, et de Saumur à Cholet, — sur un parcours total de 127 kilomètres, dont les études lui sont soumises en 1869. — Une session extraordinaire d’avril 1870 détermine le tracé et les ressources du réseau départemental, comprenant à peu près 365 kil., et la concession en est attribuée par délibération du 7 novembre 1871 à la compagnie Donon et de Contades.

Dans l’intervalle de ces deux décisions on sait quel effroyable désastre avait passé sur la France.

État actuel.

Le Département de Maine-et-Loire est borné au N. et au N.-E. par les Départements de la Mayenne et de la Sarthe, à l’E. par l’Indre-et-Loire, au S.-E. par la Vienne, au S.-O. par la Vendée, au S. par les Deux-Sèvres, à l’O. par la Loire-Inférieure, au N.-O. par l’Ille-et— Vilaine, d’après un tracé à peu près arbitraire, qui vers la Bretagne seulement respecta l’ancienne frontière des deux provinces et pour le reste ne présente d’autres limites naturelles que le cours de la Sèvre-Nantaise au regard de la Vendée. La frontière vers l’angle S.-E. avec la


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