Épiré

De Wiki-Anjou
Épiré
(ancienne commune)
Département Maine-et-Loire
Territoire Région d'Angers
Commune Savennières
Note(s) Absorbée
en 1795
Situation dans le département

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Épiré est une ancienne commune de Maine-et-Loire, réunie à Savennières en 1795. Elle se situe sur un coteau dominant la rive droite de la Loire, entre Bouchemaine et Savennières.


Présentation

Épiré se trouve au sud-ouest d'Angers sur la route qui va de Bouchemaine, au nord, à Savennières, au sud[1]. Son territoire s'étend sur les unités paysagères de la Loire des promontoires et des marches du Segréen[2].

Le petit bourg Épiré est d'implantation ancienne. Sa paroisse comprenait le hameau de la Roche aux Moines et celui de Chantourteau ; une partie du territoire de Bouchemaine est inséré entre les paroisses de Pruniers au nord, et d'Épiré et Savennières au sud. On y trouvait trois fiefs au Moyen Âge, Chamboureau, les Chevalleries et la Plesse de Cafard, qui relevaient du Plessis-Macé puis du comté de Serrant. La petite église, dédiée à saint Aubin et dans laquelle on trouvait un chapiteau romain d'ordre composite en pierre calcaire, est remplacée par une nouvelle à la fin du XIXe siècle. [3],[4],[5],[6].

À la fin du XVIIIe siècle, le village compte un peu plus de 400 habitants[5],[7]. Aux environs d'Angers, les vins de première classe se récoltent notamment à Épiré[8].

Dans le bourg, on peut y voir l'église Saint-Aubin, du XIXe siècle, de type néogothique angevin, avec flèche de 40 mètres, et dont les vitraux ont été réalisés entre 1881 et 1882 par les ateliers Bordereau d'Angers. Le monument aux soldats d'Épiré morts pour la France a été érigé conjointement par les mairies de Savennières et de Bouchemaine. Plus bas, en bordure de la Loire, se trouve la pierre Bécherelle, rocher de 15 mètres de haut surplombant la rive droite. Également à voir, le parc et les jardins du château d'Épiré[3],[9],[10].

Photographie de vignes avec en arrière plan l'église d'Épiré.

Célestin Port (1876)

Épiré dans le dictionnaire Célestin Port de 1876[11] :

« Epiré, petit bourg, cne de Savennières. — Locus qui dicitur Pireus XIe s. (Cartul. du Roncer., Rot. 1, ch. 22). — Expiriacus 1060 circa (Ib., Rot. 5, ch. 27). — Spiriacus XIe s. (Cart. St-Nic, f. 15) et 1110 circa (Ib., p. 208). — Espireium 1105-1110 (Cart. du Ronc., Rot. 2, ch. 9). — Hespireium 1125-1133 (Ib., ch. 19, Rot. 4). — Pereium 1205 (H.-D. B 30, f. 2), — St-Aubin-d’Espiré 1354 (G Chap. St-Laud d’A.). — Ancienne agglomération sur la voie d’Angers à Chalonnes par la nve droite de la Loire, à distance égale entre Savennières et Bouchemaine (3 kil.), sur le faite d’un haut coteau (71 mèt.), au centre de vignobles renommés.

Une paroisse y existe constituée dès au moins le XIe s., comme l’atteste l’œuvre de l’église. Conservée en oratoire par un décret du 9 avril 1791, elle a été érigée eu succursale le 23 juin 1842. Outre la Roche-aux-Moines (1 k. 400 m.) en Savennières, elle comprend en Bouchemaine le quartier de Chautourteau (1 k. 200), c’est-à-dire jusqu’aux abords mêmes de la Pointe. — L'Eglise, dédiée à St Aubin, a été modernisée en 1843 et depuis de nouveau restaurée. A la façade sans caractère s’accole vers l’O. le clocher à demi couvert de lierre. Signalons dans la nef unique, à voûte lambrissée (21 mèt. de longueur sur 1 mèt. 75, et dans la partie inférieure, 6 mèt. 45 c. de largeur), quelques tableaux dont un Jésus-Enfant agenouillé sur la croix ; près la grande porte, un bénitier en marbre blanc, forme de cuve, orné de trois calices en bosse ; près la porte latérale, un second bénitier, composé d’un grand chapiteau de marbre blanc, décoré d’oves et de deux rangs de feuilles d’acanthe, sur lequel est posée une cuve cylindrique à rebord, couverte de trois rangs de feuilles imbriquées, débris, ce semble, d’une ancienne base de colonne d’un édifice peut-être romain. A hauteur du transept apparaît à gauche l’arcade emmurée d’une chapelle supprimée. Celle de droite seule subsiste, construite sur plan carré, la voûte doublée d’une croisée d’ogives à nervures prismatiques, dont l’intersection porte un écu, décoré d’une jolie cordelière avec les lettres P. C. en entrelacs ; — à la fenêtre, des vitraux du XVIe s., décor jaune sur fond blanc : en haut et en bas, deux médiocres, Ste Barbe et la Vierge ; au milieu, deux très-jolis panneaux carrés : St Jean avec l'agneau, et un Ensevelissement du Christ ; — sur l’autel deux tableaux en cuivre doré, XVIIe s., de facture italiennei le cadre en écaille rouge, avec ornements, aux angles, de cuivre doré, rehaussés de têtes d’anges en argent ; dans l’un, la Circonciston ou la Présentation au Temple ; dans l’autre, œuvre vraiment remarquable, Jésus au milieu des docteurs ; à terre, deux débris de statues peintes (XVIe s.), Sainte Emérance et St Etienne ; une autre, dans la sacristie, d’un vieillard, à barbe blanche et bonnet pointu, portant le glaive à la ceinture ; — sur un contrefort extérieur, un cadran solaire, avec plaque carrée d’ardoise, où se lit : Croiez tous ceci, Crétiens passant, Qu’il faut mourir ; L’heure j’atans. — Le chœur, avec sanctuaire, terminé en cul de four (10 mèt. sur 5 mèt. 66), a été remanié, plafonné et orné de pilastres. Derrière l’autel, un grand tableau représente saint Maurille ressuscitant St René ; il est signé De Cherche, 1742, Cenomanni. A côté deux autres toiles, St Nicolas et Ste Geneviève, et deux statues, St Pierre et St René.

La cure et l’église appartenaient au XIe s. aux moines de Saint-Nicolas, puis jusqu’à la fin du XIIe siècle s. à l’évêque d’Angers. Raoul de Beaumont en céda la collation au chapitre de St-Maurille en échange du même droit sur une prébende de ce Chapitre. — Curés : Robert, 1130 circa. — Jean de Boaifarouge, 1410. — Jacq. Touyn, par permutation de sa cure de Moulins au diocèse de Rennes, en avril 1410. — Nic. de Bellesme, docteur régent en la Faculté de théologie d’Angers, 1436, 1442. — Mich. Delaroche, mort avant 1460. — Franc. Maillet, jusqu’en 1554. — Jacq. Pelé, mai 1554, qui résigne. — Gilles Leblanc, 1568, qui résigne. — Jean Chevalier, chanoine de Saint-Pierre, 9 février 1571. — René Guilloiseau, jusqu’en 1591. — Maurille Daulphin, avril 1592, † le 20 septembre 1607, à Angers. — Gilles-Pierre Faifeu, chan. de St-Manrille, protonotaire apostolique et secrétaire de l’Evêché, 1609, † le 19 avril 1618. — Louis Guibert, 1625, qui permute. — Franc. Lebreton, mai 1634. — René Ledoux, 1650, 1655. — Louis Jouet, 1673, † le 15 janvier 1695. — Pierre Béguier, docteur en théologie, 16 janvier 1695. — Guy Théard, 1713, 1725. — Urbain Déniau, nommé curé de St-Michel-du-Tertre d’Angers en 1743. — Ant. Viel de la Martinière, anc. curé de St-Maurille d’Angers, † le 4 mai 1761, Agé de 58 ans.— Nic. -Franc. Goumenault, mai 1761.— Barat, 1764.— Guillier de la Touche, 1766-1792.

La paroisse relevait du Doyenné de Candé et comprenait en 1726, 426 hab., en 1790, 100 feux, en 1793, 439 hab. ; aujourd’hui 393 hab.

Sur le plateau, au N. du bourg, domine, au milieu de la verdure, le beau château moderne, partie en brique rouge, de Mme Elisabeth-Marie Poudret de Sevrel, veuve du sénateur comte Emmanuel-Pons-Dieudonné de Las Cases. Par acte du 28 janvier 1870, autorisé par ordonnance du 5 mai 1871, elle a fait don à la communauté des Sœurs de St-Charles d’Angers d’une maison, dépendant du bourg, — mais sur la cne de Bouchemaine, — et d’une somme de 125,000 francs, à la charge d’instruire les enfants pauvres des deux communes, de visiter les indigents, en leur fournissant des remèdes gratuits et de recueillir trois ou quatre vieillards de la paroisse.

Arch. de M.-et-L. G Chap. St-Maurille. — Cart. du Ronceray, p. 194. — Soc, d’Agr., Sc, et Arts d’Ang., t. VI, p. 177. — Répert. archéol., 1869, p. 6. — Note Mss. de M. Aug. Michel. »

Notes

Sur le même sujet

Savennières
Roche aux Moines
Pierre Bécherelle

Sources et annotations

  1. Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), Épiré, 49170 Savennières, octobre 2019
  2. Unités paysagères (Savennières), mai 2012
  3. a et b Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. 2, édition révisée en 1978 par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt et Cécile Souchon, éd. H. Siraudeau, p. 109-110
  4. Michel Pecha, Une approche des humbles : La notice XLVII du Cartulaire de Saint-Laud, dans Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 115-4, 2008, p. 4
  5. a et b Mairie de Savennières, L'ancienne église d'Epiré, avril 2016
  6. Victor Godard-Faultrier, Monuments antiques de l'Anjou ou Mémoire sur la topographie Gallo-Romaine du département de Maine-et-Loire, impr. Cosnier et Lachèse, 1864, p. 127-128
  7. Célestin Port, t. 2 du dictionnaire de 1876, op. cit., p. 113
  8. André Bendjebbar, Allons aux champs, la journée sera brève, dans La Vie quotidienne en Anjou au XVIIIe siècle, chapitre 1er, coll. La vie quotidienne, Hachette Education (programme ReLIRE), 1983, pages 13 à 51
  9. Mairie de Savennières, L'église Saint-Aubin d'Epiré, avril 2016
  10. Revue de l'Anjou, vol. 80 à 81, impr. Cosnier et Lachèse, 1920, p. 249
  11. Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, t. 2 (D-M), P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau, 1876, pages 113 et 114
Les formes anciennes du nom.


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