Pépinières Levavasseur

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Pépinières Levavasseur
Pépinières Levavasseur.
Localisation Brain-sur-l'Authion
(Maine-et-Loire, France)
Secteur Horticulture, culture de fruits à pépins et à noyau.
Créée en 1730, 1972
Notes Activité créée au XVIIIe siècle.
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La culture fruitière s'est développée en Anjou dès le milieu du XIXe siècle. On y trouve par exemple les pépinières Levavasseur, qui ont succédé aux établissements André-Leroy au début du XXe siècle.


Les pépinières

Portrait d'André Leroy.
Portrait d'André Leroy

Les premières pépinières angevines apparaissent au milieu du XVIIIe siècle[1]. À Angers, la famille Leroy installe ses plantations. En 1780, Pierre Leroy fonde son établissement, dans le quartier de la rue de Brissac. En 1822, son fils André reprend l'exploitation familiale et développe l'activité[2],[3],[4].

Au milieu du XIXe siècle, la culture fruitière se développe en Anjou, grâce notamment à ses conditions naturelles favorables et à quelques hommes, dont André Leroy[3].

Les établissements Leroy deviennent la plus importante pépinière d'Europe[5],[4]. À la fin du XIXe siècle, André Leroy[6] exporte son savoir faire outre-Atlantique[7],[8]. Quant il décède en 1875, ses pépinières emploient 300 ouvriers sur 200 hectares de plantation[4],[3].

Les établissements sont repris par Lucien Levavasseur, d'abord en 1907, puis en 1920. Initialement installée à Angers, l'exploitation est transférée à Brain-sur-l'Authion[5],[4].

Au milieu des années 1930, l'Anjou est l'un des centres les plus importants d'horticulture française[2], et au milieu des années 1980, l'ensemble de son verger est le 3e de France[3]. La région est propice à la culture du végétal. Sa géographie est favorable, combinant climat tempéré et sols de bonnes qualités, à laquelle s'ajoute la tradition des jardins des châteaux du Val de Loire[9].

Au début des années 2010 l'activité des pépinières Levavasseur est centrée sur la multiplication de jeunes plants et l'élevage hors sol ou en pleine terre. On y trouve des jeunes plants et des plantes élevées, sous forme de semis, repiques, godets pleine terre et conteneurs[10]. C'est alors le fleuron de l'horticulture angevine[11].

Plusieurs entreprises angevines du secteur sont en difficultées et placées en procédure de sauvegarde ou en redressement judiciaire : Chauvin horticulture (Montjean-sur-Loire), André Briant Jeunes plants (Saint-Barthélemy-d'Anjou), Gaignard fleurs (Les Ponts-de-Cé) et les pépinières Levavasseur (Brain-sur-l'Authion)[12]. Cette dernière rencontre des difficultés économiques, son chiffre d'affaires ayant été divisé par deux en dix ans. Le 28 septembre 2016, le tribunal de commerce d'Angers prononce la liquidation judiciaire des pépinières Levavasseur, qui compte alors 21 salariés[11],[13].

L'entreprise

La société Pépinières Levavasseur était constituée sous la forme d'une société anonyme (SA), située à Brain-sur-l'Authion (Maine-et-Loire). Immatriculée sous sa dernière forme le 17 avril 1972, son activité était la culture de fruits à pépins et à noyau (0124Z). En 2012, elle a réalise un chiffre d'affaires de 2 436 418 , pour un résultat de -305 764 , et son effectif est de 45 personnes[14]. Deux ans plus tard, en 2014, elle réalise un chiffre d'affaires de 1 959 000 pour un résultat net de -1 189 200 , avec un effectif de 35 personnes, et l'année suivante, un chiffre d'affaires de 1 620 600 pour un résultat de +51 700 , et un effectif de 26 personnes[15].

La société est placée en redressement judiciaire le 1er octobre 2014. Un plan de redressement est approuvé le 30 mars 2016, puis la liquidation judiciaire est prononcée le 28 septembre avec autorisation de poursuite d'activité le 21 décembre[16].

Témoignages

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Notes

Sur le même sujet

Dictionnaire d'André Leroy (Doyenné du Comice)
Salon du végétal d'Angers
Pôle végétal Végépolys
Champignonnières France Champignon
Le val d'Authion

Sources et annotations

  1. Le jardin des Plantes d'Angers date de 1777 (cf. Louis Germain, Les Jardins et les Parcs publics d'Angers, dans la Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, 21e année, bulletin 239-240, juillet août 1941).
  2. a et b I. Deguil, L'horticulture en Anjou, dans les Annales de Géographie, t. 42, 240, 1933
  3. a, b, c et d Jean-Baptiste Humeau, Qu'advient-il de l'arboriculture fruitière angevine ?, dans la revue Norois 126, 1985
  4. a, b, c et d Mairie d'Angers, André Leroy, ou le génie de l'horticulture, avril 1997
  5. a et b Pépinières Levavasseur, Historique, novembre 2013
  6. André Leroy, entrepreneur pépiniériste et agronome angevin, est souvent associé au développement des cultures horticoles de l'Anjou (cf. Jean-Baptiste Humeau, L'horticulture maraîchère angevine, dans la revue Norois, 167, 1995).
    André Leroy (1801-1875) a donné son nom à une place du centre-ville d'Angers (cf. Université d'Angers, Colloque Horticulture et sciences de la vie au 18e et 19e siècles).
  7. Comité départemental du tourisme, L'Anjou vous accueille avec des fleurs , novembre 2013
  8. Conseil général de Maine-et-Loire, Dossier Pars et jardins : la richesse verte de l'Anjou, mensuel 23, juillet 2013
  9. Angers Loire Métropole, Angers et son agglomération, une ambition naturelle pour le végétal, document du 20 février 2013
  10. Pépinières Levavasseur, Présentation, novembre 2013
  11. a et b Ouest-France, Brain-sur-l'Authion. Les pépinières Levavasseur liquidées, article du 28 septembre 2016
  12. Angers Mag, L'horticulture angevine à la recherche d'un nouveau souffle, article des 14 et 16 octobre 2014
  13. Le Courrier de l'Ouest, Brain-sur-l'Authion Les pépinières Levavasseur en liquidation, article du 28 septembre 2016
  14. Infogreffe, Registre des sociétés (072 200 843 R.C.S. Angers), novembre 2013
  15. Infogreffe, Registre des sociétés (072 200 843 R.C.S. Angers), septembre 2016
  16. Infogreffe, Registre des sociétés (072 200 843 R.C.S. Angers), mars 2017


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