Poire Doyenné du Comice (dictionnaire Leroy)

De Wiki-Anjou
Langue et littérature angevine
Document   Poire Doyenné du Comice
Auteur   André Leroy
Année d'édition   1867-1879
Éditeur   Les principales librairies agricoles et horticoles (Paris)
Note(s)   Extrait du Dictionnaire de pomologie.


Illustration.

POIRE DOYENNÉ DU COMICE.

Synonyme. — Poire DU COMICE (Decaisne, le Jardin fruitier du Muséum, 1863, t. V).

Description de l'arbre. — Bois : assez fort. — Rameaux : nombreux, généralement un peu étalés, gros, très-longs, très-coudés, vert grisâtre, finement et abondamment ponctués, ayant les coussinets habituellement des plus saillants. — Yeux : petits, ovoïdes, bien duveteux, légèrement écartés du bois ou sortis en courts éperons. — Feuilles : de moyenne grandeur, ovales ou elliptiques-allongées, à bords régulièrement dentés en scie, à pétiole un peu court, mince et rigide.

FERTILITÉ. — Ordinaire, mais constante.

CULTURE. — Le cognassier lui convient parfaitement ; son développement sur ce sujet est assez vif ; il y fait de belles pyramides.

Description du fruit. — Grosseur : volumineuse et parfois considérable. — Forme : passant de la turbinée régulière et ventrue, à la turbinée arrondie; sa surface est habituellement bosselée. — Pédoncule : de longueur moyenne ou court, bien nourri, rarement arqué, renflé et charnu à la base, obliquement, implanté à fleur de peau. — Œil : moyen, presque fermé, irrégulier, profondément enfoncé dans un vaste bassin elliptique. — Peau: assez épaisse, jaune-paille, entièrement semée de petits points grisâtres, marbrée et granitée de fauve, maculée de même aux extrémités du fruit et généralement vermillonnée sur le côté du soleil. — Chair : blanche, fine, des plus fondantes, juteuse, exempte de granulations. — Eau : fort abondante, très-sucrée, acidule, possédant un parfum peu prononcé mais dont la saveur est exquise.

MATURITÉ. — Depuis la mi-novembre jusqu'à la fin de décembre.

QUALITÉ. — Première.

Historique. — L'ancien Comice horticole de Maine-et-Loire fut l'obtenteur de cette variété. L'arbre-mère, sorti des premiers semis faits dans le Jardin fruitier d'Angers, fructifia au mois de novembre 1849 et reçut, en raison de l'excellence de ses produits, le nom même de la Société qui l'avait gagné. Mis immédiatement dans le commerce, ce poirier se répandit rapidement à l'étranger. Dès 1852, les Américains le multipliaient ; et Hovey, un de leurs pomologues, en donnait cette même année une description fort exacte à la page 169 du tome XVIII de son Magazine of horticulture. Peu après il passait en Angleterre, puis en Allemagne, et s'y montrait aussi méritant que chez nous.

Observations. — Pour conserver le plus longtemps possible ce Doyenné, il faut le cueillir de bonne heure, ne le placer que bien sec dans le fruitier, et l'y toucher rarement. Il acquiert souvent une grosseur énorme. J'en ai récolté dont le poids dépassait 540 grammes.



Second tome du Dictionnaire de pomologie, contenant l'histoire, la description, la figure des fruits anciens et des fruits modernes le plus généralement connus et cultivés.

Voir aussi côté cuisine angevine.


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