Gogane
La Gogane est une fleur violette que l'on rencontre dans les prairies humides de Maine-et-Loire, département de l'Ouest de la France. Cette plante des vallées inondables est emblématique de la Loire[1].
La fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), dénommée localement Gogane, est une plante herbacée vivace de la famille des Liliaceae qui fleurie habituellement d'avril à mai. On la trouve dans les prés humides d'une grande partie de la France, principalement dans l'Ouest, le long des vallées de la Loire et de la Garonne ainsi que dans le Poitou-Charente[2]. Cette espèce est protégée en Basse-Normandie, Centre, Picardie, Auvergne, Rhône-Alpes, Franche-Comté, Haute-Garonne, Gers, Tarn-et-Garonne et Aquitaine[3].
La LPO Anjou a réalisé en 2007 une enquête sur la Fritillaire pintade en Maine-et-Loire et en a dénombré environ 700 000 pieds sur plus de 80 communes. Elle est présente dans les milieux humides ou inondables. Ressemblant à une tulipe, de couleur violette[4], elle est l'une des fleurs qui annonce le printemps. Sa floraison est précoce, débutant en moyenne mi-mars en Anjou, pour durer environ un mois[5],[6],[7].
Cette fleur, sorte de tulipe sauvage à la couleur pourpre tachetée de blanc, est commune en Anjou et en est devenue l'un des symboles végétaux, où elle se plaît particulièrement bien. On la trouve dans la vallée de la Loire, les Basses vallées angevines, les vallées du Thouet, du Layon, de la Sarthe et du Loir, mais aussi dans les Mauges et les marches du Segréen[8],[7],[9]. Le sentier du tour des rives à Villevêque, ou le circuit pédestre des goganes à Saint-Germain-des-Prés, sont des endroits qui permettent sa découverte[10].
Il arrive qu'elle fleurisse peu, comme en 2024 dans les Basses vallées angevines où de longues inondations perturbent la croissance des bulbes[9].
Autres noms utilisés en Anjou : clochette, tulipe.
La fritillaire pintade est inscrite à l'annexe 1 de la Liste rouge armoricaine[11]. Face à la diminution de sa population, la Gogane a été inscrite sur la liste des espèces protégées d'Anjou[4]. Il est donc interdit d'en cueillir.
Notes
Sur le même sujet
Sources et annotations
- ↑ Jacques Boislève et Dominique Drouet, L'Anjou entre ardoise et tuffeau, La Geste (La Crèche), 2018, p. 13
- ↑ Pierre Dupont, Atlas partiel de la Flore de France, MHN Secrétariat de la Faune et de la Flore (Paris), 1990
- ↑ Association Tela Botanica, Fritillaria meleagris L., juin 2014
- ↑ LPO Loire-Atlantique, La Fritillaire (Fritillaria meleagris) ou Gogane en Loire-Atlantique, Bilan des recherches effectuées en 2008
- ↑ LPO Anjou, Enquête Fritillaire pintade - Fritillaria meleagris, 3 juillet 2008
- ↑ a et b Le Courrier de l'Ouest (Pierre-Louis Augereau), C'est le printemps de Goganes, édition du 28 mars 2021, p. 2
- ↑ Angers Mag Info (Ouest eMedia Presse, Yves Boiteau), La flore de Maine-et-Loire a désormais son atlas, 18 juin 2015
- ↑ a et b Le Courrier de l'Ouest (Sébastien Boisnard), Pourquoi cette année la gogane ne fleurit pas dans les Basses vallées angevines, 28 avril 2024
- ↑ Pierre-Louis Augereau, Anjou insolite et secret, coll. Le guide écrit par les habitants, Éditions Jonglez (Versailles), 2025, p. 58-59
- ↑ Préfecture de Maine-et-Loire, RD10 - Déviation d'Allonnes - Etude d'impact, mars 2011