Lucienne Simier

De Wiki-Anjou
Lucienne Simier
Personnalité de Maine-et-Loire
Période XXe siècle
Note(s) Née à Saint-Germain-sur-Moine
Internée à Ravensbrück (1943-1945)
Aide à la rédaction
Histoire du Maine-et-Loire

Née en Maine-et-Loire, Lucienne Simier est une enseignante du XXe siècle, déportée au camp de Ravensbrück durant la Seconde Guerre mondiale.


Lucienne Émilie Simier naît à Saint-Germain-sur-Moine (Maine-et-Loire) le 7 juin 1897. Ses études terminées, elle devient professeur d'économie au collège de jeunes filles de Joachim-du-Bellay à Angers[1].

La Deuxième Guerre mondiale éclate en 1939. L'armée allemande envahit la France en 1940 et occupe une partie de son territoire, dont Angers à partir de juin. Une Kommandantur régionale y est installée, puis en 1942 un centre régional de la Gestapo. En France, à partir de cette période, environ 600 000 Français seront déportés jusqu'en 1945, comme en juillet 1942 où un convoi de déportation quitte Angers pour Auschwitz en Pologne[2].

En février et mars 1943, plusieurs personnels du collège Joachim-du-Bellay sont arrêtés au motif d'action contre l'Allemagne, dont Lucienne Simier. Ils sont emprisonnés à Angers, Romainville (Seine-Saint-Denis), Compiègne (Oise), puis envoyés en Allemagne au camp de concentration de Ravensbrück ; camp qui sera agrandi à plusieurs reprises jusqu'en 1945[1],[2],[3],[4].

Marie Talet et Anne-Marie Baudin y mourront, les quatre autres étant libérées le 18 avril 1945 par la Croix-Rouge suisse. Marthe Mourbel décèdera sur le chemin du retour. Seules Jeanne Letourneau, Magdeleine James et Lucienne Simier seront de retour à Angers. Cette dernière témoignera plus tard de sa déportation dans un livre, Deux ans au bagne de Ravensbrück (Hérault, 1992, ISBN 2-7407-0034-2). Le collège honore régulièrement la mémoire des disparues[1],[5],[6],[2].

Lucienne Simier meurt à Angers le 10 mai 1987[2].

Notes

Sur le même sujet

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Sources et annotations

  1. a, b et c Lycée Henri-Bergson d'Angers (Pauline Chambille, Lucie Haenel, Chloé Godin, Juliette Guémas et Clémentine Gac), Ravensbrück, un camp de concentration pour femmes, 19 mars 2015
  2. a, b, c et d Union des déportés d'Auschwitz, Mémoires des déportations : Allemagne Ravensbrück Témoins, janvier 2018
  3. Canopé de Maine-et-Loire, Fiche : 2 ans au bagne de Ravensbruck. 6 Enseignantes dans les griffes de la Gestapo, janvier 2018, d'après 2 ans au bagne de Ravensbrück, de Lucienne Simier, coll. L'écho de leurs voix, éditions Hérault, 1992.
  4. ajpN (association Anonymes, Justes et persécutés durant la période nazie), Angers en 1939-1945 : C'est la guerre, 6 août 2014
  5. Lycée Henri-Bergson d'Angers (Lily Breton, Lilian Tertrin, Léa Patureau), Des lieux d'Histoire et de Mémoire de la Résistance et de la Shoah de l'Anjou à Cracovie, 29 mars 2014
  6. Christine Bard, L'histoire des femmes au défi de la déportation, Histoire@Politique, vol. 5, 2, 2008, p. 59


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