Valentin Laroute
| Valentin Laroute | |
|---|---|
| Activités | Photographe |
| Période | XXe siècle |
| Notes | Laroute Valentin, photographe |
| Personnalités Loisirs et culture Agenda | |
Valentin Laroute est un photographe angevin du début du XXe siècle. Il fait de nombreux clichés entre 1905 et 1924 publiés sous la signature « L. V. phot. », alors une des marques de cartes postales la plus répandue en Maine-et-Loire.
La photographie se développe durant le XIXe siècle, après que le premier procédé soit inventé dans les années 1820, et les cartes postales arrivent en France dans le dernier tiers de ce siècle[1],[2].
Valentin Laroute[3] naît dans l'Indre le 14 juillet 1875 à Saint-Martin-de-Lamps. Il fait de courtes études, puis travaille comme commis chez un épicier avant d'entrer dans l'usine de textile à Châteauroux où travaillent ses parents. Il s'établit à Angers après y avoir fait son service militaire de 1895 à 1898 au 135e de ligne. Il exerce d'abord plusieurs années dans la police, période où il rencontre Marie Gardais qu'il épouse en 1900 à Chemillé. Le couple ouvre ensuite un bureau de tabacs et journaux rue Toussaint, puis un commerce de fournitures de maroquinerie et parfumerie rue Saint-Aubin. Parallèlement, Valentin se lance dans la photographie et dans l'édition de cartes postales en 1905, qu'ils vendent dans leur magasin[4],[5],[6].
Il fait paraître en 1907 une série de vues sur la catastrophe ferroviaire des Ponts-de-Cé, en 1910 une série de vues sur l'effet des inondations à Angers et couvre aussi en 1911 la catastrophe ferroviaire de Montreuil-Bellay. Son activité se développe, jusqu'à couvrir le Maine-et-Loire et quelques départements limitrophes. Il développe et tire lui-même ses nombreuses cartes postales. En août 1914, il est mobilisé dans le train des équipages où il est instructeur de conduite automobile. À son retour de la guerre, il reprend son activité de cartes postales. Il photographie par exemple des manœuvres sur la Maine des sapeurs du 6e régiment du Génie d'Angers qui exécutent des ponts en bois. En 1924, le couple décide de se retirer des affaires. Ils vendent leur affaire à Maurice Chrétien (Emcéha, éditions Maurice Chrétien Angers). L'entreprise approvisionnera les détaillants de cartes postales durant quarante-cinq années[4],[5],[6],[7].
Les époux Laroute quittent Angers en 1932 pour s'installer à Paris, rue des Batignolles, où Valentin reprend son activité de cartes postales, décorant des cartes-vues de Paris avec des paillettes. La santé de Marie Gardais devient de plus en plus mauvaise et elle disparaît en 1949. Lui, travaillant presque jusqu'à sa mort, décède en 1957. Ils sont tous deux inhumés à Saint-Germain-sur-Morin, en Seine-et-Marne[5].
Valentin Laroute, photographe et éditeur angevin de cartes postales de 1905 à 1924, laisse le souvenir d'une des meilleures marques de cartes postales de l'époque, période où sa signature L-V. phot. se remarque sur beaucoup de photographies de la région à la Belle Époque[4],[6].
Notes
Sur le même sujet
Sources et annotations
- ↑ Andrea Del Lungo, La Fenêtre. Sémiologie et histoire de la représentation littéraire, Éditions du Seuil (Paris), 2014
- ↑ Louis Vollaire, La carte postale n'est pas un gadget, dans Communication et langages, n° 31, Humensis (Paris), 1976, p. 87-104
- ↑ Laroute, Valentin (1875-1957)
- ↑ a b et c Courrier de l'Ouest (Sylvain Bertoldi), Il a créé une des meilleures marques de cartes postales anciennes à Angers, 8 février 2026 (avec Jacques Gardais)
- ↑ a b et c Courrier de l'Ouest (Sylvain Bertoldi), « Son art le passionnait » : des cartes postales made in Angers, 15 février 2026 (avec Suzanne Laroute et Jacques Gardais)
- ↑ a b et c Elisabeth Verry, Le fonds Lionel Chrétien aux Archives départementales de Maine-et-Loire, dans La Gazette des archives, n° 201, 2006-1, Les archives privées (Journées d'études de la section des Archives départementales, Angers, 7 octobre 2005), p. 58-63
- ↑ Luc Simon, Souvenirs d'Angers : la vie en 1900, Éditions LNG (Nantes), 1992, p. 19