Ardoisière des Ponts-de-Cé

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Photographie d'ardoises.

On trouve sur la commune des Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire) des gisements de schiste ardoisier. Le quart nord-ouest du département est le pays du fer et de l'ardoise, sur une zone qui s'étend de ses limites occidentales vers son centre au nord de la Loire, avec une pointe au sud du fleuve vers Juigné[1].

Il existait plusieurs centres ardoisiers en Maine-et-Loire : Avrillé, Châtelais, Combrée, Juigné-sur-Loire, Noyant-la-Gravoyère, Les Ponts-de-Cé, La Pouëze, Vern-d'Anjou et Trélazé[2]. Aux Ponts-de-Cé, on y trouvait deux carrières d'ardoise datées du Bas Moyen Âge (Moyen Âge tardif), à La Glardière au nord de la commune et à Belle-Poule à l'est du bourg[3]. Les ardoisières de Belle-Poule, situées au nord de l'actuelle levée de Belle-Poule[4] dans le prolongement sud des gisements de Trélazé, sont exploitées aux XIVe et XVe siècles, puis tombent ensuite dans l'oubli. Au XIVe, ces ardoisières se composent de trous de 4 mètres maximum et sont exploitées par des paysans[5].

L'ardoisière de Belle-Poule fournie au milieu du XIVe siècle des ardoises pour le château de Beaufort puis pour celui d'Angers[6].

Une autre exploitation voit le jour au XIXe siècle sur le domaine de Rivet. Elle produit un million d'ardoises au second semestre de 1834. Elle cesse son activité en 1836 après avoir atteint la profondeur de 25 mètres sur du mauvais rocher[7].

L'ancienne carrière d'ardoise de la Glardière, abandonnée de la fin du XVIIIe jusqu'au début du XXe, est reprise en 1925. Puits de faible section, avec une chambre de 500 m2, son exploitation cesse ensuite. Il sert plus tard de réserve d'eau pour des serres horticoles[8].

Les Ponts-de-Cé se trouvent à 6 kilomètres au sud de la ville d'Angers[9]. Plus au nord on trouvait également les ardoisières d'Angers et d'Avrillé, et plus à l'est celles de Trélazé.

Notes

Sur le même sujet :

Sources et annotations

  1. Romain Brossé, Mines et carrières en Anjou : cadre géologique, modalités d'exploitation, dans Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, t. 104, n° 3, 1997, Mines, carrières et sociétés dans l'histoire de l'Ouest de la France, textes réunis par Jean-Luc Marais, p. 11-18
  2. Julien Derouet, Paroles de mineurs d'ardoise, Cheminements (Le Coudray-Macouard), 2009, p. 9
  3. CEREMA – DTer Ouest – DLRC d'Angers, Atlas des cavités souterraines – Région nord de la Loire – Les Ponts de Cé, décembre 2015
  4. Levée de Belle Poule, voir Les Ponts-de-Cé.
  5. Furcy Soulez Larivière, Les ardoisières d'Angers, impr. Ménard-Garnier (Beaucouzé), 1986, p. 13 et 15
  6. Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. I (A-C), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1965 (2e éd.), p. 333 (Belle-Poule)
  7. Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. III (N-R), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1989 (2e éd.), p. 439 (selon note de Soulez-Larivière)
  8. Célestin Port (révisé par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Robert Favreau et Cécile Souchon), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. II (D-M), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1978 (2e éd.), {{p.|242 (Glardière, La)
  9. Lion1906, Distances orthodromiques (à vol d'oiseau) à partir des Ponts-de-Cé, juin 2010

Sites ardoisiers en Maine-et-Loire : Angers, Angrie, Avrillé, Châtelais, Combrée, L'Hôtellerie-de-Flée, La Jaille-Yvon, Juigné, Noyant-la-Gravoyère, Les Ponts-de-Cé, La Pouëze, Saint-Barthélemy, Trélazé, Vern-d'Anjou.