Antoigné : Différence entre versions

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Antoigné dans le [[dictionnaire Célestin Port]] de 1874<ref>Célestin Port, ''Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire'', t. 1 (A-C), P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau, 1874,  pages 122</ref> :
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Antoigné dans le [[dictionnaire Célestin Port]] de 1874<ref>Célestin Port, ''Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire'', t. 1 (A-C), P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau, 1874,  pages 122-124</ref> :
  
 
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Version actuelle datée du 21 septembre 2019 à 07:10

Antoigné
Département Maine-et-Loire
Territoire Saumurois
Arrondissement arr. de Saumur
Canton cant. de Doué-la-Fontaine
Intercommunalité ca Saumur Val de Loire
Code Insee, postal 49009, 49260
Habitants Les Antoignéen(ne)s
Données locales altitudes, coordonnées, exploitations, populations, secteurs, superficies
Situation dans le département

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Antoigné est une commune de l'ouest de la France qui se situe dans le département de Maine-et-Loire (49), au sud-est de Montreuil-Bellay, en limite des départements des Deux-Sèvres et de la Vienne.


Situation administrative

La commune d'Antoigné est membre de la communauté d'agglomération Saumur-Val-de-Loire. Jusqu'en 2014 elle se situe dans le canton de Montreuil-Bellay puis ensuite dans celui de Doué-la-Fontaine et l'arrondissement de Saumur.

Son code commune (Insee) est 49009 et son code postal est 49260. Les habitants se nomment les Antoignéens.

Une ancienne commune de la Vienne, aujourd'hui intégrée à Châtellerault, porte aussi le nom de « Antoigné ».

Mairie : 4 rue des écoles, 49260 Antoigné (tél. 02 41 50 90 06, courriel antoigne).

Histoire et patrimoine

Le domaine fut donné par Charlemagne à Saint-Martin de Tours. La prévôté subsistera jusqu'à la Révolution[1].

À voir sur la commune[2] :

  • Dolmen du Griffier (inscrit MH) au lieu-dit Entre Deux Routes ;
  • Église Saint-Martin des XIIe, XIIIe et XIXe siècles, avec façade de style roman ;
  • Manoir la Motte-Ferchaud ;
  • Manoir d'Orbe ou d'Urbe, route de Linières, des XVIIe et XIXe siècles.
Photographie du dolmen du Griffier.

Loisirs et culture

Présence d'une association sportive, l'Union sportive d'Antoigné[3].

Espace et territoire

Commune la plus méridionale du Saumurois, Antoigné s'étend sur 17,87 km² (1 787 hectares), son altitude varie de 36 à 74 mètres[4] et son territoire se situe sur le plateau du Saumurois[5]. La rivière de la Dive passe à l'Est de la commune[6].

La commune se trouve dans le périmètre du parc naturel Loire-Anjou-Touraine, zone de préservation et de protection située entre Tours et Angers[7].

Célestin Port (1874)

Antoigné dans le dictionnaire Célestin Port de 1874[8] :

« Antoigné, arrond. de Saumur (24 kil.), commune de Montreuil-Bellay (8 kil.), — à 59 kil. d’Angers.— Intoniacus villa, 791 (Hauréau, Gall. Christ., Inst. p. 9) — Antoniacus villa, 791 (Ib. d’après une autre copie), 829 (Ib., p. 28), 849 (D. Bouquet, t. VIII, p. 500), 920 (Hauréau, Ib., p. 57), 926 (Besly, Comtes de Poitou, p. 218. — Antonniacus, 1062 (L. N. de St-Fl., ch. 196). — Amogneium, 1267 (Arch. deM.-et-L., E 849). — Antognacus, 1249 (Ibid.).— la ville d’Anthoigné, 1392, 1401, 1451 (Arch. de M.-et-L., E 821, — Villa de Anthoignaco, 1409 (E 849). —Antogny, Antogné, Anthoigné, XVII-XVIIIe s. (Et.-C.).

La commune, placée à l’extrémité méridionale du département, forme une pointe dans le département des Deux-Sèvres, qui l’enserre au Sud, à l’Est et à l’Ouest, le Nord borné par Montreuil-Bellay et Méron (8 kil.).

Le bourg est à un kil. de la Dive, qui longe du Sud au Nord la commune, vers l’Est, dans toute son étendue. — À l’extrémité, vers l’Ouest, traverse le ruisseau de la Losse. — En dehors, passent, vers l’Est, la route départementale des Ponts-de-Cé à Loudun (2 kil.) et, vers l’Ouest, la route impériale de Bordeaux, à Rouen (2 kil), qui se rencontrent à un kil. de Montreuil-Bellay.

En dépendent les villages de Coulon (1,500 m.), gros village de 60 maisons, de Mué (1,500 m.), gros village de 35 maisons, relié à l’église par un chemin presque bâti, dit le Chemin-du-Bourg (13 maisons), le village de Lernay (4 kil.), le hameau des Charrières (6 maisons), les fermes du Moulin et de la Pivoiterie.

Superficie : 1,764 hect., dont 270 en vignes et 1 hect. 59 en bois ; — vastes plaines, surtout vers Panreux. — Les vins blancs du pays sont renommés, notamment ceux de la Grandemaison ; « — On exploitait autrefois la tourbe sur les bords de la Dive. — Le partage des marais de l’Anglée ou l’Onglée, autorisé par ordonnance du 26 janvier 1836, a été effectué le 20 avril suivant entre les communes d’Antoigné et de Saint-Cyr-la-Lande. Ils comprenaient 21 hect. 21 ares, dont 11 hect. 61 ares ont été attribués à Antoigné. Populution : En 1720-1726, 94 feux, 246 hab. — En 1782, 300 communiants. — En 1788, 99 feux. — En 1790, 390 hab. — En 1826, 595 hab. — En 1831, 542 hab. — En 1841, 600 hab. — En 1851, 644 hab. — En 1856, 627 h. — En 1861, 637 hab. — En 1866, 650 hab., dont 201 hab. au bourg (69 maisons).

Bureau de poste et perception de Montreuil-lBellay.

Assemblée, le premier dimanche de juillet.

Mairie et Ecole, installées pauvrement dans un grand logis délabré, en attendant mieux sans doute.

Au bas du bourg, et dominant une petite plaine qui penche vers l’Est, tandis que vers Sud le sol monte couvert de vignes et de maisons, s’élève l’église (succursale, 26 décembre 1804), dédiée à saint Martin de Tours. C’est un curieux édifice à signaler aux archéologues. La porte comprend trois arcatures romanes, dont deux composées de claveaux chargés alternativement de fleurons, de pommes de pin ou de carrés de damier, la troisième extérieure de pointes de diamant, toutes trois se continuant sur des bases plates à plinthes autrefois ornementées. Sur le plein du mur supérieur se dressent deux petits contreforts plats dont le chevet encadre une étroite fenêtre à moulures romanes. De chaque côté de la baie, deux petits cadres, dont un seul reste, figurant un lion, continuaient la décoration supérieure. Au-dessous, règne une corniche ornée de 11 modillons sculptés, dont chaque intervalle est rempli par une figure en saillie, représentant, autant qu’on y peut voir, un cheval sellé, un cerf, un animal renversé, un chien à poil raz, un homme couché, en tout dix cadres qui, avec les deux qui bordaient la fenêtre, peuvent avoir complété les douze signes d’un zodiaque de fantaisie. Sur cette base, soutenue par deux hauts contreforts terminés en retraits, repose le fronton à pignon triangulaire en petit appareil réticulé, dont chaque losange est noyé à demi dans le ciment. — À l’intérieur (20 m. 70 sur 7 m. 70), la nef, nue et vide, se compose de deux parties distinctes, que sépare un vide de quelques centimètres, entre deux arcades ogivales, dont l’une montre son mur coupé droit sans pierre d’attente. C’est un carré long sans voûte, éclairé par quatre fenêtres plein cintre, plus étroites vers Nord-Est. Le carré du transept, qui porte le clocher, recourbe sa voûte en coupole sur quatre piliers ronds, gros et courts, l’un orné de deux bandes plates qui se terminent en volutes, l’autre, vis-à-vis, couvert de palmes ; les doux, vers le chœur, d’un travail plus orné, l’un découpé comme une couronne en pointes multiples, l’autre enguirlandé de feuillage dont le crochet s’arrondit en un lourd billon pendant. Au-dessous, la bête fantastique à deux corps. — Le chœur est voûté en croisée d’ogive et doit être d’un demi siècle plus moderne que le transept et la façade qui paraissent du commencement du XIIIe siècle. — Au fond un tableau du XVIIe siècle représente saint Martin coupant son manteau. Un autre tableau du XVIIIe siècle, sainte Némoise. La sainte Table est un meuble en bois de forme grossière.

En dehors, à gauche de la porte principale gisent les anciens fonts baptismaux, bloc énorme de granit, dont le centre évasé est percé d'un trou. — Plus loin, vers Sud, une très belle tombe, sans couvercle, où la forme du corps est creusée dans la pierre (XIVe s.). Le presbytère, vendu nationalement le 18 messidor an IV, était remplacé par une maison à louage. Une ordonnance du 12 juillet 1837 autorisa la vente d’une partie des communs pour l'achat d’une cure, qui ne fut pas réalisé jusqu'en 1851 où un emprunt spécial fut autorisé par ordonnance du 4 novembre. La sacristie a été agrandie en 1855.

Un dolmen existe sur la hauteur, à quelque distance de Coulon, à droite sur le chemin de Montreuil-Bellay. On n’a pas signalé d’autres traces celtiques ou romaines, quoique le vieux chemin venant de Saint-Just dut, vers le bourg, se rapprocher au plus près de la Dive. Le nom seul de la paroisse indique un ancien domaine d'un personnage Gallo-Romain dont les diplômes royaux du VIIIe siècle attestent l’importance. La villa dépendait du Poitou (in pago Pictavo, 791) et du district de Thouars (in pago Thoarcensi, 926) et comprenait dès le VIIIe siècle, entre autres riches dépendances, Bron près Saint-Just, Arçay, près Loudun, et Coulon. Charlemagne en fit don à l'abbaye de Saint-Martin de Tours, dont l’abbé ltier, en 791, l’attribua comme dotation à l’abbaye de Corméry, qu’il venait de fonder, don confirmé par Louis le Débonnaire en 820 et Pépin d’Aquitaine en 829. Mais en 848 le comte Vivien, abbé de Saint-Martin, reprit le domaine et le rendit de nouveau à ses moines pour fournir spécialement aux frais de leur vestiaire. Un diplôme de Charles le Chauve confirma l’année suivante cette attribution, de même un autre de Charles le Simple en 920 ; mais cette année même le vicomte Savary mit la main sur la terre et il fallut que le comte Ebolus intervint en 926 pour la faire restituer aux moines. Le Chapitre l’administrait par un chanoine qui portait le titre de prévôt et qui relevait féodalement le bénéfice de la baronnie de Montreuil-Bellay. La haute justice, par ses transactions de 1263 et de 1393, fut reconnue appartenir au suzerain ; mais la moyenne et basse justice resta du domaine de la prévôté. Un officier, du titre de maire, tirait revenu des droits secondaires et avait par privilège la présentation des officiers de la châtellenie Un d’eux, le traitier, tenait la recette générale des dîmes, inspectait les domaines, remplaçait le prévôt absent et faisait avec le maire l’office de sergent ou d’huissier féodal. Outre la seigneurie d’Antoigné d’un rapport de 5,800 liv., le bénéfice comprenait les seigneuries de Bron et Mollay (V. ces noms). Toutes les dîmes, tant anciennes que novales, appartenaient au Chapitre, moyennant une rente de 350 livres qu’il assura au curé (7 juillet 1742) en exemptant de toute dîme les biens de la cure. Le curé siégeait dans l’église, à droite sous le clocher, son vicaire à gauche ; le seigneur de la paroisse avait son banc, dans l’angle gauche, à l’entrée du chœur.

Sont prévôts, en 1636, Roger de Kanigan, abbé de Notre-Dame de Pornic ; — Lecourt, 1734 ; — Corenfin Morain, 1763-1790.

La cure était de l’évêché de Poitiers, de l’archiprêtré de Thouars, à la présentation de l’évêque de Poitiers, à la nomination du prévôt, dignitaire du chapitre de Saint-Martin de Tours.

Sont curés : Gacian Desbordes, 1546, 1555. — René Natault, 1571. — Mathieu Goizet, 1597, 1637. — Jacques Roulet, 1667-† 2 novembre 1673. — Philippe Blanchard, 27 mars 1673, 1691. — Jean-Charles Barat, 1719, 1728. — Louis-François Briant, 1734-août 1763. Il signe encore quelque temps : ancien curé. — Louis-Joseph Drouyneau, prieur de Notre-Dame d’Angelard et vicaire, 1er octobre, 1763-† 12 juin 1771, âgé de 36 ans. — Louis-Bextrand Lelivec de Lanporan, 10 septembre 1771 jusqu’en 1793. Il devint alors officier public. — Pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, le curé se fait souvent assister par des Augustins du couvent de Montreuil-Bellay.

La paroisse dépendait, au XVIIIe siècle, de la Généralité de Tours, du Grenier à sel de Saumur, de la Subdélégation de Montreuil-Bellay, du District de Montreuil-Bellay (1788), de Saumur (1770). Il y résidait une brigade de gabelle à cheval de quatre employés dont la paroisse dénonçait les pillages en les accusant d’envoyer la nuit leurs chevaux dans les ensemencés. — La Dive séparait la paroisse du Loudunois. — Les moulins dits d’Antoigné avaient été acquis en 1391 de Jean de Fonteneux par le seigneur de Montreuil-Bellay, qui les arrentait avec les marais et les droits de pêche. — La canalisation, commencée en 1785, créa des prairies qui autrement restaient perdues d’eau. Le sol excellent d’ailleurs restait sans culture, faute de bras. Avant la Révolution la moitié des habitants mendiaient ; les propriétaires n’y résidaient point et les journaliers restaient tout l’hiver sans ouvrage. Les vins, richesse du pays, s’y perdaient sans valeur, ne pouvant s’exporter par les chemins affreux.

Maires : Joseph Guillon, 1790. — Leroy, 1792. Il ne savait même signer. — Louis-Nicolas Nau, 1er novembre 1792. — Augustin Autran, 8 août 1797. — Urbain Ecot, 11 septembre 1799. — Louis Lemoine-Maudet, 15 septembre 1813. — Urbain Ecot, 12 août 1815. — Nicolas-Louis Nau, 5 octobre 1830. — Joseph Ecot, 9 septembre 1833. — Michel Monnereau, 15 juin 1836. — Louis Sorin, 5 avril 1848. — Toussaint Ecot, 23 août 1848.

Arch. de M.-et-L., C 117 et 193 ; E 821 ; G Prévôté de Saint-Martin de Toun et Cure d’Antoigné ; — Arch. de la Vienne, Série 6. — Arch. comm., Série E. — Arch. de l'Eveché, Note Mss. du curé Mollet ; — Nobilleau, La collégiale de Saint-Martin de Tours, p. 113 ; — D. Bouquet, Hanréau, etc., ubi supra ; — Em. Mabille, La Pancarte Noire de Saint-Martin de Tours. »

Notes

  1. Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. 1, édition révisée de 1965 par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt, éd. H. Siraudeau et Cie, p. 174-175
  2. Ministère de la Culture, Base Mérimée (Antoigné), octobre 2012
  3. Union sportive d'Antoigné, avril 2017
  4. IGN, Répertoire géographique des communes (RGC), données 2014 (altitude, superficie)
  5. Atlas des paysages de Maine et Loire, voir unités paysagères.
  6. IGN et BRGM, Géoportail (Antoigné 49), octobre 2012
  7. PNR Loire-Anjou-Touraine, 2012
  8. Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, t. 1 (A-C), P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau, 1874, pages 122-124


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