Pain d'deux
En Anjou
- pain d'deux
Locution
Locution nominale, masculin singulier, composé de pain et de deux.
En Anjou, un pain de deux (pain d'deux) désignait en boulangerie un pain de deux livres (2 x 500 grammes). Utilisation que l'on rencontrait usuellement dans les campagnes.
On parlait autrefois en livres (unité équivalant à 500 grammes) : pain de six livres, pain de douze livres, etc.
Il était aussi courant de demander la pesée, le boulanger mettant alors le pain sur la balance pour compléter le poids demandé.
Notes
- Voir aussi crouston, calot, fouée, fouace.
- Bulletin historique et monumental de l'Anjou, E. Barassé (Angers), 1869, p. 219
- Philippe Braud, Saint-Hilaire-du-Bois, village d'Anjou : Chronique des années 50, Éditions L'Harmattan (Paris), 2012
- Thomas Cauvin, De l'administration municipale dans la province du Maine, impr. de Monnoyer (Le Mans), 1842, p. 500
- Steven Kaplan et Jean-Philippe de Tonnac, La France et son pain : Histoire d'une passion, Albin Michel (Paris), 2010
- Louis-Alexandre Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Desaint et Saillant (Paris), 1768, p. 110