Jardins d'Angers

De Wiki-Anjou
Photographie d'un jardin.

La ville d'Angers compte de nombreux espaces verts, dont de grands jardins, des squares fleuris et des parcs, sur le territoire de Maine-et-Loire renommé pour son horticulture.

Des cultures florales et des pépinières couvrent plusieurs centaines d'hectares du sud de l'agglomération angevine, dont l'expansion des pépinières date du XIXe siècle[1].

Les douves du Château, le jardin François Mitterrand, le jardin du Musée des Beaux-Arts, le jardin du Musée Jean Lurçat, le jardin du Mail, le jardin des Plantes, le jardin de la Roseraie, le jardin bio, le jardin Eblé, sont autant de jardins que l'on trouve sur la ville d'Angers, l'une des plus verte de France, dont les lieux de promenades et les jardins fleuris sont présents depuis le XVe siècle[2],[3],[4]. Quelques-un d'entre eux :


Jardin des Beaux-Arts

Le Jardin du Musée des Beaux-Arts est situé à dans le centre-ville d'Angers. L'origine du jardin remonte au IVe siècle, à l'époque de l'Empire romain. Au fil du temps il change à plusieurs reprises de destinations. L'École centrale de Maine-et-Loire s'installe au Logis Barrault à la fin du XVIIIe siècle, qui disparait au début du siècle suivant, mais le muséum de peinture est préservé. L'ancien jardin du muséum et de l'abbaye Toussaint est réaménagé en Jardin Fruitié. Il est ensuite tansféré sur de nouveaux terrains, et l'emplacement devient alors le jardin du musée des Beaux-Arts[5],[6].

Le Jardin du Musée des Beaux-Arts couvre une superficie de 7 500 m2. Il comprend quatre espaces : l'Allée des topiaires (sculptures d'ifs taillés en topiaire), Les bosquets (avec ambiance de sous-bois), Le grand tapis vert (vaste pelouse) et le Cloître Toussaint (succession de cours)[5].

Jardin des Beaux-Arts d'Angers, boulevard du Roi René (sur OSM).

Jardin des Plantes

Le Jardin des Plantes d'Angers est un jardin botanique situé dans le quartier Saint-Serge, derrière le centre de congrès. Utilisé par la faculté, il est à sa création un jardin à vocation scientifique. Au XVIIIe siècle, c'est le premier jardin botanique d'Angers. Plus tard, une société de botanophiles contribue à l'entretien et au développement du jardin botanique. Au milieu du XIXe, sa superficie augmente grâce à des acquisitions successives de la ville. On y construit des serres chaudes puis des serres à multiplication, et le jardin est remanié sous l'égide du botaniste Alexandre Boreau, l'auteur de la Flore du Centre de la France. 5 000 espèces y sont alors cultivées[7],[1].

Le Jardin des Plantes comprend des plantes, dont le fleurissement est constitué de milliers de plantes annuelles et vivaces, de plantes bisannuelles et de bulbes de printemps ; des collections, comprenant des spécimens d'arbres et d'arbustes de collection ; et environ 70 arbres[7],[1].

Jardin des Plantes d'Angers, boulevard Carnot (sur OSM).

Jardin du Mail

Le Jardin du Mail est situé dans le centre-ville d'Angers, en face de l'hôtel de Ville. Ce grand jardin à la Française est installé au milieu du XIXe siècle à l'emplacement de l'ancien-mail (jeu de Mail, sorte de croquet), et servira de cadre à des expositions et à des concerts. Il devient un lieu de promenade, sa perspective est allongée par l'avenue Jeanne d'Arc[6],[8],[1].

Le Jardin du Mail, parc public au cœur de la ville, comprend des couloirs de verdure, des parterres de fleurs, une fontaine monumentale, un kiosque à musique et des statues. Son fleurissement est assuré par plusieurs milliers de fleurs dans des massifs. Plus de 40 000 plantes sont utilisées pour renouveler son décor au printemps et en été[8],[1],[9],[10].

Jardin du Mail d'Angers, boulevard Foch (sur OSM).

Jardin Saint-Jean

Le Jardin du Musée Saint-Jean d'Angers est un jardin situé dans le quartier de La Doutre. À la fin du XIXe siècle, on comble le bras de la Maine longeant l'ancien hôpital Saint-Jean et on aménage un jardin. L'ancien hôpital devient en 1968 le musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie contemporaine. Le jardin est remanié par deux fois au XXe puis devient un jardin de style médiéval au début du XXIe[6],[11].

Le Jardin du musée Jean Lurçat et de la Tapisserie contemporaine compte trois espaces : le jardin vivrier, potager servant à l'alimentation ; le jardin bouquetier, aux plantes servant à la confection de bouquets ; le jardin médicinal, aux plantes médicinales utilisées pour soigner les malades[11].

Les trois petits jardins ont été conçus par le service de la ville des Parcs, jardins et paysages[11].

Jardin du musée Jean Lurçat, Angers, boulevard Arago (sur OSM).

Douves du château

Les fossés sont creusés au XIIIe siècle à la construction de la forteresse. Ils deviennent un parc à animaux au siècle suivant. Au XVIIIe, une grande partie est cultivée en potager. La ville fait l'acquisition des douves au début du XXe siècle et y installe des parterres à la française, sur le modèle de jardins italiens du XVIIe[12],[6],[1].

Le château compte également plusieurs jardins, reflet du patrimoine végétal de l'Anjou[13].

Les douves sont entretenues par le service de la ville des Parcs, jardins et paysages[12].

Jardin du château d'Angers, place du président Kennedy (sur OSM).

Jardin de la préfecture

Le jardin de l'abbaye Saint-Aubin, où s'installe l'administration départementale à la Révolution, a longtemps été ouvert au public avant de devenir privé[6],[1].

Jardin de la préfecture d'Angers, boulevard du Roi René (sur OSM).

Jardin de la tour des Anglais

Un jardin et golf miniature est aménagé au milieu du XXe siècle autour de la tour fortifiée du XVe[6],[1].

Jardin de la tour des Anglais, Angers centre-ville, rue Larrey (sur OSM).

Galerie

Notes

Bibliographie

• Alexandre Boreau, Notice historique sur le Jardin des Plantes d'Angers et sur les progrès de la Botanique en Anjou, Angers, 1851, Extrait du Bulletin Soc. Industr. Angers et départ. Maine-et-Loire, XXIIe année, no 6, p. 341-405
• E. Bureau, Rapport sur le Jardin des Plantes d'Angers, dans Bull. Soc. Botanique France, XXII, 1875, p. LXXXII-LXXXVII

Sur le même sujet

Flore et faune de Maine-et-Loire
Parc Terra Botanica
Étang Saint-Nicolas
Île Saint-Aubin

Sources et annotations

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Louis Germain, Les Jardins et les Parcs publics d'Angers, dans Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, 21e année, bulletin no 239-240, juillet-août 1941, p. 365-386
  2. Mairie d'Angers, Parcs et jardins, 2018-2021
  3. Ouest-France (Coraline Brouez), Angers, une ville verte où il fait bon vivre, flâner et se détendre, 28 mars 2021
  4. Michel Audoin-le-Marec, André Niel, Nancy Bonnin-Lo Mo, René Plessix, Hommes et traditions populaires : Anjou-Maine-Touraine, Martelle éditions (Amiens), 1996
  5. a et b Mairie d'Angers, Parcs et jardins - Jardin du Musée des Beaux-arts, 2018-2020
  6. a, b, c, d, e et f Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. I (A-C), H. Siraudeau et Cie (Angers), 1965, 2e éd. (1re éd. 1874), p. 586
  7. a et b Mairie d'Angers, Parcs et jardins - Jardin des Plantes, 2018-2020
  8. a et b Mairie d'Angers, Parcs et jardins - Jardin du Mail, 2018-2020
  9. Mairie d'Angers (Sylvain Bertoldi), Laissez-vous conter les jardins, 2002
  10. Le Monde (Lucien Jedwab), Visite en images des jardins d'Angers, 31 juillet 2020
  11. a, b et c Mairie d'Angers, Parcs et jardins - Jardin du Mail, 2018-2020
  12. a et b Mairie d'Angers, Parcs et jardins - Douves du Château, 2018-2020
  13. Château d'Angers (Centre des Monuments Nationaux), Les jardins du château d’Angers, 2017-2018


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