Berciller
En Anjou
- berciller
Étymologie
Du latin supercilium, qui est au-dessus des cils.
Mot
Verbe, 1er groupe.
En Anjou (My, Lué, Bg, Mj, Lm, La) berciller signifie ciller, cligner des paupières (berciller les yeux). Synonyme de cleuter.
Faire une chose sans berciller, effrontément.
Conjugaison : (présent) je bercille, tu bercilles, il/elle/on bercille, ils bercillent, (imparfait) il bercillait, (passé composé) il a bercillé, (infinitif) berciller.
Mot que l'on trouve aussi en Bretagne et en Touraine.
Citation
« C'était un homme qui buvait, monsieur, ses cinq barriques par an, sans même que les yeux bercillent. » (René Bazin)
Notes
- Voir aussi béluetter, rouiller, beillouetter, usse.
Parler angevin
- Charles Ménière, Glossaire angevin étymologique comparé avec différents dialectes, dans Mémoires de la Société académique de Maine-et-Loire, t. XXXVI, Lachèse et Dolbeau (Angers), 1881, p. 243
- René de La Perraudière, Le langage à Lué, dans Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, Cinquième série - Tome VII, Germain & G. Grassin impr.-édit. (Angers), 1904, p. 136 (bersiller)
- Anatole-Joseph Verrier et René Onillon, Glossaire étymologique et historique des parlers et patois de l'Anjou, t. 1, Germain & Grassin (Angers), 1908, p. 88
- Marc Leclerc, Rimiaux d'Anjou - Sixième édition, Au bibliophile angevin André Bruel (Angers), 1926, p. 80
- Yves Brochet, Le braco - Mémoire d'un angevin, Cheminements (Le Coudray-Macouard), 1997, p. 193
- Gérard Cherbonnier (dir.), Mots et expressions des patois angevins : petit dictionnaire, Éd. du Petit Pavé (Brissac-Loire-Aubance), 2002 (4e édition, 1re en 1997), p. 19
- René Bazin, L'Anjou - La Loire, Siloë éditions (Laval), 2005, p. 69
Autres régionalismes
- Maurice Davau, Le Vieux parler tourangeau : sa phonétique, ses mots et locutions, sa grammaire, C.L.D. (Chambray-lès-Tours), 1979, p. 154
- Paul Eudel, Les Locutions nantaises, A. Morel (Nantes), 1884, p. 17
- Adolphe Orain, Glossaire patois du département d'Ille-et-Vilaine, Maisonneuve Frères et Ch. Leclerc éditeurs (Paris), 1886, p. 10