Le langage à Lué par De La Perraudière

De Wiki-Anjou
Langue et littérature angevine
Document   Le langage à Lué (Recherches historiques et statistiques sur la commune de Lué, Maine-et-Loire)
Auteur   R. de La Perraudière
Année d'édition   1904
Éditeur   Germain et G. Grassin imr.-libr. (Angers)
Note(s)   Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, Cinquième série, Tome VII, p. 132-154


Couverture du tome 7 des Mémoires de la Société.
Le langage à Lué


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Nous ne croirions pas avoir donné la physionomie complète de la commune dont nous avons entrepris la monographie, si nous ne consacrions quelques lignes au langage et à la prononciation de ses habitants. Cette dernière a conservé une teinte archaïque et l'on prononce à Lué pour oi comme on faisait à la cour au XVIIe siècle. Ex. : La Loëre pour : La Loire. L'è devient a. Ex. : Ma chare Sœur pour ma chère Sœur, Josaph pour Joseph. — A bref au singulier devient â très ouvert au pluriel de certains mots comme : Un canard, des canârds ; eau final, donne le son de o dans : tonique. Le parler est chantant et sur une note assez élevée. Mais ce n'est pas un patois; on y retrouve seulement une multitude de mots des auteurs anciens, tombés en désuétude, mais persistant dans une langue qui les conserve encore tels que nos écrivains des XVIe et XVIIe siècles les ont employés, et avec le même sens. Des locutions usuelles ont une valeur et une saveur particulières. Nous en citerons quelques-unes et nous chercherons à préciser la signification des mots par des exemples. Evidemment, nous n'avons nullement la prétention d'avoir dressé un vocabulaire

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complet tel que celui que prépare pour l'Anjou M. Verrier, professeur au Lycée d'Angers. Ce glossaire, encore inédit, travail auquel ne manquera ni la compétence, ni la patience, ni surtout la conscience, sera pour notre Anjou un précieux monument. Mais la liste que nous avons recueillie, tout en ayant sans doute besoin d'être complétée, pourra servir à donner un aperçu des termes les plus généralement employés. Ils ont presque tous leur justification dans le vieux parler français. Nous ne suivrons pas l'ordre alphabétique dans le rangement des mots sous chaque lettre et nous devons avouer que l'orthographe de plusieurs reste pour nous tout à fait incertaine.


A


A matin = Ce matin.

Apure, f. = Endroit où l'eau suinte d'un champ.

Alfassier = terme de mépris ; v. herquenier.

Aider (s'en aider). — On ne peut s'en aider, se dit par exemple d'un animal rétif dont on ne peut venir à bout.

Avoir la peine, locution à peu près synonyme de falloir. Exemple : J'aurai la peine de faire ceci, pour : Il faudra que je fasse ceci.

Annuit = Aujourd'hui, se trouve dans Montluc.

Affier = Anciennement, convenir à, XVIe. Il a affié des pommes de terre dans un champ (Rabelais) dans le sens de : planter.

Affiement, m. = Les choses qu'on cultive dans les champs.

Affiquet, m. XVe = Objets de toilette féminine avec le même sens que fanfreluches.

Acimenter = Etablir solidement.

Avanger = Avancer : Ex. : Il n'avange à rin (rien).
= servira: « Faut pas pleurer, ça n'avange à rin. »

A c't'heure = Maintenant. Vieille locution qui revient souvent dans la conversation.

Alogè = Abrité.

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Ailleur ? ou prime = Précoce. Ex. : Des cerises ailleures ? (ou primes).

Arrière, loc. explet. souvent employée et d'un sens assez indéterminé.

Assotter — Vieilli, mais français. « Elle en était tout assottée ».

Achaler = Ennuyer. Ex. : Tu m'achales.

Abuter = Arriver au bout d'un sillon en labourant.

Abuloter = Mettre en tas (en bulots).

Assaisonner = Aoûter.

Ancreau, m. = Filet à poisson d'une certaine forme.

Achée, f. = Lombric ou ver de terre.

Acouer et surcouer = (Montaigne). Couper une vertèbre de la queue aux chevaux ou un muscle fléchisseur de la même partie.

Adirer = Egarer. Ex. : « Ce n'est pas là le chemin, vous nous adirez ».

A dire = II y a bien de l'a dire (de la différence).

Amarer et ramarer = Serrer ou faire rentrer v. g. le bétail à l'étable.

Acouvé = Accroupi.

Amaliner = rendre malin ; méchant. Cette bête s'est amalinée.

Anille, f. = Manivelle.

Anvin, m. = Orvet.

Arrocher (s') = Se jeter sur ou contre. Ex. : s'arrocher après quelqu'un, et verbe actif : Arrocher des pierres à quelqu'un.

Arrée ? ou arrais ? f. = Orge qu'on donne aux porcelets ou aux porcs à l'engrais.

Auras m. = Vermine.

Assise = Pour asseyez. Ex. : « Assise-vous donc. »

Amuser = Dans le sens de muser.

Aigrasseau m. = Arbre sauvage (pommier ou poirier) non greffé; ou mieux : Egrasseau.

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Avette f. = Abeille.

Aspic ou uspic = Lavande. On dit encore de l'huile d'aspic, dans le langage correct, et l'on peut comparer à la fameuse phrase normande : Qu'a qu'al'a qu'a crie? — Al'a qu'al'a chu ! Cette phrase recueillie à Lué : « Madame, vout'uspic y s'pard. ». — Traduction : votre lavande se perd, c'est-à-dire est trop avancée bientôt pour pouvoir être utilisée.

Argancier = Eglantier.

Aronce ou éronce = Ronce.

Ardrille = Argile.

Attapir et s'attapir = Se blottir, se mettre à l'abri.

Apparaissance = Apparence.

Accord (d') ou en goût = Etre mal d'accord, mal en goût. Être indisposé physiquement.

Ameillante f. = Une vache ameillante, prête à faire veau.

Abre = Arbre

Asseoir la lessive, la buée (rac. de Buanderie).

Aroue (en) = De suite, immédiatement.

Assaut = Epreuve, maladie.

Amortissant = Fade, écoeurant.

Alouser = Louer, flatter.


B


Bastant, loc. vieillie = Bien portant, de bonne mine. Bouqueture ou bouilleture = Matelotte de poisson.

Banner = Pleurer. Etym. : Banyée (publication de Bans, que faisait un crieur).

Buée, f. = Lessive.

Berdin, berdasse, berdiner et berdasser = Qui perd son temps et jacasse.

Brandes ou brondes = Grandes bruyères (Erica scoparia).

Bique en coin (de) = Diagonalement. — Faire bique = s'équilibrer, se compenser.

Bignon = Source dans un champ.

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Boëte, f. = Boisson. On dit aussi : « Il est boëte », il est ivre.

Boucault = Jeune bœuf.

Berneaux = Yeux.

Bernicles = Lunettes.

Bersiller = Cligner (des yeux).

Bardouler = Barbouiller. Terme de mépris : « Un méchant bardoulé ».

Breunner et tiner = Têter.

Broquetée = Fourchée, (de broc = fourche) ; d'où broquer = porter au bout d'un broc.

Busse = Barrique.

Bringée = Couleur de vache à poil roux mêlé de traits noirs.

Bicard = Petit domestique de ferme.

Bitrou = Homme laid et sale.

Bielle = Veste.

Bonhommes (les) = Gens. Ex. : Allez quérir les bonhommes.

Bourder = Arrêter.

Bourrier — Mauvaises herbes, balayures, fétu. Avoir un bourrier dans l'œil. Serrer le bourrier dans un champ.

Bousine = Vessie.

Boire, f. = Trou servant d'abreuvoir.

Balliêre, balin = Sac rempli de balle d'avoine, sur quoi on couche les petits enfants.

Bicheté (vin) = Vin rouge, tiré en blanc, vin gris.

Brut = bruit « mener du brut = faire du bruit ».

Bouder = Flétrir, dessécher.

Benne, f. = herbe marécageuse.

Bran de scie = Sciure de bois.

Blé = Seigle. Grain = froment.

Boussacher = Bousculer, et gâcher.

Bulot = Tas.

Brime et frime = Brouillard et gelée.

Brimer = Flétrir.

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Berdu = Champ en friche et couvert d'herbes folles.

Bouillée = Cepée (de bois) et groupe (de personnes). On dit aussi une bouillée ou bouée de pigeons, de perdrix.

Bobé = Idiot.

Beduau = Blaireau.

Berrouée = Pluie fine. « Ça berrouasse à-matin ». Faire une berrouée = S'ébrouer.

Bouri = Ane.

Boisselêe = Mesure agraire.

Berruère = Bruyère.

Brossard = Chêne (espèce quercus tauza).

Biser = Embrasser (baiser).

Boîtier = Qui travaille aux bois.

Burger (se) = Se blottir.

Brûlé = Très. Ex. : Les chevaux cette année sont brûlé chers.

Biche = Chevreuil.

Boucherée = Bouchée.

Berouette = Brouette. — Civière se dit aussi pour brouette.

Bestial = Bétail.


C


Cas = C'est peu de cas = peu de chose. Être en le cas = Être capable de.

Carcan = Rosse.

Chaire = Chaise (XVIe).

Chéti = Chétif, mesquin, misérable.

Chatin = Débris de tuffeau. V. moche.

Chenard = Pierrailles qu'on trouve dans le sol.

Chouan et choin = Chat-huant.

Courre = Courir.

Clan = Porte à claire voie.

Charnier = Le vase où on conserve le lard (en bois ou terre).

Cherrue = Charrue.

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Choreau = Enfant de chœur.

Cosses = Roches coquillières.

Colibert = Autre genre de pierres.

Cosser = Lutter avec la tête comme les bœufs. Ex. : « Vlà deux viaux qui se cossent ».

Chopineau = Burette.

Chantier = Talus de fossé et aussi travail. « J'vas me mettre en chantier ».

Choppe = Blette. Ex. : Une poire choppe. — Chopir = mollir.

Chommer = Manquer de ; XVIe : « On n'en chomme pas ».

Casson = XVIe morceau de sucre on dit aussi « pierre de sucre » et aussi : Casson = débris de poterie.

Cuter (se) = Se cacher. — Jouer à « Gute » = à cache-cache.

Cotir = Sauter, éclabousser.

Chaffourer = Renvoyer, chasser vivement.

Charibaude = Feu de joie.

Coûton = Quignon (de pain).

Charte = Charrette.

Castille = XVIe. Dispute, et aussi groseille.

Chevau = Cheval. Ex. : « Le chevau est tombé ».

Choulière et machoulière = Champ de choux.

Combat = Peine. « Avoir bien du combat ».

Carte ou quarte ? = Série ou période : « Une carte de beau temps ».

Cocombre, f. = Concombre.

Chanteau = Morceau de pain.

Charroyère et charreyère = Passage des charrettes dans les bois.

Charreyer = Charroyer.

Charrey = Charroi.

Chîner = Mendier. Ex. : « Les vagabonds vont chîner de ferme en ferme et demandent à coucher à l'Hôtel du Bœuf, c'est-à-dire à l'étable.

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Chaîntre ou cheintre = Partie non cultivée le long des haies.

Coffir, coffissure = Ecraser, plaie contuse, meurtrissure.

Confée = Consoude (Delphinium consolida).

Chêne = Chrysanthème.

Cochet = bon, de la noix, intérieur du grain des céréales.

Caché = Â l'abri : « Je le vois bien mal caché », se dit aussi d'un malade inquiétant.

Crouiller = Verrouiller. — Crouillet = Verrou.

Claver, Déclaver = Fermer à clé, ouvrir o La porte est déclavée ».

Cas = Être en le cas : « Je ne suis pas en le cas de » = pas capable de.

Curer = Nettoyer. « Va curer les bestiaux » = Va ôter le fumier de l'étable.

Canne, pétoire, et gilloire = Jouets faits d'un morceau de sureau, avec lequel les enfants lancent des balles de filasse ou de l'eau.

Cancher = Même sens que crouiller.

Courée = Partie interne (du porc).

Conrée = Courroie.

Courard = Jeune porc.

Crescent = Croissant (de la lune), et poussant ou profitant en parlant de plantes ou d'animaux.

Crêmet = Laitage fait avec la crème au moment où elle va tourner en beurre dans la baratte.

Crucher = Sauter sur et décrucher : Tomber.

Capot = Coiffe de femme.

Conjurer = Guérir un mal (par sortilège).

Conjureur = Sorcier.

Confondu = V. enfondu.

Cajiau = Porcelet.

Choir, chu = Qui est presque inusité maintenant est resté employé assez souvent à Lué.

Cordelle = Sorte de chiendent.

Cabrer = défoncer : « la voûte de la cave a cabré ».

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Chérir = caresser : t il est bien chérissant ».

Calciner = durcir : « des pierres mises dans une ornière se calcinent par le passage des voitures ».


D


Devise = Jalon.

Dérincer = Arracher les souches et les racines en terre.

Deul = Deuil, chagrin : « Tu me fais bin du deul. »

Doler (se) = Se plaindre, se lamenter.

Devanteau = Tablier.

Déchâfrer = Déchirer, déchiqueter

Dègroler = Tomber de haut.

Dépiauter = Dépouiller, écorcher, ôter la peau.

Devaller et Dévoilée, i. = Descendre et descente.

Devirer et à la Devire = Renverser et sens dessus dessous.

Det = Doigt.

Doué ou Douet = Lavoir.

Doutance = Soupçon.

Douzil = Fausset (de barrique) ou plutôt trou du fausset.

Devenir = Dépérir.

Dessiper (se) = S'amuser.

Défublé = Déshabillé.

Droit (au) : se trouver au droit = Rencontrer. Mettre au droit = Atteindre en tirant.

Dégraduer = Dégrader.

Donnaison = Donation.

Douce (terre) = Terre légère et sablonneuse.

Décrouiller = Déverrouiller.

Dresser le linge = Le repasser.

Drouillard = Sorte de chêne de qualité inférieure (quercus cerris).

Dételée = Une dételée est le travail qu'on fait en labourant sans dételer.

Daber = Ducir : Une forte pluie dable la terre qui est alors cacée c'est-à-dire encroûtée. — Une Dabée = Une forte averse.

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Décancher = Aller vite en besogne et aussi : déboucher, désobstruer.

Divars et Divers = Turbulent, difficile de caractère.

Descendre = digérer.


E


Endret = Endroit.

Enflamber = Enflammer.

Enferger = Entraver au moyen de fers.

Etouper = Boucher. Ex. : Etouper la brèche d'une haie avec des bourrées d'épines.

Environ = Après, autour de : Ex. : « ils étaient tous environ lui ».

Encordé = Se dit d'un animal atteint d'ostéoclastie.

Ecurieux = Ecureuil, XVe.

Encancher = Boucher, embarrasser.

Erusser = Cueillir les feuilles des ormeaux : Erussage.

Encherrier = Forte toile de la forme d'un grand drap de lit.

Écabouir = Ecraser.

Écot (de blé) = Champ moissonné dont les gerbes et le chaume ont été enlevés.

Égailler = Disperser. C'est le fameux commandement des Vendéens et des Chouans : Egaillez-vous les gars ! dont on a fait parfois, à tort : Egayez-vous... On dit aussi : à l'Égaillée = En désordre.

Égraver = Un animal est égravé quand il a le pied meurtri par la marche excessive.

Égrenots = Premières châtaignes tombées.

Elosser = Secouer, ébranler.

Emouver = Émouvoir et faire remuer.

Êmeiller (s') = Se tourmenter, s'inquiéter.

Encontre (à l') = à la rencontre et contre.

Evolailler = faire fuir comme des volailles effrayées.

Encaver = Enterrer.

En envouloir = En vouloir (à quelqu'un).

Ejarder = Ecailler (le poisson).

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Emeillé = Éveillé en parlant d'un enfant : Il a l'air bien émeillé. Et effrayé : Je m'en émeille.

Eparer (la lessive) = L'étendre pour le sécher.

Empulantir = Empuantir.

Endêver = Maugréer. Ex. : Les enfants font endêver les parents.

Ecoipir = Écraser, écrabouiller.

Ecu = On compte encore souvent par écus de 3 francs.

Echillettes = Clochettes qu'on sonne aux processions suivant un certain rythme et qui sont de deux tons différents. Leur usage disparaît.

Embourrer = Enterrer, ou couvrir (de vêtements).

Enrayer = Commencer (comme la charrue qui fait une raie, un sillon), s'emploie aussi, mais plus rarement, dans son sens usuel d'arrêter.

Emballe = Fanfaron, vantard.

Émouchet = Épervier.

Effouiller = Effeuiller : les choux, la vigne et aussi vendre des animaux saus être obligé d'en racheter.

Essef, m. = Rigole pratiquée dans un champ pour l'écoulement de l'eau.

Empesseler = Mettre des échalas (paisseaux).

Ensauver («') = Se sauver, fuir.

Engourdeli et Dégourdeli = Engourdi, dégourdi.

Enfondu = Mouillé.

Enfolie, f. = Sorte de provin.

Essarer et Ecarter = Couper les basses branches.

Ecacher = Serrer avec les dents.


F


Fondis = Endrois bas et embroussaillé.

Force = « Il n'y a pas force » = Il n'y a pas obligation.

Fin = Tout à fait. Ex. : « C'est fin plein. »

Foutu, Fichu, Failli = Termes de mépris et sens vulgaire.

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Funeau = Corde (de puits).

Frime = Gelée blanche.

Fiamber et Fiambée = Flamber et Flambée.

Fouée = Même sens. Ex. : Galette à la fouée = Pâte cuite à la gueule du four.

Foleyer = Devenir fou ; dire des insanités.

Fripper = Manger à la dérobée.

Fillette = Petite bouteille.

Finer = Mener à bout, d'où ; maufiner = mal tourner.

Frère = Se dit pour beau-frère, et sœur pour belle-sœur.

Ferte = Bâton long et parfois ferré (XVIe).

Fade = Amer.

Fûter = Fatiguer, dégoûter. Ex. : « Je n'en veux plus, j'en suis fûté. »

Feignant = Fainéant.

Fait : Ex. : « II a emporté tout son fait » = Toutes ses affaires, tout ce qui lui appartenait. Petit fait : « C'est un petit fait » = Un propre à rien, un paresseux.

Fortuner = Réussir.

Filou = Trompeur et flatteur ; hypocrite.

Friquet = Ecumoire.

Funérailles = Cérémonie. On dit d'un beau repas de noces que c'étaient de grandes funérailles.

Flôpée = Volée de coups.

Fouin, m. = Fouine, putois, belette, etc.

Foussé = Fossé.


G


Grîcher = Grincer (des dents).

Godandard = Scie se manœuvrant à deux.

Gober = Recevoir (des coups). Ex. : « Tu vas gober ! »

Gîtrer (se) = Se gîter. Gître = Gîte.

Guigner = Regarder (vieilli) et convoiter.

Guérie = Tamis du greleur.

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Goule, Goulée = Gueule, et ce que l'animal prend d'un coup dans sa gueule et figure : XVIe Zon ! sur la goule au sagoin (Marot).

Guinche = Herbe graminée des bois avec laquelle on fait des paillasses et des jonchées.

Glacive (terre) = Forte et argileuse.

Guerti = Plein de, couvert de : « II a la tête guertie de poux. »

Galvauder, Galvaudeux = Vagabonder, vagabond.

Gâter (de l'eau) = Uriner. Gâter = déborder.

Gorger = Biner à la charrue : Gorger des choux, des pataches.

Gavignole = Ribotte : Ex. : « Être en gavignole. »

Gandilleux = Embarrassant, « un cas gandilleux ».

Grapper = Grapiller.

Gorin = Porc et gorineau (diminutif) ou gorichon.

Guerouée = Bande nombreuse.

Grezillon = Grillon.

Guibet = Moucheron.

Galerne = Nord-Ouest.

Gars = Garçon.

Gouleyant = Appétissant, friand.

Grolle, f. = Corbeau (Rabelais).

Gadille = Petit oiseau tel que : rouge-gorge, accenteur mouchet, roitelet et troglodyte.

Guêne et guenoux ou guené = Rosée, mouillé de rosée ou par les herbes humides.

Godet = Sorte d'écuelle emmanchée avec laquelle on prend l'eau potable dans le seau à ce destiné.

Gueruette = Espèce de charrue légère.

Grigne = Morceau de pain bénit plus gros que les autres.

Giller = jaillir.


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H


Herquenier = Terme de mépris : vagabond, pillard, etc.

Huée = Cri, XVIe.

Hart = Lien fait de branches tordues, XVIe.

Hardi = Au moins (loc. explet.).

Haricoter = Disputer ou discuter longuement un marché pour lequel on tient à peu de chose. — Haricotier = chicaneur.

Hébéter = Ennuyer. Ex. : « Ça m'hébète. »

Hoton = L'enveloppe du grain de blé, d'avoine, etc.

Houâler = Crier (de douleur).

Hannoche = Bois propre au chauffage en étant fendu.

Hanter = Fréquenter ; surtout pour le gibier. Un terrier a l'air bien hanté quand on voit à son entrée des traces fraîches comme des crottes (du Hant).

Hergne = Hargneux. Ex. : V's avez-t-y pas moins l'air hergne !

Hirantaigne = Araignée.


I


Intéressant = Mot employé avec des significations particulières, telles qu'agréable, etc.

Igneau = Agneau. Pied d'igneau = Roupie pendant au nez.

Ivrer (s') = S'enivrer.


J


Jars = Courette devant les toits à porcs.

Jupper = Appeler en criant.

Jinguer = Jouer comme font les enfants, les petits animaux.

Joannet-te = Précoce en parlant de fruits, de récoltes, etc.

Jardrinier = Jardinier.

Journal = Mesure agraire.

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Jonchée = Claie ou paillasson de jonc ou de guinche, pour faire égoutter les laitages.

Jaucoue, f. = La Presle, dont le nom vulgaire est queue de cheval (ch'vau-coue).


L


Lie = Cordage servant à lier les charretées de fourrage.

Lice = Haie, XVIe.

Liette = Tiroir, XVIe.

Luizarne = Luzerne.

Lacas = Pluie torrentielle. On dit aussi Acas.

Linceuls = Draps, XVIe.

Lessif, m. = Eau de lessive.

L'en l'ar (air) = Ce qui pousse sur le sol hors de terre.

Léard = Sorte de peuplier.

Languet = Pièce de porc fumé.

Là-loin = Là-bas.

Laiton = Cochon de lait.

Loire = Loutre.

Lignée = Génération « il y a trois lignées de lui à moi ».

Lunot = Mulot.

Lieurre = Lierre.

Lampart, m. = Langue fourchue des serpents.


M


Mes'hui = Désormais.

Macabri = Ciel chargé de cirrus.

Macre = Alourdi par les pluies : une terre macre.

Moucle = Moule, coquillage.

Millère = Bouillie de mil et de lait.

Megeyeur = Hongreur.

Moche = Débris de tuffeau.

Marraine = Femme.

Manière = « Une manière de ». Une sorte de...

Maussade = Gros. Ex. : « Un maussade lièvre ».

Mépriser = Dénigrer.

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Mincée = Pâtée de pain, herbe hachée etc. par les canards.

Miscer = Mélanger en désordre, hacher menu.

Mêle = Merle et aussi nèfle.

Métive, Métivier = Moisson faite par des journaliers payés en nature. — Celui qui la fait. Il avait le septième boisseau pour salaire.

Mitan = Milieu XVIe.

Mine (de) = Peu à peu, le malade s'en va de mine.

Malpeine (à) = A grand'peine.

Moas, Moase = Mauvais, se.

Moucher = Prendre la mouche : se dit des bestiaux.

Mouver = Remuer. « Ça mouve » = Ça remue.

Musser (se) = Se glisser à travers quelque obstacle.

Musse = Passage étroit des animaux.

Manque : « Il y en a bien de manque » = Il en manque beaucoup.

Mau = Mal ; substantivement. « J'ai du mau. »

Miette (une) = Un peu. Ex. : « Si j'avais une miette de temps ».

Mariée = Treuil de pressoir ancien modèle.

Membre, f. = Membre m. Ex. : Un cheval qui a de la membre » = Qui a de forts membres.

Merienne et Meriennée = Après-midi, sieste.

Mener (du bruit) = Faire du tapage.

Mouchouër = Mouchoir XVIe.

Marabout = Homme laid.

Maie. = Huche.

Maufiner = Mal finir, ne pas réussir.

Mignon = Domestique, en parlant d'animaux. Ex. : « Des lapins mignons ».

Macabuler = Abîmer.


N


Nance = Anse et nasse.

Nettir = Nettoyer.

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Nigeon = Qui ne fait pas grand'chose.

Nigeotter = Faire peu de chose.

Neyer = Noyer.

Navette = Sorte de pâtisserie en forme allongée.

Nourri, s. m. = Nature de la provende. Ex. : Ici le nourri est bon.

Niée = Nichée.

Nouzille = Noisette.

Nouzet = Nœud de linge dans lequel on met quelque chose comme par exemple des boules de bleu pour la lessive. (Ambroise Paré.)

Noirette = Jeune noyer.


O


Ouigner = Crier comme font les petits chiens et aussi un chien battu.

O = Avec ; XVIe. « Tu vas aller o li » = Tu vas aller avec lui.

Ouailles = Moutons. Prononcez : une ouëille.


P


Paisseau = Échalas.

Point = Négation est plus volontiers employée que : pas.

Place = Sol d'une pièce. Ex. : « Balayez la place ».

Portière = Destinée à la reproduction. Ex. : « Une truie portière ».

Perrière = Carrière. Perreyeur = Carrier.

Pouiller (se) = Se vêtir.

Pistole = 10 francs.

Pied et pouce = Anciennes mesures encore usitées.

Pouline = Poulain femelle. Pouliche.

Prée, f. = Pré, m.

Puput, f. = Huppe (oiseau).

Pigner = Une porte qui crie sur ses gonds pigne ; et par extension, pleurnicher.

Pè, m. = Pis (de vache).

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Parpaing = Champ en rectangle allongé.

Potation = Nourriture cuite pour les porcs.

Passe = Tique (de chien).

Pataches = Pommes de terre. Un patachis = Un champ de pommes de terre.

Panne = Grand baquet à lessive.

Pâton = Cataplasme.

Puron = Bouton de chaleur, petit furoncle.

Pâssis. = Reprise, terme de couturière.

Pergaler = Chasser : même sens que chaffourer.

Perjuter = Faire sortir le jus en pressant.

Presse = Armoire et foule.

Portoire = Baquet à vendange porté par 2 hommes. = Comporte.

Pire f. = Fressure.

Pardrix = Perdrix.

Pois = Haricot.

Poster = Chasser à coups de pierres.

Pâtis et pâtisseau = Pâture.

Profité = Il est bien profité. Se dit d'un enfant de bonne mine.

Pouits = Puits.

Pigriès = Balle de blé, d'avoine, et menus débris que laisse la machine à battre.

Prâ, f. = Rosse, mauvaise bête, ou femme. Terme injurieux.

Pecque, f. = bec. — Pecquer = donner des coups de bec.


Q


Quérir = Chercher (prononcer cri.) « Va donc bien vite le cri ».

Quémanter (se) = S'informer (ou guémanter) ?

Quant et moi (mé) = Avec moi XVIe. Et non : contre moi.

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Quillon = Objets dressés comme des quilles. Ex. : Une moyette de gerbes.

Quartiers = Morceaux ou tranches de fruits desséchés au soleil = Mesure agraire pour la vigne.

Quart = Une demi-barrique.

Queniot = Enfant.


R


Roumion, Roumionner = Respirer avec bruit comme lorsqu'on est enrhumé.

Rabourer = Labourer.

Rousine = Résine.

Rousée = Rosée XVIe.

Raisant = Rosée, on dit aussi « le temps est raisant », frais et humide.

Rencherdir = Renchérir (pron. : Renchardir). « Je veux du renchard », une augmentation de gages.

Retirer (se) = Habiter.

Ramasser = Serrer, faire rentrer.

Rien (pron. rin) = Un petit rien ou un petit que de quelque chose.

Riotteux = Querelleur XVIe.

Rèze = Sillon.

Ramentevoir (se) = Se souvenir.

Rendoubier = Terme de mépris.

Ravirèe = Grande quantité.

Renverser = Vomir.

Rallu = Dru, épais, vigoureux.

Roucher = Ronger et Rouchet = Os dégarni de viande.

Rayer = Ex. : Une rayée de soleil, coup de soleil entre deux averses.

Rudement ou Roidement = Très.

Ramarer = Rassembler.

Raissié (de) = Après-midi.

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Bouches ou Rouchats (Amyot XVIe) = Joncs et herbes de marais.

Racoin = Recoin.

Rayonner = Enterrer (facétieusement) ou disposer en rayons des plantes, dans la raie de charrue.

Russes = Plante nuisible. Sinapis arvensis.

Roder et Rode = Moisonner avec une sorte de faucille : dite : Rode.

Radresser = Redresser.

Rote, f. = Sentier.

Rabâter = Rabâcher et faire du bruit.

Recorder = Rappeler (se) ou encore réitérer.

Ruseriot = Animal nuisible tel que belette, putois, etc.

Revoyure (à la) = Au revoir.

Receper = Recevoir (Recipere).

Raffût = Bruit, tapage.

Raison (avoir des) = Se disputer. — Rendre raison = Rendre compte.

Rillaux = Morceaux de porc cuits de la graisse de l'animal.

Rade (se mettre en) = Se mettre en colère.

Rare (c'est bin rare si) = C'est bien étonnant si (et râle).

Rhabiller = Raccommoder.

Runche = Ruche.

Religionnaire = Qui a de la religion.

Redevance = Aller à la redevance, à la rencontre.

Reporter = Ça y reporte bien = Ça y ressemble bien.

Racouet = Graminée (alqpecurus agrestis). Queue de rat (Rat-coue) même sens que le nom scientifique : Queue de renard.

Rustique = Fort, vigoureux.


S


Samille = Ramille.

Seigneurie = Surnom.

Sus-bout = Fut défoncé et mis debout.

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Sacquer = Secouer brusquement (Rabelais).

Sus = Sur, XVIe.

Sagoin = Sale, se dit d'un homme par mépris (Marot).

Serrer = Cueillir. Serrer des cerises, de la salade.

Soue (à gorins) = Toit à porcs.

Sucheton, m. = Sorte de couleuvre.

Soulaire, f. = Sud-Ouest.

Souris-chaude = Chauve-souris.

Subler = Siffler.

Sapins = Pins.

Sourd = La salamandre à taches jaunes.

Sa = Sureau.

Souriçoire = Souricière.

Subtil = Agile.

Sus-bouter = Mettre debout.

Soui ou Souillis. = Balayures.

Soche = Souche.

Senblance et apparaissance = Vraisemblance et apparence.


T


Thèmer = Murmurer.

Tourniolant = Environ. « Il était trois heures tourniolant ».

Tracer = Aller et venir souvent par le même chemin.

Tabut = Tracas XVIe.

Tors = Tordu XVIe.

Taupines, f. = Topinambours.

Trouësse et Truisse = Emonde.

Train = Piste du gibier, empreinte du pied.

Tranche = Outil de bêcheur à fer large.

Tardivages = Cultures qui se font à l'arrière saison.

Trempe = Averse.

Tapon (à) = Même sens que Attapi, aussi Tapon pour Tampon (de linge).

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Ternue = Sorte de graminée spontanée et nuisible.

Tertous = Tous XVIe.

Tantouiller = Plonger et agiter dans l'eau.

Têt = Toit.

Tour = Fois. Ex. : De ce tour = Cette fois-ci.

Treûler = Trôler.

Traversier = Traversin.


U


Uspic (V. Aspic).

Umeau = Ormeau.


V


Vas (je) = Plus employé que : je vais — « Je m'en vais, ou je m'en vas ; l'un et l'autre se dit, ou se disent. » [Dernières paroles d'un grammairien].

Vlin = Serpent (vipère).

Vlimeux = Venimeux.

Vougre = Serpe emmanchée, XVIe. (Voulge = arme du XVe).

Vacque-à-tout = Domestique à tout faire.

Veille = Meule (de foin).

Veilloche = Diminutif du précédent.

Vérette = Variole.

Verder = S'agiter en allant de ci, de là, pour les choses du ménage, et aussi : sauter.

Veyette = Petit sentier de piéton.

Voliche = Volige.

Viau = Veau.

Ventouse = Coup de vent.

Vart = Vert (exemple de e changé en a, ce qui se produit fréquemment).

Vendition = Vente.


Y


Yèvre = Lièvre.


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Locutions diverses

II entend haut = II est dur d'oreille.

« Le monde y disant comme çà que » = On dit que...

Tirer des coups = Sonner le glas.

Aller tout le bout le chemin = Aller tout le long du chemin.

Le sien, la sienne, pour : celui, celle. Ex. : « La sienne qui m'a dit ça, c'est Maîtresse une telle ».

J'étions, j'allions, j'avions, etc. = Nous étions, nous allions, nous avions, etc.

Je fais bien mon compte de faire çà = Je compte bien...

Ils étaient à l'arrivée de sept à huit = environ sept à huit.

« Hé ben ! que donc que vous voulez ? » = Hé bien ! quoi ?

Y en a eu eun' dabée hiar la mériennée = Il a joliment plu hier l'après-midi.

Comme de bien entendu = Bien entendu.

C'est le plus méchant homme qu'il n'y aye point, pour : qu'il y ait.

Aller en place = Se gager comme domestique.

Manqué ou vantié ? C'est manqué bien lui = C'est lui, je crois.

En pour = En échange.

Rin, ren en tout = Rien, rien du tout. Un fusil de tuerin (Turin).

Y aller de saut = Y aller brusquement ; par à-coup.

Il sort de = Il vient de.

Il tombe des grains de pluie = Il tombe des gouttes de pluie.

Ouche, noue, varenne, cloteau, parpaing, dery, noms de champs signifiant : terre fertile contre la maison, grand champ plat, petit enclos, champ en rectangle allongé, champ près de la maison, etc.

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Maître, Maîtresse un tel, se dit de gens établis et pour ceux qui sont dans une situation inférieure et déjà âgés. Le Père, la Mère un tel.

Planter un rosier = Faire des dettes.

Faire un grand récit de = Dire beaucoup de bien de... ; vanter.

De première (expression superlative) = On dit d'un objet : « Il est de première » (sous entendu qualité) ; et aussi en parlant du bon résultat obtenu par un procédé : « Ça fait de première ».

Les boeufs de labour portent les noms suivants : Cholet, Levraut (on L'Auras ?), Matelot (ou Matelas ?), Farinet, Rougeaud, Paillard, Leveillé, Cadet, Noblet ?, Varlet (ou Harley ?), Roset, etc.


R. DE LA PERRAUDIÈRE.




René de La Perraudière, Le langage à Lué (parler luéen au XIXe), dans la deuxième partie des Recherches historiques et statistiques sur la commune de Lué (Maine-et-Loire), publié dans Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, Cinquième série, Tome VII, Germain et G. Grassin imr.-libr. (Angers), 1904, p. 132-154. Ancienne Académie d'Angers fondée en 1685. Publication en série imprimée.

René de La Perraudière est l'auteur de plusieurs publications comme Notes sur l'époque révolutionnaire. La "Lettre de Dieu" (dans Mémoires de la Société nationale d'agriculture, sciences et arts d'Angers, Germain et G. Grassin, 1905), Notes sur la fabrique de Lué (dans Mémoires de la Sté nat. d'agr., sc. et arts d'Angers, Germain et Grassin, 1907), Dossier des frères Alleton (1803-1805) (dans Mémoires de la Sté nat. d'agr., sc. et arts d'Angers, Germain et Grassin, 1908), Notes sur l'époque révolutionnaire. L'enlèvement du citoyen Trillon et le Mis de La Gélinière (1799) (dans Mémoires de la Sté nat. d'agr., sc. et arts d'Angers, Germain et Grassin, 1908), Une anecdote du temps de la Fronde (dans Mémoires de la Sté nat. d'agr., sc. et arts d'Angers, Germain et Grassin, 1918), etc. Maire de Lué de 1896 à 1919, il est l'auteur d'une monographie de sa commune (Recherches historiques et statistiques sur la commune de Lué) parue en 1904 dans les Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers.

Lué (Lué-en-Baugeois), commune de Maine-et-Loire située dans le Baugeois au nord-est d'Angers (7,42 km2, 310 habitants en 1911).

Sur le même sujet : Mémoires de la Société académique de 1865 - volume 18.


Autres documents : Rapports avec la langue de Rabelais, Sonnet en patois angevin, Proverbes d'Anjou (Soland), Traditions et superstitions, Essai sur l'Angevin, Glossaire de Ménière, Langage à Lué, Proverbes d'Anjou (V & O), Discours du centenaire, Chanson sur l'Anjou, Glossaire de Verrier et Onillon, Explication de mots, Défense de l'angevin, L'accent de chez nous, Expressions angevines et autres.


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