Colonie partiaire

De Wiki-Anjou
Révision datée du 12 décembre 2020 à 07:06 par Franck-fnba (discussion | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)


Parler angevin

Dictionnaire des mots de l'Anjou

Mots concernant le territoire angevin et son patois.

Aide à la rédaction


Mot angevin (dictionnaire) En langue française

colonie partiaire

Locution

Locution nominale, féminin singulier, composée de colonie (du latin colonia, terre) et de partiaire (du latin partiarius, part).

Colonie partiaire, exploitation agricole tenue par un fermier, le colon partiaire, qui remet au propriétaire une partie des récoltes ; cette partie est souvent de la moitié, d'où l'on a fait le terme métayer. Bail à colonie partiaire.

Citation

En Maine-et-Loire au XIXe siècle : « Le bail à colonie partiaire est un acte de société, le plus souvent verbal, rarement authentique, dont la durée est de trois, six ou neuf années ; mais qui, dans la pensée des contractants, doit se continuer par tacite reconduction. (…) Le colon fournit les instruments aratoires, la moitié des semences et du cheptel, il paie seul l'impôt foncier : il a, pour compensation, les légumes et les fruits du jardin, fumé avec les engrais communs ; le bois de chauffage provenant des arbres émondables ; le beurre, les volailles et les œufs, dont le propriétaire prend une part fixée à l'avance, mais qui ne va pas à la moitié. De plus, le propriétaire solde les deux-tiers de la chaux pour les terres arables, et quelques-uns la totalité de celle qui est destinée à l'amélioration des prairies naturelles. » (Congrès scientifique à Angers, 1843)

« Le bail à colonie partiaire, autrement dit « à moitié fruits », est un contrat par lequel le propriétaire d'un fonds rural le donne à cultiver à une autre personne, sous la condition que les fruits naturels et industriels seront partagés entre eux par moitié. Ce mode d'affermage se rapproche du contrat de société : il constitue, en effet, une exploitation à frais et profits communs ; l'un des associés (le propriétaire) fournit le sol, les bâtiments et paie une partie des dépenses ; l'autre (le fermier) apporte, avec les instruments aratoires, son travail et son industrie. » Robert et Gasté, Usages ruraux, 1872)

Patois et parler angevin (ressources) Notes

  • Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, t. 3, 1873 (partiaire)
  • Dictionnaire de l'Académie française, Huitième édition, t. 2, 1932 (partiaire)
  • E. Jamet, Examen critique des différents baux à ferme et à colonie partiaire, dans Congrès scientifique de France, Onzième session tenue à Angers en septembre 1843, tome second, Mémoires, Impr. de Cosnier et Lachèse, septembre 1843, p. 93-108 [livre]
  • Anatole-Édouard Robert et Eugène Gasté, Dictionnaire des usages ruraux et urbains de Maine-et-Loire, E. Barassé imprimeur-libraire, 1872, p. 67 (colonie partiaire)
  • Henri Ode, Le colonage partiaire en Anjou, Impr. Burdin & Cie, 1910, p. 528


tome