Sarrigné

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Sarrigné
Département Maine-et-Loire
Territoire Baugeois
Arrondissement arr. d'Angers
Canton cant. d'Angers-7
Intercommunalité cu Angers Loire Métropole
Code Insee, postal 49326, 49800
Habitants Les Sarrignéen(ne)s
Données locales altitudes, coordonnées, exploitations, populations, secteurs, superficies
Site web Site officiel
Situation dans le département

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Sarrigné est une commune de l'ouest de la France qui se situe dans le département de Maine-et-Loire (49), dans le Baugeois, entre Le Plessis-Grammoire et Bauné.


Situation administrative

La commune de Sarrigné est membre de la communauté urbaine d'Angers-Loire-Métropole, et se trouve dans le canton d'Angers-7 et l'arrondissement d'Angers.

Mairie : 25 rue St Jean, 49800 Sarrigné (tél. 02 41 80 05 05).

Son code commune (Insee) est 49326 et son code postal est 49800. Les habitants se nomment les Sarrignéens et les Sarrignéennes. La commune comptait 814 habitants en 2015[1].

Histoire et patrimoine

La terre appartient au Moyen Âge aux seigneurs de Daon. Jusqu'au XIVe siècle, l'église n'est qu'une simple chapelle. Au XVIIIe siècle, Sarrigné relève de l'élection, des aides et du grenier à sel d'Angers[2].

Éléments du patrimoine :

  • L'église Notre-Dame, avec chœur à chevet plat du XIIe siècle. Une statue de Christ en croix du XVIIIe, sculpture en bois taillé, est inscrite au titre objet aux Monuments historiques[2],[3].
  • Le lavoir, restauré en 2020 avec le concours de la Fondation du patrimoine, alimenté en eau par une source naturelle[4].

Loisirs et culture

Présence d'une salle commune de loisirs, la salle Michel-Berger, et d'une bibliothèque municipale. Initialement située dans les locaux de la mairie, elle est installée dans un nouveau bâtiment depuis 2019. Une convention a été conclue avec le BiblioPôle, la bibliothèque départementale de prêt[5].

Tous les ans se déroulent Les foulées de Sarrignées, dont 2013 en ont été les 9e[6].

Espace et territoire

Située à l'est d'Angers, entre Le Plessis-Grammoire et Bauné, Sarrigné est l'une des plus petite commune du département, avec une superficie de 2,97 km² (297 hectares). Son altitude varie de 22 à 57 mètres[7]. Son territoire se trouve sur le plateau du Baugeois[8].

Photographie du bourg.

Célestin Port (1878)

Sarrigné dans le dictionnaire Célestin Port de 1878[9] :

« Sarrigné, canton N.-E. et arrond. d’Angers (15 kil.). — Sarrigneium 1200 circa (H Savigny, ch. or. 4), 1264 (Chaloché, t. II, p. 108). — Capella de Sarrigneio 1320 n. s. (G 354, f. 12). — Entre Bauné (4 kil.) au N.-E., Andard (4 kil.) au N.-O., à l’O. et au S., Corné (7 kil.) au S.-E. et au S.

Le chemin d’intérêt commun de Fontaine-Milon à Angers traverse la partie centrale et le bourg de l’E. à l’O. (2 kil.).

Y naît le petit ruiss. de la Lande-Poyet.

En dépendent les ham. de la Perchaudière (5 mais., 16 hab.), de la Maupassière (3 mais., 11 hab.), de la Tuffière (7 mais., 18 hab.), du Bois-Jarry (6 mais., 11 hab.), de la Varenne (4 mais., 11 hab.), de la Paillette (3 mais., 14 h.) et 17 fermes ou écarts.

Superficie : 297 hect. dont 20 hect. en vignes, 12 hect. en bois.

Population : 104 feux en 1720. — 63 feux, 280 hab. en 1789-1793. — 330 hab. en 1831. — 352 hab. en 1841. — 330 hab. en 1851. — 300 h. en 1861. — 293 hab. en 1866. — 301 hab. en 1872. — 292 hab. en 1876. — dont 133 hab. au bourg (42 mais., 43 mén.), — en décroissance lente mais continue depuis 30 ans.

Perception de Pellouailles. — Bureau de Poste de Corné.

Mairie avec Ecole laïque de garçons. — Ecole de filles (Sœurs de Ste-Marie).

L’Eglise, sous le vocable de Notre-Dame (succursale, 30 septembre 1807), conserve quelques colonnes avec chapiteaux romans du XIIe s., qui portaient la voûte de pierre à moitié ruinée. La nef et le clocher, moins la flèche, ont été reconstruits (arch. Beignet) en 1874 dans le style du chœur, à fond plat carré, qui rappelle celui de St-Serge d’Angers.

Le presbytère, acquis nalt par l’ancien curé Beaufils, a été revendu par lui à la commune le 11 janvier 1823.

Nul vestige antique. L’église n’était jusqu’au XIVe s. qu’une simple chapelle, fondée de 4 messes par semaine et à la présentation alternative de l’abbé de la Boissière et des curés d’Andard et de Bauné. A l’entour vivaient 120 étagers, forcés, pour les offices religieux et pour les baptêmes, mariages ou sépultures, de se rendre aux églises de Bauné ou d’Andard. A la demande des présentateurs et sous la réserve de leurs droits respectifs, l’évêque Hugues Odart érigea la chapelle en église paroissiale par ordonnance du 19 février 1321 n. s. — Les registres remontent à 1582.

Curés : Pierre Fradin, inhumé le 12 décembre 1544 dans l’église des Augustins d’Angers. Bruneau de Tartifume donne son épitaphe. — Guill. Fradin, 1572. — René Chasteau, 1627. — Jean Esperon, 1629. — Jean Collehault, 1630. — Toussaint Dreux, 1667. — René Bouerre ou Bohaire, V. ce nom, t. I, p. 344, 1685, qui fut guéri de paralysie par l’intervention de N.-D. de la Réale, V. ci-dessus, p. 228. — Jean Desmazièrea, 1692, † le 14 mai 1709. — André Marchand, † le 12 juillet 1730, âgé de 52 ans. — Urbain Delamotte, installé le 7 août 1730. — Alex. François Beaufils, 1777, qui résigne en décembre 1790. — Jacq.-Etienne-Franç. Peteul du Boulay, installé le 28 décembre 1790, qui abdique toute fonction ecclésiastique le 11 mars 1794.

Le fief formait une seigneurie primitivement importante et qui prétendait titre de châtellenie, quoique relevant d’une simple châtellenie, Daon. Il était réuni au XVIIIe s. au marquisat de Laubrière. Le manoir, avec maison forte et pont-levis, joignait l’église et le chemin de Corné. Il était alors et depuis longtemps détruit, mais les douves et les fossés en restaient encore apparents. La mesure seigneuriale comptait le double de celle des Ponts-de-Cé. — En est seigneur René de Montortier, échevin d’Angers, 1549. René de la Roussière 1553, Françoise de Montallais, veuve de Jean de Bneil, 1571, Anne de Bueil, femme de Jean d’Acigné, 1587, 1618, veuve en 1621, Honorât d’Acigné 1626, René de la Roussière 1641, le comte de Grandbois 1700, Charles-Franç. Lefebvre de Laubrière 1771.

La paroisse dépendait de l’Archidiaconé d’Angers, de l’Archiprêtré d’Andard, de l’Election, des Aides, du Grenier à sel et du District d’Angers.

Maires : Danjou, 1792. — Pierre Busson, 10 messidor an VII. — Ch.-Alex. Bénard de Courtigis, 15 avril 1820. — Pierre Hamelin, 19 décembre 1822. — Caillault, 13 novembre 1831. — René Mahon, septembre 1843. — Pierre Guépin, 14 février 1856, installé le 19. — Collas, 1868, en fonctions. 1877.

Arch. de M.-et-L. E 77-91 et 1443 ; G 354, f. 12 ; H Chaloché, XVI, 107. — Arch. commun. Et.-C. — Mss. 983. — Brun. de Tart., Mss. 871, t. II, p. 214. — Grandet, Mss 620, Notre-Dame Angevine, p. 159. — Pour les localités, voir, à leur article, la Perehaudière, Bezins, etc. »

Notes

  1. Population de Maine-et-Loire, données Insee
  2. a et b Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. 4, H. Siraudeau, 1996, p. 288-289
  3. Ministère de la Culture, Base Palissy - statue Christ en croix (PM49003118), 20 septembre 2017
  4. Le Courrier de l'Ouest, Sarrigné. Le lavoir, lieu de vie et d’échanges, 11 février 2020
  5. Mairie de Sarrigné, Infos pratiques, janvier 2018
  6. Le Courrier de l'Ouest, Sarrigné Les 9e Foulées se préparent, journal du 15 janvier 2013
  7. IGN, Répertoire géographique des communes (RGC), données 2014 (altitude, superficie)
  8. Atlas des paysages de Maine et Loire, voir unités paysagères.
  9. Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, t. 3 (N-Z), Lachèse & Dolbeau libraires (Angers), 1878, pages 469 et 470
Voir aussi les formes anciennes du nom.


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