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Dans le glossaire de Verrier et Onillon : {{citation|Seulement. — Sert à affirmer fortement, et prend alors le sens du fr. sûrement. Ex. : Oui, sentent, c'est comme ça. \\ Conj. — Mais. Ex. : J'irons vous voir, sèment ça sera pas avant la semaine procheune. \\ Ne. . . que. — Y en a sèment trois ou quatre. — Contract. du fr. — N. On dit aussi Sument. \\ Sèment que, — mais, seulement. Ex. : Il n'est pas mauvais, sèment qu'il est trop char. }} | |||
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* {{citation|Sement, [[dempis]] qu’ils m’ont mis aux [[rémontise]]s et renvoyé planter mes [[porrée|pourrées]] et mes [[naveau]]x, je me sé-t-il pas mis dans le [[micâmeau]] d’[[étuguier]] le patois angevin. }} (Verrier et Onillon, ''[[Discours du banquet du centenaire du lycée David-d'Angers|Discours]]'') | |||
* {{citation|Comm’ je n’ vivons pas s’ment d’ pain, que d’ bonheûr aussit’ j’avons faim, j’ vous soéhait’ la santé. }} (É. Joulain, ''Rimiaux du Clar de leune'') | |||
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* Voir aussi [[çartain]], [[eusse]]. | * Voir aussi [[çartain]], [[asseurement]], [[eusse]]. | ||
* Anatole-Joseph Verrier et René Onillon, ''Glossaire étymologique et historique des parlers et patois de l'Anjou'', Germain & Grassin (Angers), 1908, t. 2{{e}}, p. 243 (et [[Glossaire Verrier et Onillon - volume 2 - page 372|p. 372]]) | * Anatole-Joseph Verrier et René Onillon, ''Glossaire étymologique et historique des parlers et patois de l'Anjou'', Germain & Grassin (Angers), 1908, t. 2{{e}}, p. 243 (et [[Glossaire Verrier et Onillon - volume 2 - page 372|p. 372]]) | ||
* Marc Leclerc, ''Rimiaux d'Anjou - Sixième édition'', Au bibliophile angevin André Bruel (Angers), 1926, [[Rimiaux d'Anjou par M. Leclerc - Lettre à Marie|p. 49]] <small>([[ | * Marc Leclerc, ''Rimiaux d'Anjou - Sixième édition'', Au bibliophile angevin André Bruel (Angers), 1926, [[Rimiaux d'Anjou par M. Leclerc - Lettre à Marie|p. 49]] <small>([[rimiaux|déf. rimiaux]])</small> | ||
* Émile Joulain, ''Boûnne année'' (janvier 1946), dans ''Rimiaux'', Éditions du Petit Pavé (Saint-Jean-des-Mauvrets), 2009, p. 64 | |||
Dernière version du 26 février 2026 à 17:30
En patois angevin
- sement
Mot
Adverbe.
En parler angevin (Mj, Lg, By, Fu, Mn, Mz), sement (s'ment, sment, sèment) pour
- seulement ;
- sûrement, lorsqu'il sert à affirmer fortement (oui sement, c'est comme ça).
Dans le glossaire de Verrier et Onillon : « Seulement. — Sert à affirmer fortement, et prend alors le sens du fr. sûrement. Ex. : Oui, sentent, c'est comme ça. \\ Conj. — Mais. Ex. : J'irons vous voir, sèment ça sera pas avant la semaine procheune. \\ Ne. . . que. — Y en a sèment trois ou quatre. — Contract. du fr. — N. On dit aussi Sument. \\ Sèment que, — mais, seulement. Ex. : Il n'est pas mauvais, sèment qu'il est trop char. »
Citations :
- « Sement, dempis qu’ils m’ont mis aux rémontises et renvoyé planter mes pourrées et mes naveaux, je me sé-t-il pas mis dans le micâmeau d’étuguier le patois angevin. » (Verrier et Onillon, Discours)
- « Comm’ je n’ vivons pas s’ment d’ pain, que d’ bonheûr aussit’ j’avons faim, j’ vous soéhait’ la santé. » (É. Joulain, Rimiaux du Clar de leune)
Notes
- Voir aussi çartain, asseurement, eusse.
- Anatole-Joseph Verrier et René Onillon, Glossaire étymologique et historique des parlers et patois de l'Anjou, Germain & Grassin (Angers), 1908, t. 2e, p. 243 (et p. 372)
- Marc Leclerc, Rimiaux d'Anjou - Sixième édition, Au bibliophile angevin André Bruel (Angers), 1926, p. 49 (déf. rimiaux)
- Émile Joulain, Boûnne année (janvier 1946), dans Rimiaux, Éditions du Petit Pavé (Saint-Jean-des-Mauvrets), 2009, p. 64