Louise Desbordes

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D'origine angevine, Louise Desbordes (ou Louise Alexandra Desbordes Jouas) est une artiste lyrique et peintre du mouvement symboliste, ayant participé à de nombreuses expositions entre 1876 et 1908.

Portrait de l'artiste vers 1985.


Biographie

Louise Alexandra Desbordes naît à Angers le 4 février 1848 de François-Lucien Desbordes et de Joséphine-Louise Bouter, dans un environnement artistique, son père est organiste à la cathédrale. La famille s'installe ensuite à Bordeaux, où son père a obtenu la direction de l'orchestre du Théâtre de Bordeaux, puis à Paris. Elle s'oriente d'abord vers une carrière lyrique. Elle étudie le chant au Conservatoire impérial où elle reçoit en 1867 le premier accessit de grand opéra puis est engagée à l'Opéra. On la surnomme « la Belle Angevine »[1],[2],[3],[4].

Elle rencontre ensuite le peintre Alfred Stevens et devient son élève. Se consacrant à la peinture, elle expose aux artistes français en 1876, expose un panneau de fleurs intitulé Souvenir de première communion au Salon en 1879, qui rencontre un succès, et un autre tableau de fleurs en 1880 La fête de l'absent, là encore avec succès[1],[2].

« Mlle Louise Desbordes, une véritable artiste, tout à fait digne de cette qualification ; un talent très fin, très distingué, qui signe des natures mortes et des fleurs d'une coloration adorable, harmonieuse au possible ; de bonnes peintures claires et lumineuses, d'un bien joli sentiment. »

— Albert Wolf, Le Figaro, 1880[1]

Ses œuvres sont d'inspiration symboliste. Elle peint des scènes de genre, des paysages, des fleurs[5]. C'est une longue carrière qui débute : En 1881, elle expose Songe de l'eau qui sommeille qui lui vaut sa première mention, L'automne en 1882, Le papillon et la grenouille en 1883, Scarabée en 1884. Elle expose dans différents endroits de France ou de l'étranger, ses tableaux se vendent jusqu'aux États-Unis[6], participe à l'Exposition de Bordeaux puis à l'Exposition universelle, ainsi qu'à l'exposition annuelle des femmes artistes organisée par la galerie Georges Petit. L'artiste entre en 1890 à la Société nationale où elle expose Fleurs exotiques puis plusieurs œuvres jusqu'en 1926. Elle participe aussi à plusieurs autres groupements comme l'Union des femmes peintres et sculpteurs, première des sociétés de femmes artistes créée en France, ou l'Eclectique, ou bien encore la Société des artistes angevins[1],[7].

Elle se marie à 30 ans, puis divorce et se remarie en 1906 avec le graveur Charles Jouas[1],[2]. Louise vit très bien de sa peinture[6].

Louise Desbordes-Jouas décède le 18 août 1926 à Créteil[1],[3],[4]. Au XXIe siècle, ses œuvres restent encore recherchées et sont régulièrement mises en vente[8]. Certains de ses tableaux sont conservés par le musée des Beaux-Arts d'Angers[9].

Œuvres

Quelques œuvres de Louise Desbordes[1],[7] :

  • Un envoi de Nice, Salon de peinture et sculpture de Paris de 1876 ;
  • Fleurs, Salon de peinture et sculpture de Paris de 1877 ;
  • Fleurs - panneau décoratif, Salon de peinture et sculpture de Paris de 1878 ;
  • Souvenirs de première communion, Salon de peinture et sculpture de Paris de 1879 ;
  • La fête de l'absent, Salon des artistes français à Paris de 1880 ;
  • Le songe de l'eau qui sommeille, Salon des artistes français à Paris de 1881 ;
  • L'automne, Salon des artistes français à Paris de 1882 ;
  • Fleurs, Salon des artistes français à Paris de 1884 ;
  • Barrières de fleurs, Salon des artistes français à Paris de 1886 ;
  • Les papillons et la grenouille, Salon des artistes français à Paris de 1889 ;
  • Avril, Exposition nationale des Beaux-Arts de Paris de 1891.

Notes

Sur le même sujet

Sources et annotations

  1. a b c d e f et g Marc Leclerc, Une artiste angevine : Louise Desbordes-Jouas (1848-1926), André Bruel (Angers), 1927 (lire)
  2. a b et c Célestin Port (révisé par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Robert Favreau et Cécile Souchon), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. II (D-M), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1978 (2e éd.), p. 37
  3. a et b Bibliothèque nationale de France (BnF), Notice de personne : Desbordes, Louise-Alexandra (1848-1926), 2009-2026 (notice)
  4. a et b Musée d'Orsay (Éts du musée d'Orsay et du musée de l'Orangerie), Répertoire artistes : Louise Alexandra Desbordes-Jonas (1848 - 1926), 2022-2024
  5. Desbordes-Jonas, Louise Alexandra, dans Benezit Dictionary of Artists, Oxfort Art on line (Oxford University Press), 31 octobre 2011
  6. a et b Ouest-France (Vincent Cotinat), Qui sont ces femmes angevines encore trop méconnues ?, 29 octobre 2023
  7. a et b Pierre Sanchez et Xavier Seydoux, Les catalogues des Salons des beaux-arts, l'Échelle de Jacob (Paris), 1999-2008
  8. Où sont conservées les œuvres de Louise Desbordes ?, dans Le guichet du savoir, Bibliothèque municipale de Lyon - Département des arts et loisirs, 4 décembre 2023 (et artnet, Millon, Artprice, Auctie's...)
  9. M'A musées d'Angers, Collections en ligne des musées d'Angers - Desbordes-Jouas Louise, 2024