1707

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1707 en Anjou

Ça c'est passé en Anjou
Année 1707



1707 en Anjou

Épidémies : Les flambées épidémiques n'épargnent pas l'Anjou. La peste bubonique tue plusieurs milliers de personnes dans la province au XVIe siècle et éclate à nouveau au siècle suivant, en même temps qu'une terrible dysenterie favorisée par une extrême sécheresse. La peste disparaît pratiquement après le milieu du XVIIe, peut-être suite aux mesures défensives prises par les municipalités. Quant à la dysenterie, elle revient en force au début du XVIIIe, notamment en 1707. L'été très chaud provoque une sécheresse qui tarie les puits et contribue à la diffusion de la maladie, dont les premiers signes sont apparus en mai. Elle touche une population déjà frappée depuis deux ans par des épidémies diverses. Le mal est très contagieux et fait des ravages. On assiste à un nombre élevé de décès d'enfants et d'adolescents : « la hache frappe à la base ». Elle fera environ 15 000 morts durant cette année 1707[1],[2],[3]. L'exemple de Rochefort : C'est une époque où d'une façon générale les curés de campagne jouent un rôle important durant les épidémies en l'absence de médecins. Ils sont souvent officiellement investis d'avertir les autorités en cas d'épidémie. C'est le cas en 1707 où le curé est confronté au développement incontrôlable de la maladie, une dysenterie bacillaire à forme aigüe. Cette année là, le nombre de décès est plus du double d'une année normale, touchant des personnes de tout âge. Suite aux remontées d'informations, l'évêque d'Angers contacte le contrôleur général pour lui indiquer qu'une dysenterie très violente touche le pays et qu'elle a déjà entraînée 6 000 décès en deux mois. L'année se termine après un cortège d'inhumations. Le fléau sévira à nouveau sur la commune en 1740, 1779 et 1834[4].

1707 en France

Louis XIV (1643-1715) est roi de France et de Navarre de 1643 à 1715.

En février, jacquerie des Tard-avisés dans le Lot, qui se répand ensuite en Quercy et dans le Périgord.




  1. Jean Delumeau, Démographie et mentalités : la mort en Anjou (XVIIe-XVIIIe siècle), dans Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 27ᵉ année, N. 6, 1972, p. 1389-1399
  2. Le Courrier de l'Ouest, Chemillé-en-Anjou. En 1707, les ravages de l'épidémie de dysenterie, 18 mai 2020 — d'après François Lebrun, Les hommes et la mort en Anjou aux XVIIe et XVIIIe siècles : essai de démographie et de psychologie historiques, Flammarion (Paris), 1975
  3. Claudine Herzlich et Janine Pierret, Malades d'hier, malades d'aujourd'hui : de la mort collective au devoir de guérison, Payot, 1984, p. 41
  4. Jean-Louis Robin, 1707, 1740, 1779, 1834, de multiples épidémies à Rochefort s/Loire, dans Revue de l'APEC Rochefort-sur-Loire (Association patrimoine, environnement, cadre de vie), 38, printemps 2021, p. 6-12 — notamment d'après Médecins, saints et sorciers aux XVIIe et XVIIIe siècles : se soigner autrefois, de François Lebrun, coll. La Passion de l'histoire, Messidor (Paris), 1983


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