Canton de Saumur-Nord

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Canton de Saumur-Nord
(commune déléguée)
Département Maine-et-Loire
Territoire Saumurois
Commune Saumur
Note(s) Fusion-association
du 1er février 1973
Situation dans le département

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Anciennes communes

Dampierre-sur-Loire est une ancienne commune de l'ouest de la France. Elle se situe dans le département de Maine-et-Loire (49), au sud-est de la ville de Saumur, dans laquelle elle est intégrée depuis 1973.

Ses habitants s'appellent les Dampierrois(es).


Situation administrative[modifier]

Dampierre change de nom en 1927, devenant Dampierre-sur-Loire.

La commune est née à la Révolution, remplaçant les seigneuries et paroisses de l'Ancien Régime[1]. En 1973, Dampierre-sur-Loire, Bagneux, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées, fusionnent avec Saumur. Le 1er avril 2014, Bagneux passe du statut de commune associée à commune déléguée[2],[3].

Jusqu'alors, la commune de Dampierre-sur-Loire fait partie du canton de Saumur-Sud, situé dans l'arrondissement de Saumur[4].

Son code commune (Insee) est 49118[2] et son code postal 49400. Ses habitants se nomment (gentilé) les Dampierrois, Dampierroises[5]. Sa population est de 476 habitants en 1962, de 340 en 2012 et de 300 en 2018[4],[6].

Histoire et patrimoine[modifier]

Des excavations dans le coteau sont exploitées pour l'extraction du tuffeau depuis l'Antiquité. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, d'anciennes seigneuries sont converties en exploitations viticoles. À la fin de l'Ancien Régime, Dampierre-sur-Loire dépend de l'élection et de la subdélégation de Saumur[4].

Dampierre-sur-Loire s'associe le 1er février 1973 avec Saumur (fusion association), tout en gardant son identité (mairie annexe)[2],[3].

Éléments du patrimoine :

  • L'église Saint-Pierre[note 1] de Dampierre, des XIIIe, XVe et XVIe siècles, est inscrite aux Monuments historiques ;
  • la chapelle Saint-Vincent ;
  • le château de Morains ;
  • la maison du Bourgneuf, construite au cœur d'un gouffre d'effondrement du coteau ;
  • le manoir de Fourneux[7],[4],[8].

Culture et loisirs[modifier]

L'association loisirs propose différentes activités comme des sorties, des concours de belote, etc[9].

Viticulture[modifier]

Son territoire est situé dans l'appellation Saumur-Champigny, vignoble angevin de la vallée de la Loire. Dampierre-sur-Loire est l'une des neuf communes de l'aire d'appellation[10].

Espace et territoire[modifier]

Dampierre-sur-Loire s'étend sur 6,93 km2 (693 hectares) en bordure de la Loire[4]. La zone du Massif de Fontevraud et pelouses de Champigny est classée espace naturel sensible (ENS)[11].

Outre les anciennes communes de Bagneux, Dampierre, Saint-Hilaire et Saint-Lambert, on trouve plusieurs quartiers sur le territoire de Saumur : Chemin vert - Violettes, Croix-verte, le Fenêt - les Ardilliers, les hauts-Quartiers et Nantilly.

Le sentier de grande randonnée GR 3 (Montsoreau, Champtoceaux) passe par la commune.

Randonnées à pied en Maine-et-Loire

Saumur  
Sentier GR 3
  Canton de Saumur-Nord  

  Souzay-Champigny

L'un des circuits de La Loire à vélo passe également par la commune.

Randonnées à vélo en Maine-et-Loire

Saumur  
La Loire à vélo
  Canton de Saumur-Nord  

  Souzay-Champigny

L'aire de camping-cars est située dans un parc ombragé en bord de Loire et est reliée au centre-ville par des pistes cyclables[12].

Photographie de l'église Saint-Pierre.

Célestin Port (1876)[modifier]

Dampierre-sur-Loire dans le dictionnaire Célestin Port de 1876[13] :

« Dampierre, canton Sud et arr. de Saumur (5 kil.) ; — à 53 kil. d’Angers. — Domnus Petrus 1108 (Liv. N. de St-Maurice), 1222 (Fontev.). — Dunnus Petrus de Saltibus 1150-1170 (Liv. Bl., f. 46). - Feodum de Dampere 1217 (Fontev.). — Danpeirre 1239 (H.-D., B 29, f. 25). — Dampetra 1249 (Ibid., B 156, f . 5). — Dampierre dou chemin 1274 (Fontev., la Mastinière). — Dampetra de Chemino 1277 (Fontev.). — Dampna petra 1294 (H.-D. B 156, f. 16). — Dampierre du Chemin XIV-XVIIIe s. — Ce dernier nom lui est donné d’ordinaire à cause du chemin qui conduisait en été de Saumur à Montsoreau le long de la Loire, cheminus per quem itur in œstate per ripariam de Salmuro ad Montera Sorelli 1294 (H.-D. B 156, f. 16). — Sur la rive gauche de la Loire, partie sur la crête du coteau, le bourg et l’église sur la levée, — entre Saumur, Varrains (4 kil.) et Chacé (5 kil.) à l’O., Souzay (2 kil.), à l’E. et au S., la Loire au N. — Vis-à-vis le bourg une grande île dite de Souzay dépend pour moitié de Souzay et de Dampierre.

La route nationale de Limoges forme levée en contre-bas du côteau qui surplombe à pic, sillonné jusqu’au faite par d’étroits sentiers tournants et intérieurement fouillé d’immenses caves exploitées de toute antiquité. — Deux chemins vicinaux établissent, l’un à Bourgneuf, l’autre au-dessus du bourg, les communications régulières.

Superficie : 825 hect., dont 280 hect. en vignes, 75 hect. en bois.

En dépendent les vill. de Chaintre (33 mais., 93 hab.), Beaulieu (29 mais., 73 hab.), Bourgneuf (19 mais., 47 b.), les ham. d’Aunis (3 m., 6 hab.), du Four-à-Chaux (3 mais., 8 h.), l’anc. prieuré de St-Vincent et les anc. châteaux de Fourneux et de Morains.

Population : 369 h. en 1726. — 92 feux, 602 hab. en 1790. — 590 hab. en 1831 et en 1841. — 555 hab. en 1851. — 594 hab. en 1861. — 529 hab. en 1866. — 477 hab. en 1872, dont 229 an bourg (80 mais., 80 mén.), qui borde la levée.

Vignobles blancs et ronges estimés sur le côteau ; — fabrique de vins champanisés à Morains. — Tout le travail des femmes consiste à la rude tâche d’arracher l’herbe des vignes, dont le parcours est laissé libre ; — four à chaux hydraulique et ordinaire ; — exploitation de carrières de tuffeau et de calcaire d’eau douce.

Assemblée le 2e dimanche de mai.

Bureau de poste et Perception de Saumur.

Mairie au sortir du bourg, avec Ecole de garçons. — Ecole de filles (Sœurs de St-Charles).

La paroisse comprend une partie de la commune rurale de Saumur. — L’Eglise dédiée à St Pierre (succursale, 26 décembre 1804), s’élève un peu à l’écart de la levée, en contre-bas vers S. du chemin descendant des hauteurs, qui la contourne en l’abordant à deux reprises par quatre et six degrés de pierre. Le plan en forme de croix latine se termine par deux pignons, celui vers l’O. en façade, percé au sommet par une étroite petite fenêtre, au centre par un œil-de-boœuf polylobé, le portail en style Renaissance, encadré de pilastres avec triangles, rondelles et chevrons ornementés ; — sur le côté S. une fenêtre à meneau tréflé (XVe s.) ; à côté un contrefort avec niche Renaissance, ainsi que la porte latérale qui s*encadre dans la courbe ogivale d’une plus grande porte enmurée ; la porte du transept en anse de panier, abritée par un auvent en bois porté par deux piliers XVIe s. Le clocher, carré, d’un seul étage, est éclairé de fenêtres ogivales avec fer-à-cheval en saillie. — A l’intérieur (30 mèt. sur 7 mèt. 70), la nef unique de deux travées, longue et étroite, porte une voûte de 8 arêtes prismatiques ; à gauche, un arceau ogival embrasse l’autel de St-Sébastien, avec ridicule statue du patron XVIIe s. et un beau tableau de Sainte XVIIe s. ; un autre tableau représente St Thomas touchant les plaies du Christ ; dans le mur, l’épitaphe encastrée d’Anne Froger, femme de René Joullain, voiturier par eau, 9 mai 1649 ; dans l’arceau voisin, un bien remarquable et curieux tableau du milieu du XVIIe s. représentant la mort d’un personnage, dont j’ai en vain recherché le nom, Herbereau peut-être ou Baguenard, fondateurs de chapellenies. C’est un prêtre, soutenu par son ange gardien qui lui montre le ciel ; le curé lui présente le crucifix, un acolyte lit les prières ; au-devant, la table avec les saintes huiles et les cierges ; au pied, à genoux, la famille du moribond, minces bourgeois tout au plus, dont un enfant déjà voué aux ordres ; au-dessus planent Dieu le Père et Jésus, une nuée d’anges et de chérubins et la Vierge qui recommande le mourant. — Une travée plus étroite et aveugle, doublée de deux arcs ogivaux, porte le clocher et se continue par la travée du transept formé de deux chapelles — à g. de la Vierge, construite en 1858, avec toiles de l’Assomption, de Jésus à Bethléem et une Ste Madeleine, — à droite de Ste Valérie ? avec statue portant sa tête dans ses mains XVIIe s. — Le fond plat du chœur est percé de deux fenêtres modernes avec vitraux armorié de Lobin, de Tours, 1860, Jésus présenté au Temple, Jésus dans la barque, encadrant un bel autel XVIIe s. à colonnes corinthiennes avec statues de St Pierre et de St Paul. — Deux mauvaises toiles XVIIIe s., la Résurrection et la Flagellation, cachent le mur.

L’ancienne Cure attenant vers N. à l’église a été aliénée natt le 1er thermidor an IV et transformée récemment en une élégante habitation moderne. — Le Presbytère est transféré dans une maison an S. à l’entrée du chemin haut.

Aucun monument antique n’est signalé sur le territoire. La voie romaine de Saumur à Candes me parait avoir passé sans aucun doute sur le plateau, comme l’indique ici le nom primitif, Dampierre-des-Bois, de Saltibus, transformé en Dampierre du Chemin, quand la création d’un chemin au XIIIe s. le long du coteau permit an moins en été une communication directe avec la Touraine. L’édifice de l’église ne semble guère antérieur au XIVe s., époque sans doute où les constructions formèrent quelque centre suffisant le long de la levée neuve. — La paroisse existait pourtant au moins dès le XIe s. et l’église en fut donné en 1108 par l’évêque Rainaud de Martigné à l’abbaye d’Airvaux près Thouars, en reconnaissance de l’envoi d’une colonie de chanoines réguliers à l’abbaye Toussaint d’Angers.

Prieurs-Curés : Pierre Beloteau, 1485. — Jean Gondouin, 1586-1609, † le 20 août 1612. — Franç. Baguenard, installé le 21 février 1609, † le 30 janvier 1635. âgé de 68 ans. — Mathieu Rouer, 1635, † le 2 février 1658. — Bonaventure Vaillant, 1659-1704. Il signe plus tard : ancien prieur. — Adrien Lejouteux, 1705, † le 16 juin 1752, âgé de 84 ans. — Jacq. Reneaume, 1753, jusqu’à fin janvier 1793. On le dit fusillé en frimaire an II aux portes de Blois.

Un autre prieuré, du titre de St-Vincent, V. ce nom, actuellement compris dans la paroisse, dépendait autrefois de celle de Nantilly et relevait de l’abbaye St-Florent. — L’abbaye de Fontevraud possédait aussi en Dampierre, par donation d’Hilaire de Boucé en 1217, un fief et seigneurie de revenu important qu’elle relevait directement du roi. La recette et les assises s’en tenaient à la Mastinière en Turquant.

Le château seigneurial paraît être jusqu’au XVIIe s. Morains, plus tard Fourneux et sur la fin du XVIIIe s. Tigné, dit encore populairement le Château et qu’enveloppent de magnifiques ombrages.

La paroisse dépendait de l’Archiprêtré, de l’Election, du District de Saumur, quelque temps en 1790 du canton de Chacé.

Maires : René Guiocheau, 1793. — Richard, démissionnaire en frimaire an IX. — Joullain, 22 pluviôse an IX. — Guérin, 2 janvier 1808, qui se démet. — Joullain, 16 mai 1808, nommé substitut du procureur impérial à Saumur en 1814. — Jean Jacob de Tigné, chevalier de Malte et anc. officier de marine, 13 avril 1812. — Jean Seigneur, mai 1815. — J. Jacob de Tigné, 12 juillet 1815, démissionnaire en septembre 1830. — Jean Girard, 10 décembre 1830, † en décembre 1855. — Sebille-Auger, 31 août 1837, installé le 1er octobre. — Jean Girard, 25 août 1840, installé le 6 septembre. — Léon J., de Tigné, 6 décembre 1855, installé le 9.

Arch. de M.-et-L. C 193,189 ; H Foutevraud et St-Florent. — Arch. comm. Et.-C. — Note Raimbault. — Pour les localités, voir Chaintre, Morains, Tigné, Fourneux, le Patoij, Bourgneuf, etc. »

Notes[modifier]

Annotations

  1. Église Saint-Pierre de Dampierre-sur-Loire (inscrite MH, PA00109318) à ne pas confondre avec église Saint-Pierre de Saumur (classée MH, PA00109321).
• Les formes anciennes du nom.

Sources

  1. Assemblée nationale constituante, le 11 novembre 1789 : « il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne ».
  2. a b et c Insee, Code officiel géographique - Commune de Dampierre-sur-Loire (49118) , 2014
  3. a et b Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. IV (S-Z), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1996, 2e éd. (1re éd. 1878), p. 309 (Saumur)
  4. a b c d et e Célestin Port (révisé par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Robert Favreau et Cécile Souchon), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. II (D-M), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1978, 2e éd. (1re éd. 1876), p. 5-6
  5. Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Cheminements (Le Coudray-Macouard), 2004-2005, p. 72
  6. Population de Maine-et-Loire (1793, 1800, 2012, 2018)
  7. Ministère de la Culture, Base Mérimée - Dampierre-sur-Loire, 2022
  8. Office de tourisme Saumur Val de Loire, Dampierre-sur-Loire, 2013-2021
  9. Le Courrier de l'Ouest, Dampierre-sur-Loire. Le retour des animations à l'Association de loisirs, 28 février 2022
  10. Décret 2011-649 du 8 juin 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Saumur-Champigny », JORF 0135 du 11 juin 2011 page 9974, texte 25.
  11. Espaces naturels sensibles de Maine-et-Loire, 2018
  12. Le Courrier de l'Ouest, Saumurois. L'aire de camping-car de Dampierre-sur-Loire gratuite dès jeudi, 13 mai 2020
  13. Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, t. 2 (D-M), P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau (Angers), 1876, pages 5 et 7