Passavant-sur-Layon

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Passavant-sur-Layon
Département Maine-et-Loire
Territoire Mauges
Arrondissement arr. de Cholet
Canton cant. de Cholet-2
Intercommunalité ca Agglom. du Choletais
Code Insee, postal 49236, 49560
Habitants Les Passavantais(es)
Données locales altitudes, coordonnées, exploitations, populations, secteurs, superficies
Situation dans le département

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Passavant-sur-Layon est une commune de l'ouest de la France qui se situe dans le département de Maine-et-Loire (49), au sud-ouest de Nueil-sur-Layon et au sud-est de Vihiers, en bordure du département des Deux-Sèvres.


Situation administrative

La commune a changé de nom en 1922, Passavant devenant Passavant-sur-Layon.

Elle est membre de la communauté d'agglomération du Choletais, et se trouve dans le canton de Cholet-2 et l'arrondissement de Cholet.

Jusqu'au 31 décembre 2015 elle était intégrée à la communauté de communes du Vihiersois-Haut-Layon, intercommunalité qui disparait à cette date[1].

Mairie : 9 rue du Prieuré, 49560 Passavant-sur-Layon (tél. 02 41 59 55 17, courriel passavantsurlayon).

Histoire et patrimoine

Édifices sur la communes[2] :

  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié ;
  • Château de Passavant (MH), des XIe, XIIIe et XVe siècles ;
  • Église Saint-Étienne (MH), chœur des XIe et XIIe siècles ;
  • Moulin à eau de l'Étang ;
  • Moulin à vent de Passavant.

Commune viticole

La commune se situe dans l'appellation viticole des Coteaux-du-Layon (AOC)[3].

Espace et territoire

En aval de Cléré-sur-Layon, la rivière le Layon traverse son territoire[4].

Célestin Port (1878)

Passavant dans le dictionnaire Célestin Port de 1878[5] :

« Passavant, canton de Vihiers (14 kil), arr. de Saumur (33 kil.) ; — à 54 kil. d’Angers. — Passavantum 1060 circa (Topogr. Grille). — W. de Passavante Castro, W. de Passavante 1061 (L. N., ch. 119 et 165). — Castrum, stagnum de Passavant 1092 (Dénezé, ch. or. et Liv. d’A., f. 69). — Ecclesia Sancte Marie de Passavanto cum capella Sancti Stephani 1156 (Liv. d’A., f. 4 et 6). — Senscallia de Passavento 1236 (Ch. or.). — La ville de Passavant 1571 (Aveu de la Cure). — Entre Cléré (3 kil.) à l’O., Nueil (2 kil.) à l’E. et au N., le département des Deux-Sèvres, au S.

Sous le bourg aborde la tête du vaste étang, qui en prend le nom, quoique dépendant presque tout entier de Cléré, — et d’où sort, en animant un moulin, la rivière du Layon. Son affluent la Suère forme en partie limite vers S.

Les chemins d’intérêt commun de Tigné et de Nueil s’entrecroisent dans le bourg même.

En dépendent le vill. de Laigné (11 mais., 30 hab.), les ham. de Guinchereau (4 mais., 14 h.), du Chatellier (6 mais., 18 h.), de Guinefolle (3 mais., 11 hab.), partie du Chêne-Rond (3 mais., 10 h.), 7 fermes ou écarts dont un de 2 maisons. Superficie : 468 hect. dont 46 hect. de vignes, arrachées, puis replantées depuis 30 ans, 35 hect. de bois.

Population : 65 feux en 1697. — 75 feux, 339 hab. en 1720-1726. — 343 hab. en 1790. — 374 hab. en 1831. — 375 hab. en 1841. — 345 h. en 1851. — 309 hab. en 1861. — 303 hab. en 1866. — 298 hab. en 1872, dont 168 (65 mais., 70 mén.) au bourg, qu’étreignent Cléré et Nueil, partie même de la rue vis-à-vis la mairie dépendant de Nueil, — en décroissance d’ailleurs rapide et profonde.

Foires : le mardi de Pâques et le 29 septembre jusqu’en 1820, plus le 26 décembre depuis 1825 jusqu’en 1854, — déchues depuis en simples assemblées, celle du 29 septembre transférée au lundi de la Pentecôte ; — les marchés même sont perdus. — La mesure locale comptait 16 boisseaux pour 13 boisseaux 1/3 des Ponts-de-Cé.

Bureau de Poste de Nueil. — Perception de Trémont.

Ecole mixte dans une maison acquise par autorisation du 10 janvier 1842 par acte des 2 mars 1841 et 27 février 1841. — Un cabinet, auprès du grenier y sert de salle de Mairie.

L’Eglise, dédiée à St Etienne, fut réduite au rang d’oratoire par arrêté du 18 octobre 1791 et rétablie en titre de succursale le 26 décembre 1804. La nef de 3 travées a été reconstruite, avec une réduction en largeur et en longueur de deux mètres, par adjudication du 12 janvier 1862, dont les travaux étaient terminés dès le mois d’avril 1863 (archit. Bonnet, d’Angers). — Elle était alors presque tout entière pavée de tombes plates, avec inscriptions, de René Lemaignan, 1637, J. Gautreau, 1749, Catherine Gillot, femme du chirurgien Jacq. Cirot, 1751, Marie Nau, 1770, Franç. Pihoné, 1775, Rose Neau, 1781. — La partie antique comprend le chœur, qui abrite l’autel, la voûte en berceau soutenue par deux larges bandeaux plats saillants entrecroisés (XIe s.), que portent deux bizarres et curieux chapiteaux romans, formés d’entrelacs de têtes d’hommes et de rinceaux variés ; — suit l’abside voûtée intérieurement en cul-de-four, mais qui ressort à fond plat carré, en moyen appareil régulier, avec fenêtres plein cintre à claveaux nus, sans moulures ni saillies, le pignon et tout le toit du chœur porté autrefois sur une ligne de modillons, têtes et animaux grotesques, la plupart tombés (XIe s.). — Deux chapelles (dont une de 7 mèt. sur 4, l’autre de 4 m. sur 3 m. 50), formaient les bras de la croix, celle de St François, transformée en sacristie, où sont réfugiées, avec deux statuettes XVIIe s. de la Vierge et de saint Etienne, les tombes de haute et puissante dame Louise-Françoise de l’Estang, † le 19 novembre 1735, avec l’écu double à ses armes et à celles de Caravas, — de Louise-Antoinette Gouffîer, morte âgée de 2 ans, le 9 juillet 1731 — et de Pierre-Marc-Antoine Gouffier, † en mai 1740. On retrouva en 1833 leurs statues dans la terre, devant le porche de l’église, où elles avaient été transportées pour étayer le pied de l’arbre de la liberté planté dans le cimetière, qui surplombe le chemin en pente ravinée vers la vallée de l’O.

Sur l’autre bord du Layon s’élève, attenant à un petit logis, les restes de la chapelle Saint-Martin, ancienne aumônerie, qui appartenait en dernier lieu à l’hospice de Montreuil-Bellay. La façade en est tombée. An fond du chœur, entre les trois murs, domine encore une jolie statuette de St Sébastien, du XVIIIe s., comme la construction même.

Aux alentours, dont les champs sont encombrés de fondations, au Chatellier, sur la rive droite du Layon, la tradition, encore accréditée dans le pays, place — et non sans vraisemblance — le centre antique. La voie d’Argenton-Château se frayait là son passage en droite ligne par Tigné jusqu’à Brissac, croisée sur la rive gauche du Layon par la voie montant de Maulévrier à Nueil. C’est Foulques-Nerra, croit-on, qui à ce point même transféra le bourg et l’église en y construisant une forteresse.

Aucun titre ne parle de la fondation de la paroisse. L’église date évidemment des premières années du XIe s., comme le château primitif. Foulques en avait confié la garde à un vaillant soldat, vir strenuus, du nom de Sigebrand, dont le fils Guillaume appela, auprès de lui, comme l’avait fait son père à Vihiers, les moines de St-Florent, en leur assurant des revenus suffisants pour vivre. On y voit constituée ainsi au XIIe s. l’église ou chapelle St-Etienne, chapelle du château proprement dit, plus tard érigée en cure paroissiale, dont est titulaire Franç. Bouchet, 1494, Jean Rivaut, 1505, Urb. Rallier, 1581, Eustache Foullard, 1611, 1620 ; elle s’élevait dans la cour basse et fut rasée en 1626. — Tout au méme temps et dès le XIIe s. le faubourg du Rondray, attenant au château, forme une autre paroisse avec l’église de Notre-Dame, desservie par les moines, et auprès de laquelle l’abbé de St-Florent avait pris en 1236 l’engagement d’entretenir quatre religieux prêtres. — Le service en passa bientôt à la charge d’un curé, qui, lors de la destruction de St-Etienne, eut à régir « les deux paroisses réunies et incorporées ensemble de Notre-Dame et de St-Etienne », double vocable que les titres rappellent longtemps.

Prieurs : Girard, 1180. — Geoflfroi de St-Gondon, 1184. — Simon Malard, 1210, 1224. — Guill. de la Barre, 1286. — Guill. de Sulié, 1292. — Jean Bienassis, 1486. — Jean Du Vau, 1487. — Jean Amadou, 1495. —Jean Du Vau, 1504. — Jean Bouvereau, 1579. — Denis Thévenard, aussi prieur d’Allonnes, 1679, 1686. — Jean Péan, 1720, † à Angers le 25 août 1729. — André Gasnier, 1758.

Curés de Notre-Dame : Philibert Lebeau, 1464. —Jean Boireau, 1571. — Joachim Lamy, 1608 — René Pelletier, 1620. — Franc. Pèlerin, 1625. — Jacques Portier, 1626, 1639. — Boussion, 1640. — Pierre de Grangère, 1643. — Ambroise Rousseau, 1634. — Jean de Signy, 1650. — Simon Couronné, 1664, 1668. — Nic. Portier, 1671. — Noël Foumier, 1682, † le 19 septembre 1707, comme l’indique son épitaphe dans l’église. — Gendrot, novembre 1707. — Louis Delaunay, 1708, 1725. — Le Pousset, 1728. — Salomon Nau, 1735, † le 24 février 1775, âgé de 71 ans. — J.-B.-Claude Desfossés, mai 1775, qui résigne en janvier 1790. — Louis-César-François Dubled, vicaire de Vernantes, installé le 16 novembre 1790, jusqu’au 7 avril 1792.

Le fief appartenait à la fin du XIIe s. à Geoffroi de la Troche, mari d’Agnès de Passavant. C’est son fils Geoffroi qui fit reconstruire le château vers 1210 sur remplacement actuel, alors occupé par le four du prieuré qu’il indemnisa largement. Sa fille aînée Isabelle épousa vers 1230 Guillaume de la Haie en Touraine, mort avant 1255. Il devient le chef en Anjou d’une puissante famille, qui domine bientôt tout le pays de Vihiers, Coron, Chemillé et partie des Mauges. Elle portait d’or à 2 faces de gueules à l’orle de 9 merlettes de gueules sur les faces, 4 en chef, 2 en face, 3 en pointe. Une charte française de 1280 des Archives de M.-et-L. conserve un très-beau sceau de Barthélémy de la Haie. — En 1359 et 1360 on y voit installée une garnison anglaise, dont le traité de Brétigny stipula l’expulsion. — Ant. de la Haie, fils de Louis de la Haie et de Marie d’Orléans, est élu abbé de St-Denis en France en 1498, où sa tombe figure encore. On la trouve reproduite dans le recueil de M. de Guilhermy, t. II, p. 182-184.— Le mariage de sa sœur Yolande porta la terre dans la maison d’Armagnac de Nemours qui allait s’éteindre à Cérignoles (1503). A défaut d’héritiers, elle revint à Renée de la Haie, fille de François et de Catherine de Clermont qui épousa Joachim de Montespédon. — C’est sans doute de son union pendant un demi-siècle avec le marquisat, puis duché de Beaupréau, qu’elle retint le titre de baronnie qui lui est attribué dans les documents postérieurs au XVIe s. — Guy III de Scépeaux, légataire de Philippe de Montespédon, aliéna vers 1570 le château de Passavant, que dès 1579 possédait Gilbert Gouffier, marquis de Boisy, — et sa famille jusqu’aux approches de la Révolution. Charles-Jean de la Vallée Rarecourt, marquis de Pimodan, baron de Buxière, en est seigneur en 1783-1788.

La paroisse dépendait du Diocèse de Poitiers, de l’Archiprêtré de Thouars, de l’Election de Montreuil-Bellay, du Grenier à sel de Vihiers, du District en 1788 de Montreuil-B., en 1790 de Vihiers.

Le château antique n’est plus qu’une ruine, dont certaines parties pourtant sont encore habitées en ferme et dont l’ensemble reste imposant, planté sur un escarpement de rocher de 20 à 25 m. de hauteur, autour duquel circulaient d’immenses douves, baignées par l’étang et par les eaux vives du Layon. Un pont de pierre de 3 arches les traverse, dont la dernière s’ouvrait à un pont-levis, débouchant devant un large portail avec guichet refait au XVIe s. ; — à distance, à droite, un corps de logis s’avance sur les douves — à gauche une tour ronde, formant sur la cour un bâtiment rectangulaire à toit tronqué. La cour, vaste cercle bordé par de hautes courtines avec un large chemin de ronde, contient vers N.-E. la fuie et se rétrécit dans un étroit passage, défendu par une herse, qui donnait accès à l’habitation seigneuriale, occupant en équerre les faces vers l’O. et vers S., aujourd’hui ruinées ou reconstruites, — avec 4 grosses tours, dont deux accouplées à l’angle principal, la plus grosse couronnée d’une salle ronde, avec 8 fenêtres ou meurtrières et des cheminées du haut en bas. L’escalier qui y mène forme une élégante cage en limaçon, à trois pans coupés, dont la porte basse en granit est surmontée d’une charmante et large baie avec accolade et montants fleuronnés, le cintre chargé de vignes et de raisins rampants. On reconnaît encore la chapelle, voûtée de rinceaux d’ogive en saillie retombant sur des culs-de-lampe sculptés du XIIIe s., le fond rempli par un large arceau autrefois décoré de peintures, — l’écurie de 80 pieds de longueur ; — dans les soubassements, les cuisines ; celle qui sert encore conserve une plaque en fonte armoriée d’un aigle éployée, avec le cordon de l’Ordre et deux lions pour support ; — à part, à l’extrémité vers S., la salle dite du Trésor ou du Parquet, voûtée à six pans d’ogives, avec doubles tores ronds accouplés sur des colonnettes à chapiteaux, XIIIe s. —Un dessin des ruines a été donné par Hawke, dans l’Anjou de M. Godard. — Des jardins hauts et bas communiquaient par une allée à la chaussée de l’étang ; — le tout vendu natt le 18 thermidor an IV pour la somme de 3,952 livres. — Quinze jours auparavant avaient été vendus les moulins bannaux et le grand étang.

Maires : Pellu, 1er messidor an VIII, † le 9 messidor an XIII. — Jos. Frogier, 2 janvier 1808. — Armand Rabouin, 1832. — Gabriel-Félix Binsse, 4 décembre 1840, installé le 8. — Joseph Reclus, installé le 22 septembre 1855. — René Moron, 1861. — Dittière-Gapy, 1866. — Guittière, 1870. — Gaudicheau, 1871, en fonctions, 1876.

Arch. de M.-et-L. C 193 et 202 ; E 2824 ; H Prieuré de Passavant, dont le carton comprend sept chartes originales (XI-XIIIe s.) ; Prieuré de la Rimonnière, 1280 ; Q Vent. Nat., 411, 509-510 et 731.— D. Huynes, Mss. 88, 177, p. 313.— Topogr. Grille.— Arch. d’Anj., t. I, p. 66.— Affiches, 27 mai 1793. — Répert. archéol., 1869, p. 2, 13, 16, 40, 45.— Bibl. Nat., Mss. franç. 704. — De Guilhermy, Inscript. de la France, t. II, p. 182-184.— Bibl. de l’Ec. des Chartes, 1875, p. 385. »

Notes

Sources et annotations

  1. Préfecture de Maine-et-Loire, Arrêté préfectoral DRCL/BCL 2015 n° 67, du 30 octobre 2015.
  2. Ministère de la Culture, Base Mérimée (Passavant-sur-Layon), juillet 2012
  3. Vins du Layon, mars 2010
  4. Rivière du Layon, mars 2010
  5. Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, t. 3 (N-Z), Lachèse & Dolbeau, 1878, pages 56, 57 et 58
Voir aussi les formes anciennes du nom.


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