Saint-André-de-la-Marche

De Wiki-Anjou
Saint-André-de-la-Marche
(commune déléguée)
Département Maine-et-Loire
Territoire Mauges
Commune Sèvremoine
Note(s) Regroupement
du 15 décembre 2015
Situation dans le département

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Aide à la rédaction.
Anciennes communes

Saint André de la Marche est une ancienne commune de l'ouest de la France située dans le département de Maine-et-Loire (49), à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Cholet[1],[2]. Elle est intégrée depuis 2015 à Sèvremoine.

Ses habitants s'appellent les Andréatain(e)s.


Situation administrative

Saint-André en 1793, puis Saint-André-de-la-Marche[3].

Le 15 décembre 2015, la commune nouvelle de Sèvremoine est créée du regroupement de Le Longeron, Montfaucon-Montigné, La Renaudière, Roussay, Saint-André-de-la-Marche, Saint-Crespin-sur-Moine, Saint-Germain-sur-Moine, Saint-Macaire-en-Mauges, Tillières et Torfou. Saint-André-de-la-Marche devient une commune déléguée[4].

Jusqu'alors la commune est intégrée à la communauté de communes de Moine-et-Sèvre, intercommunalité qui disparait à la création de la nouvelle commune, et se trouve dans le canton Saint-Macaire-en-Mauges (Saint André en 1793, Montfaucon en 1801[3]) et l'arrondissement de Cholet. L'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) de Moine-et-Sèvre comprend alors neuf autres communes : Saint-Macaire-en-Mauges, La Renaudière, Roussay, Torfou, Le Longeron, Montfaucon-Montigné, Saint-Germain-sur-Moine, Saint-Crespin-sur-Moine, et Tillières.

Son code commune (Insee) est 49264 et son code postal est 49450. Ses habitants se nomment (gentilé) Andréatain, Andréatainne. Sa population est de 2 296 habitants en 1999, 2 552 en 2006 et 3 080 en 2016[5].

La commune est jumelée avec un village d'Angleterre (Nassington, dans le comté du Northamptonshire) et un village de Roumanie (Marasu)[6].

De la marche

Originellement rattachée au Poitou, Saint-André-de-la-Marcheest ensuite incorporée à l'Anjou. Les frontières entre les trois régions d'Anjou, du Poitou et de Bretagne sont, durant de nombreux siècles, flottantes et imprécises ; ceci de par les luttes répétées entre les différents suzerains de ces régions, pour agrandir leur territoire. Il est ainsi constitué, au fil du temps, des zones appelées « marches séparantes » entre ces régions, de part et d'autre de ses frontières fluctuantes ; elles ont un statut juridique d'indivision. Ces statuts particuliers sont consignés par écrit dans une chartre (1265) ou des pactes (1406 et 1426) entre ces régions. Ils sont abolis à la Révolution française.

Saint-André-de-la-Marche était située dans les « marches communes » du Poitou et de l'Anjou, d'où le qualitatif de son nom[7],[8].

Photographie du parc.
Le parc

Histoire et patrimoine

De nombreuses traces indiquent l'existence d'un centre préhistorique. Au Moyen Âge, la terre dépend de la seigneurie de la Treille puis au milieu du XVIIIe au marquisat de Beauvau. Située en marches communes, elle dépend du présidial et de la sénéchaussée d'Angers, de l'élection et des aides de Montreuil-Bellay[9].

À voir à Saint-André-de-la-Marche :

  • Musée des métiers de la chaussure, rue Saint-Paul : Dans un ancien atelier de fabrication de chaussures où l'on peut découvrir des collections de chaussures, des outils et machines, ainsi que des animations[10].
  • Maison de l'apiculteur, Beau-rivage : Espace muséographique sur les abeilles et l'apiculture.
  • Lavoir communal, le Douet des prés : Situé dans l'espace de loisirs, à proximité de l'étang, il date du XIXe siècle et a été entièrement restauré en 2005 et 2006.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié : Depuis plusieurs siècles une chapelle existe au 2 rue Jeanne d'Arc. L'actuelle a été construite au XIXe siècle.
  • Église Saint-André, apôtre : Sa construction date du XIXe siècle, reconstruite à l'emplacement d'une ancienne devenue trop petite[9].

Loisirs et culture

Présence sur la commune plusieurs associations (EDM Football, EDM Basketball, EDM Tennis de table, EDM Théâtre, EDM Danse, etc.), ainsi que plusieurs infrastructures (bibliothèque, maison de l'enfance, espace jeunes, stade avec deux terrains de football et deux salles de sports, etc)[6]. La bibliothèque fait partie du réseau des bibliothèques Sèvremoine[11].

Il existe au centre de l'agglomération un espace de loisirs, avec un étang, des jeux pour enfants, des tables de pique-nique et des espaces verts pour la promenade.

Espace et territoire

Saint-André-de-la-Marche se trouve dans le quart sud-ouest du département[1]. Elle s'étend sur 11,03 km2 (1 103 hectares) et son altitude varie de 43 à 114 mètres[12]. Son territoire se situe sur le plateau des Mauges[13]. Venant de la commune voisine de La Romagne, la rivière la Moine traverse son territoire[14].

L'office de tourisme le plus proche se trouve à Cholet (office de tourisme du Choletais).

Localités aux alentours : Saint-Macaire-en-Mauges (2,7 km), La Romagne (4,8 km), Roussay (5,4 km), La Renaudière (5,6 km), La Séguinière (5,8 km), Saint-Philbert-en-Mauges (6,0 km), Saint-Léger-sous-Cholet (6,2 km), Bégrolles-en-Mauges (6,3 km), Villedieu-la-Blouère (7,4 km) et Andrezé (8,7 km)[2],[1].

Notes

Sources et annotations

  1. a, b et c IGN et BRGM, Géoportail (Saint-André-de-la-Marche 49), mai 2012
  2. a et b Lion1906 (Lionel Delvarre), Distances à partir de Saint-André-de-la-Marche (49), juin 2010 — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
  3. a et b École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui - Notice communale de Saint-André-de-la-Marche, 2007
  4. Préfecture de Maine-et-Loire, Arrêté préfectoral DRCL-BCL-2015-60, du 5 octobre 2015 — Voir création de la nouvelle commune de Sèvremoine (2015).
  5. Population de Maine-et-Loire (1793, 1800, 1999, 2006, 2016)
  6. a et b Mairie de Saint-André-de-la-Marche, Site de la commune, mai 2012
  7. Émile Chénon, Les Marches séparantes d'Anjou, Bretagne, Poitou, L. Larose et Forcel (Paris), 1892
  8. Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Cheminements (Le Coudray-Macouard), 2004, p. 144-145
  9. a et b Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. IV (S-Z), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1996, 2e éd. (1re éd. 1878), p. 8-13
  10. Musée de l'industrie de la chaussure, 2013-2020
  11. Réseau des bibliothèques Sèvremoine, Mes bibliothèques, juillet 2016
  12. IGN, Répertoire géographique des communes (RGC), données 2014 (altitude, superficie)
  13. Atlas des paysages de Maine et Loire, voir unités paysagères.
  14. Moine (rivière), avril 2013
Les formes anciennes du nom

Autres données

Liste des communes en 2015
Anciennes communes 2015
Altitudes en 2014
Populations 2012, en vigueur au 1er janvier 2015
Superficies en 2014
Divisions administratives et électorales en 2014


établissement public de coopération intercommunale

Institut national de la statistique et des études économiques

kilomètres

Institut national de l'information géographique et forestière

Bureau de recherches géologiques et minières

numéro

tome