Saint-Laurent-des-Autels

De Wiki-Anjou
Saint-Laurent-des-Autels
(commune déléguée)
Département Maine-et-Loire
Territoire Mauges
Commune Orée d'Anjou
Note(s) Regroupement
du 15 décembre 2015
Situation dans le département

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Aide à la rédaction.
Anciennes communes

Saint-Laurent-des-Autels est une ancienne commune de l'ouest de la France qui se situe dans le département de Maine-et-Loire (49), au nord de Saint-Christophe-la-Couperie et au sud de Liré[1],[2]. Son territoire se trouve dans les Mauges, à l'extrême sud-ouest du département.

Ses habitants sont appelés les Laurentais(es) .


Situation administrative

Un regroupement intervient à la fin de l'année 2015 avec la création de la commune nouvelle de Orée d'Anjou, issue du rapprochement des communes de Bouzillé, Champtoceaux, Drain, Landemont, Liré, Saint-Christophe-la-Couperie, Saint-Laurent-des-Autels, Saint-Sauveur-de-Landemont et La Varenne. Saint-Laurent-des-Autels devient une commune déléguée[3].

Elle est jusqu'alors intégrée à la communauté de communes du canton de Champtoceaux, intercommunalité qui disparaît à la création de la nouvelle commune, et se trouve dans le canton de La Pommeraye (Champtoceaux en 1793 et 1801), et l'arrondissement de Cholet[4].

Son code commune (Insee) est 49296, et son code postal est 49270. Les habitants se nomment les Laurentais et les Laurentaises. Sa population est de 1 496 habitants en 1999, 1 909 en 2006 et 2 281 en 2015[5].

Plusieurs communes du département comportent le nom de « Saint-Laurent » : Saint-Laurent-des-Autels, Saint-Laurent-du-Mottay et Saint-Laurent-de-la-Plaine.

Histoire et patrimoine

Repères historiques

La localité est mentionnée au XIIe siècle sous le nom de Sancti Laurencii de Altaribus. Le nom des Autels indique que la chapelle est une succursale, qui reste isolée jusqu'au milieu du XVIIIe s., dans la dépendance de Drain. Ce n'est que vers la fin du XVIIIe qu'elle en est détachée et prend le titre de paroisse[6].

La seigneurie appartient au XVIIIe au prince de Condé comme baron de Champtoceaux. Saint-Laurent-des-Autels dépend à cette époque de la sénéchaussée, de l'élection, des aides d'Angers, du grenier à sel de Saint-Florent[6].

Dans la première moitié du XIXe siècle, Saint-Laurent-des-Autels reste un bourg relativement fermé sur l'extérieur par l'absence de voies de communication en bon état, et par l'importance des forêts qui l'entourent. Mais, après les années 1830, la commune connaît de grandes modifications avec la création des routes départementales de Nantes à Ancenis, de Montaigu et de Champtoceaux à Saint-Lambert-du-Lattay, ainsi que le chemin d'intérêt commun de Vallet et le chemin de grande communication de Beaupréau par le Puiset-Doré, qui forment un carrefour et désenclavent la commune. Le bourg devient un point central que traversent plusieurs routes départementales.

Saint-Laurent a connu deux graves crises démographiques depuis la Révolution française. La première date de mars 1794, avec le passage de la colonne infernale conduite par Cordelier, qui répand la terreur dans le bourg et massacre 230 personnes dont 71 enfants (la commune compte alors tout juste un millier d'habitant). La seconde crise démographique est provoquée en 1876 et 1877 par une épidémie de fièvre typhoïde. Les fermes de la Priauté, la Foy, les Coteaux, l'Oudière, la Pâtelière sont particulièrement touchées par ce fléau[7].

Photographie du centre-bourg.

Patrimoine

Éléments du patrimoine : le château du Ponceau (XIVe-XVe), le château de la Foucaudière (XIXe), la chapelle des martyrs (XVIIIe), l'église (XIXe), le moulin de la Croix, seul survivant des six moulins à tour qui existaient au XVIIIe siècle dans la commune[6],[7],[8],[9].

Présence également d'anciennes briqueteries et tuileries, route du Puiset-Doré (les Barbotins), route de Saint-Sauveur (les Forges), route de La Boissière-du-Doré (Malvoisine)[6]. La friche industrielle de la briqueterie Bouyer-Leroux, à Saint-Laurent-des-Autels, a été acquise en 2022 par l'intercommunalité ; un terrain de près de quatre hectares destiné à des activités économiques[10].

L'association Les Amis de la chapelle des martyrs, née en 1993, participe à la sauvegarde du patrimoine local, comme en 2022 avec la réfection des 46 croix et calvaires de la commune[11].

Loisirs et culture

La bibliothèque de Saint-Laurent-des-Autels organise des animations, comme un atelier de lecture et d'écriture en novembre 2022[12]. Kévin Ehanno, enseignant demeurant à Saint-Laurent-des-Autels, a publié en mars 2022 son premier livre d'heroic fantasy titré Le maître des Scribures[13].

La salle des sports de Saint-Laurent-des-Autels reçoit plusieurs activités sportives, comme des animations de handball[14].

Natural'parc, rue de Saint-Sauveur-de-Landemont, sur 13 hectares, parcours ludique, labyrinthe végétal, plus de 500 animaux[15],[16].

On trouve plusieurs associations sur la commune, dont[17] :

  • Les 4-9 de Saint Laurent des Autels, dont l'objet est l'échanges culturels, sportifs, socio-économiques, touristiques et associatifs[18] ;
  • Les doigts de Fée Laurentaises, dont l'objet est de promouvoir l'expression manuelle sous toutes ses formes, art florale, coutume, etc ;
  • Gym Tonic, dont l'objet est la pratique de la gymnastique ;
  • La Maison des Câlins, dont l'objet est le regroupement de 2, 3, ou 4 assistant(e)s maternel(les) agréé(e)s par le Conseil Général du département Maine et Loire, afin qu'elles exercent leur profession au sein d'une maison d'assistantes maternelles ;
  • Les Uns sas C., dont l'objet est la mise en place d'une troupe théâtrale pour concrétiser un travail de groupe par une représentation annuelle de divertissement.

Le comité des fêtes organise des manifestations visant à animer la vie communale[19],[20].

Activités économiques

Le village de Barbotin est connu dès le XVIIe siècle pour ses tuileries et ses poteries. À la fin du XXe s., on compte près d'une quinzaine d'artisans (zone industrielle des Mortiers, créée en 1987), une usine de chaussures, une briqueterie et une entreprise de maçonnerie. Côté agriculture, quarante exploitations agricoles produisent des cultures fourragères (herbe et maïs ensilage), des céréales (blé), du vin (gros-plant du pays Nantais), de l'élevage (bovins lait et viande, porcs)[6].

Au début du XXIe siècle, en 2009, sur les 138 établissements en activité, 45 relèvent du secteur de l'agriculture (soit 33 % pour une moyenne sur le département de 18 %), 9 de celui de l'industrie, 13 de la construction, 59 du commerce et des services et 12 du secteur de l'administration et de la santé[21].

Espace et territoire

Saint-Laurent-des-Autels s'étend sur près de 19 km2 (1 855 hectares) et son altitude varie de 25 à 106 mètres[22]. Son territoire se situe sur le plateau des Mauges[23].

Au début du XXe siècle, Auguste Guinhut[24] décrit ainsi son territoire : « C'est un haut plateau de 93 à 98 mètres d'altitude au sud et au centre, incliné vers le nord où il n'atteint plus que 86 et 89 mètres d'altitude. Son aspect est celui du reste des Mauges : aucune plaine ; des champs tantôt plats, tantôt arrondis qui s'étagent en pente douce et qu'entoure une ceinture de haies vives et de chênes. »

Hameaux et lieux-dits : l'Aunay, l'Avoinerie, le Barbotin, les Barillières, la Bergère, la Blanchetière, la Bodinière, le Bois‑Foucaud, le Bordage, la Bossaire, le Chêne, la Clergerie, les Clissonnières, la Coicauidère, la Comté, le Cormier, les Coteaux, la Croissière, les Croix, la Croix‑Voleau, la Durantière, le Faradon, la Ferrière, la Foi, les Forges, les Fourches, la Frédinière, la Gagnerie, les Galleries, les Gâts, la Gourdonnière, le Grand‑Chauminer, le Grand‑Pâtis, la Grande‑Oudière, la Guessière, la Guillotière, la Harlière, la Herlière, la Maisonnette, la Maison‑Neuve, Malvoisine, la Ménagerie, la Métrégeonnière, la Michellière, le Moulin‑de‑la‑Croix, le Moulin‑des‑Barillières, l'Oudière, la Pâtellière, le Petit‑Chauminer, le Petit‑Pas‑Noir, le Petite‑Foucaudière, la Pigrissière, la Piraudière, le Quarteron, la Rabatterie, la Rabotellerie, la Lièvrerie, le Tertre, la Tournerie, le Tremblay, la Vincendière, etc[6].

Commune de Sud Loire, on y trouve la forêt de la Foucaudière[25]. Balades et randonnées : Présence de circuits de rando VTT. La zone de la Vallée des Robinets est classée espace naturel sensible (ENS)[26].

On pratique la pêche à l'étang de la Foucaudière[27].

Localités aux alentours : Saint-Christophe-la-Couperie (3,7 km), Landemont (4,6 km), Saint-Sauveur-de-Landemont (4,8 km), Le Fuilet (5,5 km), Drain (6,3 km), La Boissière-du-Doré (Loire-Atlantique) (6,4 km), La Remaudière (44) (6,7 km), Liré (6,8 km), Barbechat (44) (7,2 km) et Champtoceaux (8,0 km)[2].

L'office de tourisme se trouve à Champtoceaux.

Notes

Bibliographie

  • Auguste Guinhut et Alfred Maugeais, Une paroisse à travers les âges : Saint-Laurent-des-Autels, 1979.

Sources et annotations

  1. ↑ IGN et BRGM, Géoportail (Saint-Laurent-des-Autels 49), mai 2012
  2. ↑ a et b Lion1906, Distances à vol d'oiseau (orthodromiques), juin 2010
  3. ↑ Préfecture de Maine-et-Loire, Arrêté préfectoral n° DRCL-BCL-2015-79, du 23 novembre 2015 — Voir création de la nouvelle commune de Orée-d'Anjou (2015).
  4. ↑ École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui - Notice communale de Saint-Laurent-des-Autels, 2007
  5. ↑ Population de Maine-et-Loire (1793, 1800, 1999, 2006, 2015)
  6. ↑ a b c d e et f Célestin Port (révisé par André Sarazin et Pascal Tellier), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. IV (S-Z), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1996, 2e éd. (1re éd. 1878), p. 143-146
  7. ↑ a et b Mairie de Saint-Laurent-des-Autels, Histoire locale, 2005-2015 (d'après Auguste Guinhut et Alfred Maugeais, Une paroisse à travers les âges : Saint-Laurent-des-Autels, 1979)
  8. ↑ Ouest-France, Orée-d'Anjou. Prochaine crèche de Noël à la chapelle des Martyrs, 19 novembre 2022
  9. ↑ Ouest-France, Orée-d'Anjou. Les « Godin » une grande famille de minotiers, 9 juillet 2022
  10. ↑ Ouest-France, Orée-d'Anjou. L'Agglo rachète la friche industrielle Bouyer-Leroux, 25 octobre 2022
  11. ↑ Le Courrier de l'Ouest, Orée-d'Anjou. Ils restaurent les 46 croix et calvaires, 7 mai 2022
  12. ↑ Le Courrier de l'Ouest, Orée-d'Anjou. Un moment de lecture et d'écriture pour les ados à la bibliothèque, 11 novembre 2022
  13. ↑ Ouest-France, Le prof de lettres des Mauges va publier son premier roman, 3 janvier 2022
  14. ↑ Le Courrier de l'Ouest, Orée-d'Anjou. Les enfants s'initient au handball, 8 juillet 2021
  15. ↑ Natural Parc, Présentation, août 2013
  16. ↑ Ouest-France, Orée-d'Anjou. Natural'parc bientôt à l'heure d'Halloween, 20 octobre 2022
  17. ↑ Journal officiel, Associations, février 2011
  18. ↑ Ouest-France, Orée-d'Anjou. La fête des Saint-Laurent de France finalement transférée, 11 octobre 2022
  19. ↑ Ouest-France, Orée-d'Anjou. Le comité des fêtes relance sa marche nocturne, 12 mars 2022
  20. ↑ Le Courrier de l'Ouest, Orée-d'Anjou. Même sans feu d'artifice, la fête fut réussie, 29 juillet 2022
  21. ↑ Insee, Statistiques locales du territoire de Saint-Laurent-des-Autels (49), données 2009 (lire)
  22. ↑ IGN, Répertoire géographique des communes (RGC), données 2014 (altitude, superficie)
  23. ↑ Atlas des paysages de Maine et Loire, voir unités paysagères.
  24. ↑ Auguste Guinhut, Notice sur la paroisse de Saint-Laurent-des-Autels, introduction au tome 1, manuscrit non paginé, rédigé entre 1925 et 1928.
  25. ↑ Le Courrier de l'Ouest, Orée-d'Anjou. Un indispensable nettoyage d'automne du domaine de la Foucaudière, 10 octobre 2022
  26. ↑ Espaces naturels sensibles de Maine-et-Loire, 2018
  27. ↑ Ouest-France, Orée-d'Anjou. Ouverture de la pêche au plan d'eau réaménagé, 8 avril 2022
Les formes anciennes du nom.

Autres données