Économie de l'Anjou et de Maine-et-Loire

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Département de Maine-et-Loire (France).
Département de Maine-et-Loire

L'activité économique de Maine-et-Loire (Anjou) est marquée par l'industrie du textile, l'horticulture et le tourisme. On y trouve trois pôles urbains et économiques, que sont Angers, Cholet et Saumur, ainsi que deux pôles, un pôle du végétal et un pôle de l'habillement[1].

Leader pour le champignon et l'horticulture, troisième vignoble français, la filière végétale est une activité importante de l'économie angevine, avec au début du XXIe siècle plus de 20 000 emplois dans 4 200 entreprises[2].

Sur 25 671 établissements actifs sur le département à fin 2021, 9 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 5 % en France), 8 % du secteur de l'industrie, 11 % de celui de la construction, 59 % du secteur du commerce et des services et 13 % de celui de l'administration et de la santé[3].

Au nord-est, le Baugeois

L'activité économique du Baugeois se compose d'exploitations agricoles, d'artisanat d'art et d'entreprises[4]. Ce territoire compte une importante zone de production végétale, avec 7 000 hectares de cultures spécialisées. 30 % des exploitations en cultures spécialisées du département y sont implantées, dont 40 % de la surface de production des semences, 24 % de la surface maraîchère, 21 % de la surface horticole et 20 % de la surface arboricole[5].

Une activité industrielle de terre cuite est présente au nord-ouest, avec notamment la briqueterie Le Croc[6].

Dans le centre-ouest, à Baugé, on trouve une zone d'équilibre départemental, zone Anjou Actiparc Sainte-Catherine, où plusieurs entreprises sont installées : charpente, maçonnerie, location, réparation, voitures, produits bio, centre de tri postal, etc[7].

Au sud, on trouve le Val d'Authion. L'agriculture y tient une place importante, 68 % de l'occupation du sol correspond à des zones agricoles. L'activité s'est orientée vers les cultures spécialisées (horticulture, maïs, semences, maraichage, etc.)[8]. De grands noms de pépiniéristes y sont présents, comme Minier[9]. Un marché d'intérêt national est aussi implanté à Vivy[10].

Au sud-est, le Saumurois

L'agriculture du Saumurois se compose d'une céréaliculture prédominante et de vignobles dans les vallées du Thouet et du Layon. On y trouve également la culture du champignon[11].

La vigne y est très présente. Certaines AOC sont propres à ce territoire, comme celles de Saumur, ou celles du Bonnezeaux, des Coteaux de l'Aubance, des Coteaux du Layon[12].
En Anjou, les conditions naturelles sont favorables à la viticulture. Le climat est doux et pluvieux en hiver, et ensoleillé et sec en été[13]. Le vignoble saumurois est souvent planté sur des sols pauvres (décomposition des calcaires)[12].

L'agriculture de cette région se compose également de polyculture, de cultures céréalières et de vergers. Dans le Douessin de nombreuses roseraies sont présentes, où plusieurs millions de rosiers sont produits[14].

La culture du champignon s'y est aussi développée depuis les années 1930[15], et la région est devenue un centre important de production de champignons dits de Paris avec notamment la présence de France Champignon[16],[10].

Le tourisme est également une activité importante de ce territoire, du fait de sa situation dans la zone du Val de Loire classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et dans la zone du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, du fait d'une présence importante de troglodytes et de son patrimoine historique et culturel, comme l'abbaye royale de Fontevraud, le musée des Blindés ou encore l'École de cavalerie. La filière équestre y est très forte[10].

Au sud-ouest, les Mauges

L'élevage bovin constitue la principale activité agricole des Mauges[17]. On y trouve également la culture de plantes, dont l'Anjou est une grande productrice, notamment implantée dans le Chemillois[18]. Au début des années 2010, 72 % des 723 000 hectares du département sont consacrés à l'horticulture, dont une partie dans la région de Chemillé, considérée comme la capitale des plantes médicinales en Europe[9].

L'industrie textile est à l'origine du développement du Choletais à partir de l'Ancien Régime[19]. Une des spécialités fut le célèbre mouchoir, qui fit de Cholet sa « capitale » (mouchoir de Cholet)[20],[21]. L'industrie de l'habillement est fortement implantée avec par exemple Humeau-Beaupréau, Hofica ou encore Pindière.

Des usines à la campagne : Le pays des Mauges possède une présence spécifique de l'industrie. Des usines sont implantées dans de très nombreuses zones d'activités économiques, où l'on trouve des industries de l'habillement, de la chaussure et du cuir, et restent très implantées même si ces secteurs ont subi de graves crises[22].

Pôle industriel et technologique, le Choletais réunit 40 % de l'industrie du département (mode, chaussure, plasturgie)[23], où plusieurs autres industries se sont installées comme Thalès en 1936[24] ou Michelin en 1970[25]. C'est le second bassin industriel des Pays de la Loire par ses effectifs[21].

Au nord-ouest, le Segréen

Historiquement l'activité économique dans le Segréen était essentiellement agricole (élevage, arboriculture et céréales), puis minière, avec la présence de mines de fer et d'ardoises comme à La Pouëze et Combrée[26],[27]. Depuis les années 1960, avec le déclin de l'industrie minière, la région a bénéficié d'une reconversion économique rapide et est dotée aujourd'hui d'un tissu industriel diversifié : automobile, maroquinerie de luxe, agro-alimentaire, ameublement, électricité. Le Segréen est ainsi devenu le second pays industriel en Anjou, après les Mauges[28],[29].

L'agriculture de ce territoire se compose essentiellement d'élevage (bovins) et de polyculture.

La Mine Bleue et le Haras du Lion-d'Angers participent aussi à son activité économique[29].

Au centre, l'agglomération d'Angers

L'activité touristique est importante sur l'agglomération d'Angers, plusieurs des sites les plus visités du département se trouvent sur ce territoire : le parc Terra Botanica, le château d'Angers et le musée des Beaux-arts[30]. Angers est par ailleurs placée ville la plus verte de France dans un sondage réalisé en 2013 par l'union nationale des entreprises de paysage[31],[32].

Le pôle de compétitivité[33] du végétal (Végépolys) se situe à Angers. Ces thématiques principales sont dans la filière végétale : l'innovation variétale, la protection des plantes, végétal et santé, horticulture et paysage urbain. Il regroupe notamment 262 entreprises et 31 organismes de recherche ou de formation[34].

Au moment de la disparition des établissements Bessonneau, le développement industriel de l'agglomération est marquée dans les années 1960 par l'implantation de Thomson, Bull ou Artus, qui fait suite à un certain regroupement de l'électronique dans l'Ouest[35]. On y trouvait aussi une importante exploitation d'ardoise avec la société des Ardoisières d'Angers[36].

Notes

Sur le même sujet

Sources et annotations

  1. Économie de l'Anjou et de Maine-et-Loire, voir aussi Présentation du département.
  2. Conseil général de Maine-et-Loire, Économie et territoires, octobre 2013
  3. Insee, Comparateur de territoires (chiffres détaillés) : Maine-et-Loire, paru le 14 novembre 2023
  4. Syndicat mixte Pays des Vallées d'Anjou, Bienvenue en Pays des Vallées d'Anjou, octobre 2013
  5. Syndicat mixte Pays des Vallées d'Anjou, Les filières végétales et forestières, octobre 2013
  6. Syndicat mixte Pays des Vallées d'Anjou, Une industrie diversifiée, octobre 2013
  7. Communauté de communes du canton de Baugé, Zone Anjou Actiparc Ste Catherine, octobre 2013
  8. Commission locale de l'eau du SAGE-Authion, Territoire de l'Authion, novembre 2012
  9. a et b La Croix, Ah, la douceur angevine…, 25 janvier 2013
  10. a b et c Préfecture de Maine-et-Loire, Sous-préfecture de Saumur - L'arrondissement, 31 octobre 2012
  11. Le SCoT du grand Saumurois, Rapport de présentation, 22 juin 2009
  12. a et b Institut national de l'origine et de la qualité, Appellation d'origine contrôlée, juin 2010
  13. Insee, Forces et faiblesses caractérisant l'économie des Pays de la Loire - L'agriculture et les industries agroalimentaires, 10 avril 2009
  14. Ouest-France, Doué-la-Fontaine. La fête aux cent mille roses dans les caves troglo, 12 juillet 2015
  15. Le Parisien, 800 emplois menacés chez France Champignon, 14 septembre 2002
  16. Jean Lartaut, La culture des champignons dans l'Ouest de la France, dans Norois, n° 46, 1965, p. 210 et 211
  17. Observatoire régional économique et social, Répartition géographique des productions en Pays de la Loire, juin 2011
  18. Ouest-France Entreprises, Plantes médicinales : la région de Chemillé manque de producteurs , 15 mars 2012
  19. P.Wagret J.Boussard J.Levron S.Mailliard-Bourdillon, Visages de l'Anjou, coll. Provinciales, Horizons de France (Paris), 1951
  20. Ville de Cholet, Le mouchoir de Cholet, 2 mars 2006
  21. a et b Préfecture de Maine-et-Loire, Sous-préfecture de Cholet - L'arrondissement, 30 octobre 2012
  22. Ouest-France Entreprises, Les Mauges, mémoire vivante de la chaussure, 17 janvier 2012
  23. Conseil général de Maine-et-Loire, Plan départemental de prévention des déchets - Maine-et-Loire - Etat des lieux et Diagnostic 2010-2011, 21 novembre 2011
  24. Le Journal des entreprises, Le groupe Thales a inauguré son centre de d'excellence de R&D en radiocommunication à Cholet, 30 juin 2025
  25. Ouest-France (Marie Petit), En octobre 1970, Michelin ouvrait à Cholet : plus de cinquante ans après, la fin d'une histoire, 5 novembre 2024
  26. Ville de Trélazé, 15 siècles d'histoire, octobre 2013
  27. Jacques Boislève et Dominique Drouet, L'Anjou entre ardoise et tuffeau, La Geste (La Crèche), 2018, p. 150
  28. Conseil général de Maine-et-Loire, Le patrimoine du Segréen, octobre 2010
  29. a et b Préfecture de Maine-et-Loire, Sous-préfecture de Segré - L'arrondissement, 31 octobre 2012
  30. CDT Maine-et-Loire, Chiffres clés, données 2011
  31. Ouest-France, Angers, ville la plus verte de France, 19 février 2014
  32. Entreprises du paysage (Unep), Palmarès des villes les plus vertes de France : découvrez les résultats !, 18 février 2014
  33. Les pôles de compétitivité regroupent sur une même zone géographique des entreprises, des centres de formation et de recherches, et qui ont vocation à travailler en synergie (cf. Loi n° 2004-1484 du 30 décembre 2004 de finances pour 2005).
  34. Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale (DATAR) et Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS), Annuaire des pôles, août 2013
  35. Archives de la ville d'Angers (Sylvain Bertoldi), Chroniques historiques : L'électronique à Angers : naissance d'une vocation, dans Vivre à Angers n° 410, octobre 2017
  36. Furcy Soulez Larivière, Les ardoisières d'Angers, impr. Ménard-Garnier (Beaucouzé), 1986, p. 12 et 14