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Le centre est situé primitivement à Séronnes. Au Moyen Âge, Geoffroy V d'Anjou (dit Plantagenêt) fait construire un château non loin des bords de la Sarthe pour défendre son comté contre les seigneurs de Sablé. La localité est mentionnée au {{XIIs}} sous le nom de ''[[Chateauneuf|Solunna]]''. Ses terres deviennent une baronnie importante, et la plupart de ses seigneuries et celles voisines relèvent en fief ou arrière-fief de Châteauneuf. Deux villages se développent, Notre-Dame de Séronnes et Saint-André. Au {{XVIIIe}}, ils dépendent de l'élection et de la sénéchaussée d'Angers<ref name="cport-1965">Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|I}} (A-C), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1965, 2e éd. (1re éd. 1874), {{p.|679-683}}</ref>. | Le centre est situé primitivement à Séronnes. Au Moyen Âge, Geoffroy V d'Anjou (dit Plantagenêt) fait construire un château non loin des bords de la Sarthe pour défendre son comté contre les seigneurs de Sablé. La localité est mentionnée au {{XIIs}} sous le nom de ''[[Chateauneuf|Solunna]]''. Ses terres deviennent une baronnie importante, et la plupart de ses seigneuries et celles voisines relèvent en fief ou arrière-fief de Châteauneuf. Deux villages se développent, Notre-Dame de Séronnes et Saint-André. Au {{XVIIIe}}, ils dépendent de l'élection et de la sénéchaussée d'Angers<ref name="cport-1965">Célestin Port (révisé par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), ''Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou'', {{t.|I}} (A-C), H. Siraudeau & Cie (Angers), 1965, 2e éd. (1re éd. 1874), {{p.|679-683}}</ref>. | ||
Éléments du patrimoine : [[Liste des églises et chapelles de Maine-et-Loire|église]] Notre-Dame de Séronne (inscrite MH) du {{XIIs}}, la tour du château à motte (vestiges de l'ancien château féodal construit au {{XIIe}}), les châteaux des Briostières et de la Verrouillère, le manoir de la Verrouillère, les fours à chaux, l'ancienne minoterie, l'écluse avec maison éclusière<ref>Ministère de la Culture, ''Base Mérimée (Châteauneuf-sur-Sarthe)'', 2012</ref>{{,}}<ref name="cport-1965" />{{,}}<ref>Mairie de Châteauneuf-sur-Sarthe, ''Le patrimoine remarquable'', octobre 2018</ref>. | Éléments du patrimoine : [[Liste des églises et chapelles de Maine-et-Loire|église]] Notre-Dame de Séronne (inscrite MH) du {{XIIs}}, la tour du château à motte (vestiges de l'ancien château féodal construit au {{XIIe}}), les châteaux des Briostières et de la Verrouillère, le manoir de la Verrouillère, les fours à chaux, l'ancienne minoterie, l'écluse avec maison éclusière<ref>Ministère de la Culture, ''Base Mérimée (Châteauneuf-sur-Sarthe)'', 2012</ref>{{,}}<ref name="cport-1965" />{{,}}<ref>Mairie de Châteauneuf-sur-Sarthe, ''Le patrimoine remarquable'', octobre 2018</ref>. Face à la mairie se trouve une statue de Robert le Fort, conte d'Anjou mort à proximité en 866, qui surplombe le monument aux morts de la commune érigé à l'origine pour les victimes de la guerre franco-prussienne de [[1870]]<ref>Pierre-Louis Augereau, ''Anjou insolite et secret'', coll. ''Le guide écrit par les habitants'', Éditions Jonglez (Versailles), 2025, p. 15</ref>. | ||
L'établissement de moulins à Châteauneuf remonte probablement à la fondation du bourg au {{XIIs}}. À la fin du Moyen Âge, deux lignes de moulins sont attestées : un premier ensemble, dit les moulins de Châteauneuf, composé de trois moulins à blé à l'emplacement de l'actuelle minoterie, et un second, dit les moulins du Boys, implanté en amont de l'actuelle rue du Liage se composant d'un moulin à blé, d'un moulin à drap et d'un moulin à tan. Ce dernier ensemble disparaît avant le début du {{XVIIIs}}. Au milieu du {{XIXe}}, trois autres moulins sont mentionnés : un moulin à broyer actionné au moyen d'un cheval dans le bourg, un moulin à vent (sur pivot de bois, dit à chandelier) et un moulin à énergie mixte, vapeur et vent, destiné à broyer de la farine<ref>Région Pays de la Loire Inventaire général et Département de Maine-et-Loire Conservation du patrimoine (Christian Cussonneau, Camille Deslandes, Ronan Durandière), ''Base Gertrude - Les moulins de la commune de Châteauneuf-sur-Sarthe (IA49010196)'', 2006</ref>. | L'établissement de moulins à Châteauneuf remonte probablement à la fondation du bourg au {{XIIs}}. À la fin du Moyen Âge, deux lignes de moulins sont attestées : un premier ensemble, dit les moulins de Châteauneuf, composé de trois moulins à blé à l'emplacement de l'actuelle minoterie, et un second, dit les moulins du Boys, implanté en amont de l'actuelle rue du Liage se composant d'un moulin à blé, d'un moulin à drap et d'un moulin à tan. Ce dernier ensemble disparaît avant le début du {{XVIIIs}}. Au milieu du {{XIXe}}, trois autres moulins sont mentionnés : un moulin à broyer actionné au moyen d'un cheval dans le bourg, un moulin à vent (sur pivot de bois, dit à chandelier) et un moulin à énergie mixte, vapeur et vent, destiné à broyer de la farine<ref>Région Pays de la Loire Inventaire général et Département de Maine-et-Loire Conservation du patrimoine (Christian Cussonneau, Camille Deslandes, Ronan Durandière), ''Base Gertrude - Les moulins de la commune de Châteauneuf-sur-Sarthe (IA49010196)'', 2006</ref>. | ||